Paul Seixas et les autres peuvent-ils faire mieux que la génération Julian Alaphillipe désormais partie à la retraite ?
Eurosport sur GoogleAvec le départ à la retraite de Julian Alaphilippe vendredi, c'est une immense page du cyclisme français qui s'est tournée, celle-ci suivant les départs, dans l'ordre de Thibaut Pinot, Romain Bardet et Arnaud Démare. À eux quatre, ils ont porté haut les couleurs tricolores sur les grands tours comme sur les Monuments. Faire à minima aussi bien sera un sacré défi pour Paul Seixas et les autres.
Quand Alaphilippe était sur le toit du monde : revivez son merveilleux doublé
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Pourquoi les a-t-on tant aimés ? Pour les émotions qu'ils ont fait naître en nous, d'abord. Pour leur talent, leur classe, leur courage et tout le reste ensuite mais aussi, peut-être, parce qu'ils ont montré au cyclisme tricolore qu'il pouvait relever la tête et se battre les yeux dans les yeux avec les meilleurs du monde. Julian Alaphilippe, le dernier des quatre mousquetaires à prendre sa retraite, fut même l'un deux. "Faites mieux", c'est en substance ce que pourraient dire ce dernier, Thibaut Pinot, Romain Bardet et Arnaud Démare à la nouvelle génération.
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Après les sacrifiés, ceux des années 2000 qui n'ont pas voulu, ou pas pu, goûter à la même potion que les autres, voir un coureur français se battre pour la victoire sur les plus grandes courses du monde était une exception. Il y eut bien Thomas Voeckler, Sylvain Chavanel et d'autres mais rien d'assez régulier pour ne pas constater que les Bleus ne jouaient plus tout à fait en première division.
Alaphilippe et les autres ont remis la France dans le jeu
Entre 2000 et 2013, la France, c'était deux podiums de Monuments (Chavanel, 2e du "Ronde" 2011 et Sébastien Turgot, 2e de Paris-Roubaix 2012) et un en grand tour (John Gadret, 3e du Giro 2011). Après, c'est deux titres mondiaux, deux Milan-Sanremo (Démare 2016 et Alaphilippe 2019), un Tour de Lombardie (Pinot 2018), 13 podiums de Monuments et quatre en grands tours. Le tout apporté à plus de 75% par le quatuor cité un peu plus haut.
Un ratio qui dit tout de la place qu'ont occupée "Alaf" et les autres dans le paysage du cyclisme tricolore. D'abord par leurs résultats mais aussi l'espoir qu'ils ont fait naître, un espoir déçu sur le Tour de France mais qu'importe serait-on presque tenté de dire, ensuite par leur personnalité symbolisée par le très généreux Alaphilippe. Mais si 23% à peine des résultats français sur les grandes courses depuis 13 ans ne leur doivent rien, c'est aussi parce qu'entre eux, la génération 1990-1992 et l'actuelle qui a semé tant de promesses, la France a connu un léger creux.
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Pinot : "Seixas est mature et prêt physiquement"
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Il y eut bien David Gaudu né en 1996 (4e du Tour 2022, 3e de Liège 2021), Valentin Madouas né la même année (3e du Tour des Flandres 2022) et encore Benoît Cosnefroy, un an plus vieux (Bretagne Classic 2021, GP de Québec 2022, Flèche Brabançonne 2024) mais aucun d'eux n'a tout à fait atteint ni le potentiel qu'on leur prêtait ni les résultats de leurs glorieux prédécesseurs. Après une période faste, la France est un peu rentrée dans le rang sans toutefois complètement dégringoler dans la hiérarchie. C'est d'une place beaucoup plus enviable que la nouvelle génération reprend le flambeau.
Faire mieux que les "anciens" serait un exploit
En quelques mois et un grand coup de balai, la "baby gen" française a déjà remis le "made in France" au goût du jour. Il y avait déjà Kevin Vauquelin (2001) sorte de lien vers les Romain Grégoire et Lenny Martinez (2003), Paul Magnier (2004) et surtout Paul Seixas (2006). Pour ces quatre-là, tous les espoirs sont permis, même les plus grands. Pour eux, on pense à Sanremo, aux Flandres, à Roubaix, à Liège, à la Lombardie, au Giro, à la Vuelta mais aussi évidemment au Tour de France. Pourront-ils faire mieux que la "génération Alaphilippe" ? Ce serait, qu'importe le potentiel et les promesses, un authentique exploit.
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Bienvenue dans le grand bain : Seixas, résumé d'un plongeon réussi
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Quand le double champion du monde faisait rêver la France, Seixas était un adolescent, quand Thibaut Pinot et Romain Bardet se battaient pour remporter le Tour, Lenny Martinez était en âge de s'identifier. Avoir pu les côtoyer dans le peloton, et de plus près encore pour Grégoire et Martinez avec Pinot, fut évidemment très important pour tous ces gamins. Le flambeau brûle encore très bien, le voilà totalement entre leurs mains.
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