Samedi 20 août - 2e étape : 's-Hertogenbosch – Utrecht (175,1km)

Quand un Grand Tour débute aux Pays-Bas, et encore plus à Utrecht, la question du vent et des bordures se pose forcément. Un grimpeur peut tout à fait y perdre le général dès les premiers jours, demandez donc à Nairo Quintana (piégé sur le Tour 2015).
Tour d'Espagne
C'était le "Remco show" : Comment Evenepoel a remporté la Vuelta
14/09/2022 À 10:48
Encore une fois, l’étape sera globalement plate, malgré le premier grimpeur de l’épreuve, et devrait sourire aux sprinteurs mais il faudra se méfier du potentiel vent. Même si le tracé ne traverse pas la Zélande comme sur le Tour 2015, la route entre 's-Hertogenbosch et Utrecht sera particulièrement exposée. Le risque qu’il ne s’y passe rien, comme sur le Grand Belt au Danemark sur le Tour, existe. Mais si le vent venait à souffler…
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Jeudi 25 août – 6e étape : Bilbao - Ascensión al Pico Jano (181,2km)

Après un départ dans les plaines des Pays-Bas puis un retour en Espagne via les courtes bosses du Pays Basque, la Vuelta met le cap sur la montagne et sur la Cantabrie avec la première des huit arrivées au sommet de l’épreuve, le Pico Jano (1re cat). Pas la plus difficile (12,6km à 6,5%), mais une montée inédite et irrégulière. La première partie d’ascension dépasse les 8,5% de moyenne, avec des passages à 12%, avant un replat à mi-pente et une seconde partie de montée un peu plus roulante (6,5%). Mais avec l’ascension au préalable de la Collada de Brenes (1re cat, 6,8km à 8,2%), cela offrira un vrai premier terrain de jeu aux grimpeurs et aux favoris. On en saura déjà plus sur la forme de chacun.
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Dimanche 28 août – 9e étape : Villaviciosa - Les Praeres (171,4km)

C’est LA montée "Vueltaesque" de cette 77e édition. Un mur comme seul le Tour d’Espagne est capable d’en proposer. Une arrivée indécente de 3,9km à 12,9%, avec des passages à plus de 24% (!) sur une route étroite et au rendement loin d’être parfait, une horreur qu’avait domptée Simon Yates en 2018 lors du seul et unique passage de la Vuelta sur ces routes infernales. Il sera impossible de se cacher sur cette ascension asturienne si particulière. Un Evenepoel pourra t-il s’en sortir ? Troisième de l’étape en 2018, Valverde sera-t-il capable d’y signer un ultime coup d’éclat ? Si les écarts n’y seront pas forcément rédhibitoires (ils étaient 7 à se tenir en 19'' et 14 en 56''), le spectacle sera, lui, forcément au rendez-vous.
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Mardi 30 août – 10e étape : Elche – Alicante (30,9km, clm individuel)

Les grimpeurs cauchemardent en pensant à cette étape et c’est bien la seule qui leur donne de telles sueurs froides. Pour la 2e fois seulement sur les sept dernières éditions, les organisateurs de la Vuelta ont décidé de placer le traditionnel contre-la-montre individuel en deuxième semaine. Une belle occasion de complètement bouleverser le général, d’autant que le tracé de ce chrono sera complètement plat. Les 30,9 kilomètres entre Elche et Alicante seront même "descendants" pendant 26km (de 86m d’altitude à 0) avant un final un peu bosselé (800m à 5,1%) dans la capitale de la province homonyne. Une journée évidemment favorable aux rouleurs et où les grimpeurs devront limiter la casse. Encore plus si le vent décide de souffler sur ce tracé en bord de mer.
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Jeudi 1er septembre – 12e étape : Salobreña - Peñas Blancas (192,7km)

Nouvelle arrivée au sommet et nouvelle course de côte. Dans cette 12e étape, il faudra être patient avec plus de 170 kilomètres de plaine le long de la côte andalouse, avant d’arriver à Estepona au pied de la montée finale. La difficulté de l’ascension vers Peñas Blancas tient surtout dans sa longueur, avec 19km de montée. Mais la pente est assez régulière (6,7% de moyenne) et n’offre que rarement des pourcentages élevés (passages à 15% puis 14% dans les 7 premiers kilomètres tout de même). Déjà au programme en 2013, avec la victoire alors de Leopold König, elle avait vu 29 coureurs se tenir en moins d’une minute. Mais, parfois, les montées les plus "simples" sont celles qui font le plus d’écart.
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Dimanche 4 septembre – 15e étape : Martos - Sierra Nevada, Alto Hoya de la Mora (152,6km)

C’est LA plus grosse étape de montagne de cette 77e édition. L’étape-reine, sans aucun doute possible. Les coureurs ne seront pas en terrain inconnu, loin de là, avec ces classiques de la Sierra Nevada, mais en terrain hostile, certainement. Car le final est d’une brutalité sans nom. L’enchainement de l’Alto del Purche (1re cat) et de l’Alto Hoya de la Mora (Esp) est sans doute l’un des plus durs d’Espagne. La première ascension offre 9,1km à 7,6% avec de nombreux passages à plus de 10% (max 17%) alors que la deuxième, abordée par son versant le plus difficile, est constituée de 19,3km à 7,9%. Mais cette moyenne cache une première section de 5km à plus de 11%, avec un passage à 20% ! Le tout avant de rejoindre une arrivée située à 2 512m d’altitude, avec près de 8km d’ascension au-delà des 2 000m d’altitude… Si une journée doit créer de gros écarts, c’est sans doute celle-ci.
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Samedi 10 septembre – 20e étape : Moralzarzal - Puerto de Navacerrada (181km)

A la veille de l’arrivée à Madrid, sur le traditionnel circuit dans la capitale espagnole, les coureurs auront une dernière opportunité de renverser le classement général. Comme en 2015, lorsque Fabio Aru avait détrôné Tom Dumoulin, les organisateurs ont choisi de tracer la 20 étape dans les montagnes de Guadarrama. Si l’arrivée est tracée au Puerto de Navacerrada, celui-ci ne sera emprunté qu’à 147km de l’arrivée puisque le final empruntera l’enchaînement du Puerto de la Morcuera (9,4km à 6,9%) - où l'on retrouvera des bonifications au sommet - et du Puerto de Cotos (10,3km à 6,9%). Comme en 2015. Mais, cette fois, l’arrivée sera placée au Puerto de Navacerrada, après 7km de plat, sans la descente d’il y a 7 ans. Suffisant pour faire changer d’épaules le maillot "rojo" ?
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