Tour Auvergne - Rhône-Alpes 2026 I Il n'y a pas que Paul Seixas : L’autre attraction, c’est Wout van Aert

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Paul Seixas n’est pas le seul à faire un retour très attendu sur le Tour Auvergne - Rhône-Alpes à partir de dimanche. C’est aussi la course de reprise de Wout van Aert. Le Belge attire naturellement les regards, encore davantage après sa victoire d’une vie sur Paris-Roubaix, point d’orgue d’un printemps flamboyant. Mais la suite de son année peut aussi être rayonnante.

"Seixas est capable de faire du 'presque-Pogacar'"

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Au fond, sa saison est déjà réussie. C’était même un aboutissement de carrière pour Wout van Aert quand, le 12 avril dernier, il avait devancé Tadej Pogacar au sprint et remporté son premier Paris-Roubaix. La libération après laquelle le coureur belge courait depuis tant d’années, la victoire dont il avait rêvé toute sa vie. Il y avait un avant. Maintenant, il peut vivre l’après en toute sérénité. Mais certainement pas sans ambition.
Son sacre éclatant sur le vélodrome roubaisien a confirmé son reclassement sur l’échiquier du cyclisme mondial. Il y avait eu les prémices de son retour au premier plan l’été dernier, déjà dans un duel de haute volée remporté face à Pogacar sur la Butte Montmartre, pour un succès de prestige sur les Champs-Elysées. Une renaissance après des longs mois de doutes, confirmée à l’aube du printemps avec un podium sur Milan-Sanremo qui annonçait déjà un rôle majeur sur Paris-Roubaix.
Les crevaisons sur les pavés ne l’ont pas empêché de briser la malédiction. C’est désormais un autre homme. Mais il n’est pas rassasié. Le mois dernier, van Aert a surpris son monde en s’alignant sur la Marly Grav Race, une course de gravel au Pays-Bas comptant pour le calendrier UCI. Il y a placé une attaque dont il a le secret, à 22 kilomètres de l’arrivée, pour s’imposer devant tous les spécialistes de la discipline. Et confirmer son appétit de victoires, quel que soit le terrain.
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Van Aert, un sprint de mammouth pour la gloire

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La route va lui offrir de multiples occasions de l’assouvir. Car le menu de sa deuxième moitié de saison est particulièrement copieux. Van Aert a commencé à l’assaisonner à sa manière. Cette semaine, il est allé reconnaître le tracé du circuit de Brasschaat, où se dérouleront les prochains de championnat de Belgique. Histoire de marquer son territoire pour tenter de décrocher un deuxième titre national sur la course en ligne le 28 juin prochain, après celui acquis en 2020.

Un acteur majeur

Mais avant, il y aura un apéritif savoureux sur le Tour Auvergne – Rhône-Alpes. En l’absence du podium de la saison passée (Pogacar, Jonas Vingegaard et Florian Lipowitz), les feux des projecteurs seront encore davantage braqués sur Paul Seixas. Le prodige du cyclisme français effectue lui aussi sa première course après un printemps brillant. La première, aussi, depuis l’annonce de sa participation au prochain Tour de France. Le Lyonnais va fatalement vampiriser l’attention.
Mais l’autre attraction, c’est bien van Aert. C’est un statut naturel chez le Belge, mais son retour à la compétition sur route après sa consécration à Roubaix lui donne encore une autre dimension. Et si le parcours est parfaitement taillé pour Seixas dans l’optique du classement général, il laissera plusieurs opportunités de briller au coureur de la Visma – Lease a bike d’être l’un des acteurs majeurs de la course.
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Domination, obsession et décontraction

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Peut-être dès lundi, sur une 2e étape favorable à une échappée fleuve avant l’arrivée au Puy-en-Velay. Probablement mardi, sur un contre-la-montre par équipes où la Visma, composée de nombreux coureurs qui devraient participer au Tout de France (van Aert, Matteo Jorgenson, Bruno Armirail, Edoardo Affini, Ben Tullett, Per Strand Hagenes) passera un test grandeur nature avant le chrono de Barcelone sur la Grande Boucle. Et pourquoi pas sur les 4e et 5e étapes, qui pourraient sourire aux sprinters.
Un programme varié, parfait pour tester ses sensations après une coupure de deux mois sur route. Ce printemps radieux, van Aert s’en souviendra toute sa vie, mais il est désormais derrière lui. L’heure est venue de donner le ton d’un été qui verra le Belge sur la Grande Boucle puis le Tour d’Espagne, en attendant probablement les championnats du monde au mois de septembre. Avec une excitation légitime. WVA a montré trop de belles choses et offert trop d’émotions sur le début de l’année pour qu’il en soit autrement.
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