Trois Tours et puis s'en va

Trois Tours et puis s'en va
Par Eurosport

Le 10/10/2005 à 09:00Mis à jour

Pour sa dernière course sous le maillot de la T-Mobile, l'Allemand Erik Zabel a remporté pour la 3e fois de sa carrière la classique Paris-Tours, dimanche. Au terme des 253,5 km, il devance au sprint sur l'Avenue de Grammont l'Italien Daniele Bennati (Lam

Trois hommes en fuyards

A 11h, à Saint-Arnoult-en-Yvelines, tous les coureurs franchissent le "kilomètre 0". Trente-neuf d'entre eux avaient été préalablement contrôlés et jugés aptes pour la course. Les premiers hectomètres de course sont souvent propices aux tentatives d'échappés. Paris-Tours ne déroge pas à la règle. Ne dit-on pas d'ailleurs que l'avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt ? C'est d'ailleurs un presque homonyme de l'adage, le Français Benjamin Levécot (RAGT), qui se signale dès le septième kilomètre.

Au fil des kilomètres, l'écart se stabilise, autour des cinq minutes (km 150), puis se réduit comme peau de chagrin. Au sein du peloton, on semble comprendre que les trois hommes de tête seront repris bien avant l'arrivée. Une façon d'éviter un final comme celui de l'an dernier où Erik Dekker (Rabobank), absent cette année en raison d'une clavicule opérée, avait tiré profit du retour des poursuivants près de l'arrivée pour s'imposer.

Zabel, la belle sortie

A l'abord de la Côte de la Pagode, la première des quatre côtes finales, les trois hommes de tête ne comptent plus qu'une minute et quinze secondes. Bergès est le premier à se relever voyant qu'en ce dimanche ensoleillé, la messe est dite. Quelques hectomètres plus loin, ses deux compagnons d'échappée sont avalés par un peloton compact et désireux de mener la vie dure aux futurs fuyards.

La fin de course est néanmoins mouvementée. A 28 km de la ligne d'arrivée, le Belge Stijn Devolder (Discovery Channel) choisit la côte de Crochu pour dynamiter tout ça. Le Belge est rapidement rejoint par son compatriote Philippe Gilbert (Fdjeux) et les deux hommes décident de s'entendre. Leur avance maximum (une minute) atteint son acmé à 15 km de l'avenue de Grammont, soit 18 de l'arrivée. Deux kilomètres plus tard, Gilbert se loupe sur un rond-point et oblige Devolder à l'attendre, perdant de précieuses secondes. Des secondes qui leur manqueront dans la dernière ligne droite...

Un beau cadeau de départ pour Zabel

L'année prochaine, le triple vainqueur sur l'avenue de Grammont portera les couleurs de Milram, équipe italo-allemande, anciennement Domina Vacanze, qui comptera dans ses rangs la fusée Alessandro Petacchi. Sur le podium, Mario Kummer ne pense pas à cela et félicite le héros du jour. La T-Mobile avait souhaité la victoire avant le départ. A l'arrivée, le directeur sportif de la formation allemande passe finalement pour un visionnaire.

Zabel quitte T-Mobile de la plus belle des façons, grâce à cette troisième victoire sur Paris-Tours : "C'est un rêve qui est devenu réalité. Je voulais faire mes adieux à T-Mobile sur une victoire et je suis très heureux d'y être parvenu. Le sprint a été long et difficile, Bennati m'a mis en difficulté jusqu'au bout. C'est difficile de partir après 13 ans, c'est vrai. J'ai eu 12 années superbes, avec beaucoup de joie et de résultats. La dernière saison a été plus difficile, mais je ne regrette rien, j'ai aussi beaucoup appris cette saison". L'Allemand partage désormais le record du nombre de victoires sur l'épreuve avec les Belges Guido Reybroeck et Gustave Daneels. Chapeau M. Zabel !

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