Nacer Bouhanni frappe un grand coup à San Javier, Thibaut Pinot perd gros au général

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TOUR D'ESPAGNE - Nacer Bouhanni a remporté jeudi au sprint la 6e étape de la Vuelta à San Javier. Le sprinteur de la Cofidis, qui signe sa première victoire sur un grand tour depuis 2014, a devancé Danny van Poppel (Lotto-NL Jumbo) et Elia Viviani (Quick-Step). Piégé dans une bordure dans le final, Thibaut Pinot (FDJ) a lui perdu beaucoup de temps, tout comme Wilco Kelderman (Sunweb).

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Crédit: Eurosport

Quatre ans plus tard, Nacer Bouhanni retrouve le chemin du succès sur un grand tour ! Au terme d'une fin d'étape complètement folle marquée par les bordures, le sprinteur de la Cofidis a enfin retrouvé le sourire en remportant la 6e étape de la Vuelta. Lucide, le Vosgien a parfaitement manoeuvré pour devancer Danny Van Poppel (Lotto NL-Jumbo) et Elia Viviani (Quick-Step Floors) et s'offrir son sixième succès de la saison. De loin le plus beau. Piégés par les bordures, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) et Wilco Kelderman (Sunweb) sont les grands perdants du jour.

Bouhanni, le sprint parfait

Il ne faut jamais l'enterrer. A l'agonie mercredi, Bouhanni a réagi de la meilleure des manières ce jeudi en s'arrachant pour survivre aux coups de bordures des vingt derniers kilomètres, même privé de la grande majorité de ses équipiers, pour s'offrir la chance de disputer un nouveau sprint. Deuxième de la 3e étape, le Français voulait sa revanche avec les cadors. Elia Viviani ? Le champion d'Italie était mal placé et a réagi trop tard (3e). Trentin ? Il a lancé trop tôt et la (légère) vague du Vosgien l'a définitivement ralenti (4e). Van Poppel ? Il n'a jamais pu remonter (2e).
Calé dans la roue du champion d'Europe, Bouhanni a attendu les 250 derniers mètres pour déboiter et s'offrir son premier succès d'envergure depuis juin 2016 et la 1re étape du Dauphiné. Un renouveau acquis devant un plateau certes moins clinquant qu'au Tour de France mais largement digne du World Tour avec le champion d'Europe (Trentin), le champion du monde (Sagan) ou encore l'homme qui gagne le plus cette année (Viviani). Un vrai succès de référence qui compense avec la journée compliquée de certains Français.

Quasi des adieux à la victoire finale

Car tout n'a pas été facile pour le peloton ce jeudi. Après 120 kilomètres disputés sur un train de sénateur (34km/h de moyenne) et une échappée de trois coureurs (Richie Porte, Jorge Cubero et Luis Angel Mate) reprise à 29km de l'arrivée, la folie s'est emparée de cette 6e étape de la Vuelta. Comme attendu, le vent a joué son rôle dans le final, avec des bourrasques soufflant de côté qui a éparpillé le peloton. D'abord en raison d'une chute violente qui a notamment envoyé au sol Fabio Felline (Trek-Segafredo) puis lorsque la Bora-Hansgrohe et la Quick-Step Floors ont embrayé. Très vite réduit à une quarantaine d'unités, tous étaient présent à l'avant. Enfin presque.
Seul leader piégé, Thibaut Pinot a confirmé ses difficultés dans ces étapes piégeuses. Le grimpeur français, mal placé, a vite compris que la journée serait délicate. La crevaison malheureuse de Wilco Kelderman à 19km l'aura sauvé d'un débours encore plus important, le Néerlandais ayant fait rouler six équipiers pour limiter la casse : 1'44'' de retard à San Javier, c'est déjà énorme pour les deux hommes. Dans une Vuelta habituée à se jouer à coup de secondes, le retard paraît déjà rédhibitoire dans la course à la victoire finale. Voilà Pinot à 3'08'' de Molard, courageux pour sauver son maillot rouge. La Groupama-FDJ n'aura pas tout perdu.
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