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Vuelta 2023 | Remco Evenepoel n'est pas infaillible, et alors ?
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Publié 09/09/2023 à 20:26 GMT+2
Flamboyant dans la victoire, digne dans la défaite et magnifique dans la revanche, Remco Evenepoel a toutes les facettes du champion et celle entrevue entre vendredi et samedi, du Tourmalet à Larra-Belagua, n'est pas la moins importante. Pour la deuxième fois cette saison, il a vu un grand tour lui glisser entre les doigts, ce qui rappelle que même pour ces coureurs, l'échec est possible.
La grosse émotion : Evenepoel en larmes à l'arrivée
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Vingt-sept minutes et cinq secondes. Il a fallu attendre près d'une demi-heure vendredi pour voir arriver Remco Evenepoel au sommet du Tourmalet. L'étape-reine de la Vuelta fut le tombeau de ses ambitions bien sûr mais celle de son caractère de champion, certainement pas. Le Belge l'a avoué, il a pensé à abandonner vendredi soir dans la détresse d'une journée en enfer, sans doute la pire pour lui sur un vélo. C'est que jamais, dans sa courte carrière, il n'avait connu d'échec aussi spectaculaire. D'autres le font peut-être oublier mais ceux-ci font aussi partie de la carrière d'un coureur.
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Vuelta a España : Stage 13 : Remco arrives 27 minutes after Vingegaard
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Deux grands moments de l'histoire de Remco Evenepoel sur un vélo se sont écrits en l'espace de quarante-huit heures. L'adage a beau assurer qu'on ne retient que les vainqueurs, il ne peut plus se tromper car pour le Belge, il n'y aura pas de Larra-Belagua sans Tourmalet. Pour toujours, il a lié entre elles ces deux journées. Le récit de sa rédemption sera toujours accompagné par celui de son explosion de la veille, et vice-versa. Est-il devenu un plus grand coureur dans les Pyrénées ? L'avenir le dira. Un plus grand champion ? Sans aucun doute.
Vingegaard, Roglic et Pogacar sont des exceptions
Ces hommes, que la nature a doté d'attributs physiques exceptionnels et de qualités mentales non moins supérieures pour les exploiter, se nourrissent autant de leurs succès que de leurs revers. Si chuter de manière spectaculaire permet souvent d'attirer la sympathie sur vous, se relever avec la flamboyance affichée par Evenepoel ce samedi ne gâche rien. Au contraire.
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Evenepoel : "C'était juste une journée de merde"
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L'ennui pour le leader des Soudal-Quick Step, c'est que ses pairs, ceux qui ont mis les grands tours sous leur joug depuis plusieurs années, ne semblent jamais à court de jambes, jamais tout à fait en tout cas, jamais dans les proportions qu'il a connues en France vendredi. Un Jonas Vingegaard a invariablement terminé dans le Top 2 du Tour de France depuis son éclosion. Un Primoz Roglic a terminé dans le Top 4 de chaque grand tour disputé depuis 2018, hors ceux où il a chuté évidemment, et en a remporté quatre sur sept. Et Tadej Pogacar n'a tout simplement jamais connu une course de trois semaines sans podium. Evenepoel rejoindra peut-être un jour la caste de ceux qui ne flanchent jamais, ou pas. Lui a d’autres qualités, certaines d’ailleurs qui lui sont propres.
Fort heureusement, Evenepoel n’a pas abandonné
Tout ce beau monde a fait de l'exception une règle et occupe d'ailleurs, ce qui est tout sauf un hasard bien sûr, les premiers rôles sur la plus grande course du monde année après année. Mais même les meilleurs coureurs du monde peuvent connaître des jours sans, des immenses coups de bambou qui les font passer de dieux à mortels. Voyez, à moindre échelle, Tadej Pogacar dans l'étape de la Loze cette année, par exemple. L'incroyable solidité de quelques-uns ne doit surtout pas le faire oublier, sous peine de passer à côté de quelque chose de central dans le sport de niveau : tout y est possible.
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Evenepoel "très fier" d'avoir dépassé les "choses négatives" dans sa tête
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C'est en larmes que Remco Evenepoel a franchi la ligne en vainqueur sur la 14e étape. Dans ce flot, il y avait beaucoup de la déception de la veille, ce "pourquoi ?". Pourquoi a-t-il connu un tel coup moins de bien pour être de nouveau aérien 24 heures plus tard ? Et pourquoi sur l'étape-reine alors qu'il aurait pu passer inaperçu sur une autre journée ? Qu'importe au fond, les choses sont ainsi et en n'abandonnant pas, Remco Evenepoel a montré que même le pire des échecs n'était pas la fin de tout. La preuve avec sa victoire du jour.
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"J'ai fait la course parfaite", jure Bardet, battu par "beaucoup plus fort"
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