Tour d'Espagne - Sam Bennett finalement déclassé, Pascal Ackermann vainqueur

TOUR D'ESPAGNE - Sam Bennet (Deceuninck-Quick Step) pensait avoir fait le plus dur en écrsant la concurrence à l'arrivée de la 9e étape mais l'Irlandais a été délcassé pour un coup d'épaule à Emīls Liepiņš (Trek-Segafredo) dans le dernier kilomètre. Pascal Ackermann (Bora-Hansgrohe) en profite pour décrocher son premier succès sur la Vuelta.

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Crédit: Eurosport

Sam Bennett était le plus fort mais Sam Bennett a fauté. Alors que l’Irlandais de la Deceuninck-Quick Step pensait avoir décroché le 50e succès de sa carrière, en devançant au sprint Pascal Ackermann à Aguilar de Campoo, le maillot vert du dernier Tour de France a finalement été logiquement sanctionné par un coup d'épaule et un écart dans le dernier kilomètre. La victoire revient donc à l’Allemand de la Bora-Hansgrohe, qui devance Gerben Thijssen (Lotto-Soudal) et Max Kanter (Sunweb). Journée tranquille pour Richard Carapaz (INEOS Grenadiers), qui conserve son maillot rouge de leader.
Au départ de Castrillo de Val, personne ne semblait vraiment désireux de prendre l’échappée matinale et ce sont finalement deux coureurs d’équipes espagnoles invitées, Juan Felipe Osorio (Burgos-BH) et Aritz Bagues (Caja Rural-RGA), qui se sont dévoués. Mais les deux hommes, qui ont compté plus de 5 minutes d’avance sur le peloton, ont dû trouver le temps long en tête de course, avec plus de 130 kilomètres seuls à l’avant, sans jamais avoir le moindre espoir de remporter l’étape. Les sprinteurs n’ont que peu d’occasions et il n’était pas question de laisser passer une aussi belle opportunité, au terme d’une journée tranquille dont tous les coureurs avaient besoin après un début de Vuelta très rapide.

Un mauvais réflexe et Bennett a fauté

Après avoir roulé toute la journée à une allure plus que modéré, la lutte a finalement débuté à 6km de l’arrivée, lorsque les Lotto-Soudal ont étiré le peloton, vite relayé par les Bora-Hansgrohe. Pas de signe alors des Deceuninck-Quick Step. Une erreur ? Loin de là puisque la formation belge a laissé la Bora-Hansgrohe se fatiguer fans le vent de face alors que Sam Bennett était tranquillement au chaud. Du moins, jusqu’à l’arrivée d’Emil Liepins. Le coureur letton a tenté de s’insérer dans le train des Deceuninck-Quick Step, juste devant Sam Bennett mais l’Irlandais ne s’est pas laissé faire. Pour garder sa place, Bennett a repoussé Liepins de la tête d’un geste un peu inutile que les commissaires ne se sont pas gênés de sanctionner.
Pourtant, comme à Ejea de los Caballeros, l’Irlandais de la Deceuninck-Quick Step s’était montré le plus rapide dans l’emballage final, en déboitant Pascal Ackermann dans les 150 derniers mètres. Mais c’est bien l’Allemand, un peu juste sur la route, qui est finalement déclaré vainqueur de cette 9e étape et qui s’offre ainsi sa 7e victoire de la saison, sa première sur le Tour d’Espagne.
En devançant les jeunes Gerben Thijssen (Lotto-Soudal) et Max Kanter (Sunweb), Ackermann offre également à la Bora-Hansgrohe le “Grand Chelem” des étapes, en devenant la deuxième formation après les EF Pro Cycling à gagner sur les trois Grands Tours en 2020. Les favoris, eux, ont connu une journée sans incident, même Primoz Roglic, qui a pourtant crevé à 13km de l’arrivée. Bien avant que la bagarre soit lancée, bien avant la faute de Sam Bennett.
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