Strade Bianche 2026 | Et maintenant, les Strade : Paul Seixas a-t-il aussi ça dans sa palette ?

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Ce Samedi, Paul Seixas (Decathlon-CMA CGM) va découvrir ce que certains aimeraient appeler le sixième Monument. Les Strade Bianche ne ressemblent à rien de ce qu'il a connu dans sa courte, et déjà si prometteuse, carrière professionnelle. En un peu plus de douze mois, Seixas a déjà montré qu'il disposait d'une palette large mais cette course et ses chemins blancs en font-ils aussi partie ?

Seixas : "Deuxième derrière Pogacar, ce serait magnifique"

Video credit: Eurosport

Fallait-il être, au choix, surpris, impressionné, époustouflé ou déjà blasé de la performance de Paul Seixas sur la Faun-Ardèche Classic le weekend dernier ? Habitué des solos de Tadej Pogacar ou Mathieu Van der Poel, le cyclisme en a peut-être pris pour une décennie avec le Français, vainqueur si facile d'une très belle course de début de saison que son numéro animait déjà des débats sans nuance où il fallait être, au choix, tout noir ou tout blanc. Le voilà à l'aune d'une nouvelle question avec les Strade Bianche qu'il découvrira ce samedi.
Qui peut bien imaginer que Paul Seixas se plantera dans les grandes largeurs sur les magnifiques routes de Toscane, à l'ombre des cyprès qui entourent les chemins blancs et vous guident toujours plus vers l'enfer ? Le gamin de 19 ans et quelques mois, sans transformer tout à fait tout ce qu'il touche en or, en fait toujours quelque chose de beau. En tout cas jusqu'ici et bien malin celui qui se sent capable d'affirmer quand son véritable premier échec surviendra. Peut-être sera-ce le Tour de France puisqu'on, ou plutôt L'Équipe, lui prête des envies de juillet. En attendant la chaleur de l'été et sa folie médiatique, c'est une autre forme de chaos qui l'attend en Italie.

Seixas, ancien amoureux du cyclo-cross 

Au départ de Sienne, Seixas ne sera pas la dernière des curiosités. Il y aura bien sûr Isaac Del Toro dont on se demande bien jusqu'où il pourra accompagner Tadej Pogacar qui s'amuse presque autant sur les routes toscanes que sur celles de Lombardie dont il a fait son royaume. Il y aura aussi Wout van Aert et Tom Pidcock dont on espère sans trop y croire, surtout pour le premier, qu'ils puissent suivre ce bourreau qui les tourmente sur les chemins blancs, autant que sur les pavés du Nord ou les grands cols du Tour de France. Mais parmi eux, Seixas ne fait pas tâche, tout au contraire. 
Ancien amoureux du cyclo-cross, dont il fut champion de France juniors en 2024, Seixas ne peut être catalogué "nouveau Van der Poel" mais est techniquement armé pour affronter les chemins blancs, sorte d'examen de passage dans le domaine du pilotage autant que le sont les pavés de Paris-Roubaix dont il devrait se tenir éloigné, eu égard à son gabarit, ce qui vous l'aurez noté n'a pas gêné Pogacar en 2025 mais le Slovène est seul dans sa catégorie, au moins pour l'instant. La longueur des secteurs empierrés (jusqu'à 11,9 kilomètres), l'enchaînement de montées et de descentes, comme sur le Monte Sainte Marie, les rendent terriblement piégeux. Parlez-en à Remco Evenepoel, naufragé sur ces routes sur le Giro 2021… 

Une course de grimpeur les Strade Bianche ? 

"J’ai de très bons souvenirs sur les Strade Bianche, mais avec le nouveau parcours, c’est devenu une course pour les grimpeurs", disait l'an dernier Mathieu Van der Poel, vainqueur de l'épreuve à une époque (2021) où la course comptait moins de kilomètres (181 contre 203 cette année et 213 en 2025) et surtout moins de dénivelé positif. Course de grimpeurs les Strade ? Peut-être et ça ne déplaira pas à Seixas qui a prouvé samedi en Ardèche que le style rouleau-compresseur lui allait bien. En Toscane, il faudra endurer mille sévices dont la si terrible Via Caterina, rampe finale vers le paradis que constitue la magnifique Piazza del Campo, non pour sa beauté mais bien car la ligne d'arrivée y est tracée.  
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Seixas, challenger n°1 ? "J'ai peur de voir Del Toro et Pogacar se relayer pendant 60 bornes"

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La course d'usure qui devrait se mettre en place tant que Pogacar ne se sera pas isolé en tête devrait lui aller comme un gant. Être bien placé, enchaîner les efforts, Seixas a montré qu'il savait faire. Peut-être manque-t-il encore un peu de punch mais la longueur de ce qui est demandé successivement sur les Strade Bianche ressemble effectivement plutôt à une filière de grimpeurs. Pour résumer, les 11,5 km du Monte Sainte Marie devraient convenir à Seixas, les murs que constituent le Tofle ou le Colle Pinzuto peut-être un peu moins. Peut-être car avec Seixas, on prend toujours le risque d'être surpris, impressionné et parfois époustouflé.
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