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Tour d'Espagne - Simon Yates : "On ne peut pas dire que je suis dominateur"
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Publié 08/09/2018 à 20:11 GMT+2
TOUR D'ESPAGNE – Vainqueur de la 14e étape, Simon Yates (Mitchelton-Scott) a récupéré le maillot de leader qu'il avait lâché jeudi. Ce samedi, il a été le plus malin pour dompter les pentes terribles de Les Praeres mais le Birtannique ne se considère pas comme le coureur le plus fort de cette Vuelta.
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"Je suis resté calme et j’ai attendu mon moment." Si les adversaires de Simon Yates, Nairo Quintana, Miguel Angel Lopez et Alejandro Valverde notamment, ne s'attendaient pas à voir le Britannique placer l'attaque décisive dans le dernier kilomètre de la montée vers Les Praeres, on peut les comprendre. Pendant l'essentiel de l'ultime ascension du jour, le leader de la Mitchelton-Scott a paru le plus souvent sur la défensive, préférant répondre aux attaques successives de ses adversaires que de prendre des risques. "Je ne connaissais pas l’ascension finale, a-t-il avoué après l'arrivée. J’avais seulement vu une vidéo et quelques photos ce matin. J’ai couru de manière prudente parce que je ne savais pas à quel point cela allait devenir pentu et étroit."
Yates le plus prudent
Inédite sur le Tour d'Espagne, la montée vers Les Praeres a dû en surprendre plus d'un. Si chacun était prévenu de la difficulté des quatre derniers kilomètres, certains comme Pinot ou Kruijswijk n'ont pas hésité à accélérer dès le pied. Nairo Quintana et Miguel Angel Lopez se sont, eux, fait piéger par un replat qui a permis à leurs adversaires de revenir. Yates, lui, a fait mouche sur sa première banderille. "Movistar avait l’avantage du nombre et ça m’a mis un peu de pression mais j’ai fait ma course et j’ai choisi mon moment pour y aller, assure-t-il. Je ne me suis pas retourné jusqu’au moment où ça montait un peu moins et j'ai vu que j'avais de l'avance."
Peu d'avance. Car si Yates a accéléré au bon moment pour remporter l'étape et reprendre le maillot rouge, il n'a pas, de fait, créé d'écart important. Valverde et Lopez n'ont terminé qu'à deux secondes, Pinot à cinq et Quintana à onze. "On ne peut pas dire que je suis dominateur, calme Yates. Il y a eu une seule arrivée au sommet d’une longue ascension (La Covatilla) et les écarts sont toujours faibles."
Une autre Vuelta commence
Yates se projette dorénavant vers une "autre" Vuelta. Après une majorité d'ascension finale pour puncheurs, le Tour d'Espagne va désormais offrir la part belle aux purs grimpeurs. A commencer par dimanche. "Demain (aux Lacs de Covadonga), c’est un effort différent, rappelle le maillot rouge. Je préfère les ascensions plus longues, sur une montée comme aujourd’hui tu es toujours à la limite. Si j’ai les mêmes jambes demain je serai content." Viendront ensuite la journée de repos puis le contre-la-montre de 32 kilomètres mardi et enfin trois étapes de montagne jusqu'à Madrid. Une grosse semaine pour devenir réellement dominateur ?
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