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Tour d'Espagne : Avec plaisir, Kwiatkowski prend du rab en rouge
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Publié 28/08/2018 à 20:10 GMT+2
VUELTA 2018 - Après sa prise de pouvoir dimanche, Michal Kwiatkowski (Sky) pensait-il trôner encore en rouge après la première arrivée en altitude ? Pas sûr. Le Polonais se prend désormais au jeu et attend que ses adversaires le mettent "sous pression".
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"Comme sur n'importe quelle course, vous cherchez à tenir le plus longtemps possible. […] Je vais essayer de résister tant que je peux mais je n'ai aucune idée de combien de temps ça peut durer". Avant la quatrième étape de la Vuelta, "le premier point de passage en montagne" selon lui, Michal Kwiatkowski était clair : pas question de ne pas se battre pour conserver le maillot rouge.
Un peu plus de 160 kilomètres plus loin et après quelques heures de vélo en plus, le vainqueur de Milan-San Remo (2017), de l'Amstel Gold Race (2015) et des Mondiaux (2014) campe toujours en tête du classement général du Tour d'Espagne. Et même s'il a perdu 27 secondes sur Yates, 25 sur Buchmann, 8 sur Lopez et 2 sur Valverde, le Polonais n'a pas tremblé plus que cela. A peine a-t-il mis du temps à réagir quand Valverde a attaqué à deux kilomètres de l'arrivée. Si quelqu'un avait contré, nul ne sait ce qui serait advenu du maillot rouge de "Kwiatko" mais cette attaque n'est jamais venue.
Il n'est pas prêt à rendre les armes
"Dans les cinq derniers kilomètres, il y a eu beaucoup d'attaques de prétendants au général comme Buchmann et Simon Yates, a narré Kwiatkowski. Je suis resté sous contrôle et je suis content de conserver ce maillot". Un maillot qui ne tient plus qu'à un fil puisque Emanuel Buchmann pointe à sept secondes, Yates à dix et Valverde à 12. Oui mais les prochains jours seront plus calmes. Le leader de la Sky, que l'on a longtemps attendu sur les courses de trois semaines après sa 11e place sur le Tour 2013 à 23 ans, peut donc espérer rester en rouge jusqu'à dimanche et l'arrivée à La Covatilla.
A l'écouter, le Polonais n'est pas prêt à rendre les armes. Et encore moins à baisser les yeux. "Je ne suis pas le plus grand prétendant au général, assure-t-il. Il y a Quintana et d'autres qui doivent me mettre sous pression pour se débarrasser de moi mais ce n'est pas arrivé aujourd'hui". Kwiatkowski se permettrait donc de quasiment défier ses adversaires ? Est-il sûr de sa force à ce point-là ? Ou prend-il ce début de Vuelta comme en jeu en ayant consicence qu'il ne pourra plus, tôt ou tard, rivaliser avec les meilleurs ? Si l'on serait tenté de parler de la trajectoire de Geraint Thomas sur le dernier Tour de France, les qualités de grimpeurs des deux coureurs sont incomprabales et voir Kwiatkowski triompher sur cette Vuelta serait plus qu'une immense surprise.
Ce qui est sûr en revanche, c'est que le Polonais ne peut pas compter sur le grande équipe Sky comme on la connaît sur le Tour de France. Dans la dernière ascension du jour, il s'est retrouvé isolé au milieu de ses rivaux. Pas de De La Cruz, d'Henao ou de Geoghegan Hart pour le soutenir. "Les deux derniers jours étaient vraiment très durs et les gars ont fait un gros travail. Ce genre de situation arrive", a relativisé le champion du monde 2014. "C'est déjà bien pour Kwiatkowski de conserver le maillot aujourd'hui, pense de son côté notre consultant David Moncoutié. […] Quand ça va monter plus fort, ça va être compliqué pour lui". Rendez-vous dimanche à La Covatilla.
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