Quarante-neuf jours après sa frustrante 2e place sur le Tour de France, Primoz Roglic (Jumbo-Visma) a remporté la Vuelta ce dimanche, à l’issue d’une 18e et dernière étape remportée au sprint par Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe). Le Slovène avait fait le plus dur, la veille, en conservant 24 secondes d’avance sur Richard Carapaz à l’Alto de la Covatilla. Il ne lui restait plus qu’à finir sans encombre, lors de la traditionnelle dernière journée dans les rues planes de Madrid. La chose est faite. Le voilà vainqueur du Tour d’Espagne. Pour la deuxième année consécutive.

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Premier coureur à conserver son titre sur la Vuelta depuis Roberto Heras (2003, 2004, 2005), Roglic s’impose avec 24’’ d’avance sur Richard Carapaz (INEOS Grenadiers) et 1’15’’ sur Hugh Carthy (EF). Un écart minime, encore plus faible que celui entre les deux premiers du Tour (59’’ entre Pogacar et Roglic) et du Giro (29’’ entre Geoghan Hart et Hindley). Mais pas de quoi envisager une ultime tentative de coup d’état de la part du dauphin Carapaz. Cette dernière journée ne s’y prêtait pas, question de profil (pas la moindre ascension) et de coutume. L’heure était déjà aux célébrations.

Un demi-boyau mais un immense bonheur : le sprint victorieux d'Ackermann

Valverde pas inquiété pour son top 10

Le début d’étape, sur un train de sénateur, a permis aux héros de poser pour les traditionnelles photos souvenirs. La course, longue de 139,5 kilomètres, ne s’est décantée qu’à l’entrée du circuit final. Tim Wellens (Lotto-Soudal), Jonathan Lastra (Caja Rural) et Willie Smit (Burgos-BH) ont constitué la première échappée à 31 kilomètres du but. Sept kilomètres plus loin, Lastra a été remplacé par Gonzalo Serrano au sein de l’échappée. Ce trio a privé le peloton des bonifications du sprint intermédiaire. Et de l’opportunité pour Aleksandr Vlasov (Astana) de combler ses deux secondes de retard sur la 10e place d’Alejandro Valverde (Movistar), parvenu donc à signer un top 10 malgré ses 40 ans.

Les fuyards ont logiquement été repris à l’entame du dernier tour, à 6 kilomètres du but, par Rémi Cavagna (Deceuninck-Quick Step), élu super-combatif de la Vuelta. Tout s’est joué au sprint, comme prévu. Parfaitement emmené par ses équipiers, Ackermann, déjà vainqueur lors de la 9e étape, s’est imposé devant Sam Bennett (Bora-Hansgroh), deuxième comme l’an dernier à Madrid. Il a fallu attendre quelques minutes et la photo-finish pour les départager. Mais l’Allemand était bien le vainqueur, pour un boyau. Du suspense jusqu'au bout, donc. A l’image de cette Vuelta. Et de cette saison, qui a finalement pu arriver à son terme, en ce 8 novembre, malgré le contexte sanitaire.

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