Vuelta 2024 | Nombreux prétendants, parcours exigeant : Un Tour d'Espagne ouvert comme rarement

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C'est à Lisbonne, ce samedi, que sera donné le Grand Départ de la 78e édition de la Vuelta. En l'absence de Tadej Pogacar et de ses principaux rivaux, la bataille pour le maillot rouge s'annonce particulièrement intéressante à suivre, tant les prétendants semblent nombreux. Quant au parcours, comme souvent très accidenté, il laisse augurer d'une course très ouverte et riche en envolées.

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Le partage, ce n'est pas son fort. Après avoir dévoré le Giro en mai, Tadej Pogacar a englouti le Tour de France en juillet, réalisant un doublé qui n'avait plus été vu depuis 26 ans. Auteur d'une saison 2024 exceptionnelle, le phénomène de Komenda ne remettra cependant pas le couvert à l'occasion de la Vuelta, dont le Grand Départ sera donné de Lisbonne ce samedi. Il n'y aura pas de triplé en vue, donc, pour le Slovène à l'insatiable appétit de victoires. Ce qui n'est pas pour nous déplaire. Car son absence permet d'espérer une course très ouverte du début à la fin.

Roglic, Kuss... et tant d'autres

Respectivement deuxième et troisième de la Grande Boucle, Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel ne seront pas non plus présents de l'autre côté des Pyrénées. En revanche, le quatrième "fantastique" du Tour 2024, lui, sera bien là. Expérimenté et escorté par une équipe compétitive (Daniel Felipe Martinez, Aleksandr Vlasov…), Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) postule logiquement à un nouveau sacre sur le Tour d'Espagne, lui qui a déjà remporté l'épreuve à trois reprises. Sa condition physique laisse toutefois planer un doute, puisqu'il avait quitté les routes du Tour après une chute survenue lors de la 12e étape.
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Le Slovène va devoir se méfier, parce qu'il sera loin d'être le seul à convoiter le maillot rouge. Cette précieuse tunique, Sepp Kuss (Visma | Lease a Bike) l'avait portée jusque sur le podium final l'an passé, décrochant ainsi la plus belle et inattendue victoire de sa carrière. Depuis, le grimpeur originaire du Colorado ne s'est pas franchement mis en évidence, lui qui est davantage habitué à servir les intérêts de ses leaders qu'à assouvir ses ambitions personnelles. Il a malgré tout promis de courir en "fier vainqueur sortant" et a déjà prouvé qu'il valait mieux ne pas le sous-estimer.
Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) n'a, de son côté, jamais remporté la Vuelta (2e en 2020). Le grimpeur équatorien aura néanmoins de très beaux atouts à faire valoir, a fortiori s'il est dans la même forme que lors de la troisième semaine du dernier Tour de France, dont il a terminé meilleur grimpeur. Enric Mas (Movistar) a beau être inconstant cette année, il a l'habitude de ne jamais décevoir sur son tour national. Mikel Landa (T-Rex Quick-Step), Ben O'Connor (Decathlon-AG2R La Mondiale) ou encore Mattias Skjelmose (Lidl-Trek) font également partie de la liste des prétendants. Au même titre qu'Adam Yates et Joao Almeida (UAE-Emirates), libérés de leurs obligations habituelles auprès de Pogacar.
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Adam Yates et Joao Almeida (UAE-Emirates), premier et deuxième de la 7e étape du Tour de Suisse 2024.

Crédit: Getty Images

Un terrain de jeu propice aux grandes envolées

Étant donné que les candidats au classement général sont nombreux et qu'aucun d'entre eux ne se détache véritablement en tant que favori, la bataille promet d'être haletante. Et ce d'autant plus que le Tour d'Espagne propose, comme à son habitude, un parcours qui ne peut qu'inciter à passer à l'offensive. Pas moins de neuf étapes de montagne sont recensées, avec notamment au programme l'ascension vers les lacs de Covadonga (16e étape), l'Alto de Moncalvillo (19e étape) et le Picon Blanco (20e étape). Sans oublier plusieurs "repechos", ces montées courtes et brutales positionnées juste avant l'arrivée, qui sont la marque de fabrique de la Vuelta.
Un terrain de jeu aussi accidenté, qui ne fait clairement pas le bonheur des sprinteurs, pousse à se lancer dans de grandes envolées. Frustrés d'avoir été trop souvent muselés pendant le Tour, les baroudeurs auront beaucoup plus de marge de manœuvre pour se lancer en quête de bouquets. Les équipes alignées sur le troisième grand tour de l'année n'ont en général ni les moyens, ni l'intention de verrouiller la course et d'annihiler la moindre échappée. Une bonne nouvelle, assurément, pour les coureurs les plus entreprenants.
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De Lisbonne à Madrid : le parcours de la Vuelta 2024

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Tant en raison de l'incertitude qui règne autour des postulants à la victoire finale que de son parcours susceptible de favoriser des scénarios débridés, cette Vuelta 2024 s'annonce donc ouverte comme rarement. Les Français sauront-ils en profiter ? Ils ne sont certes pas très nombreux à avoir rejoint la péninsule ibérique. Mais on se souvient que David Gaudu (Groupama-FDJ), qui débarque dans la peau d'un chasseur d'étapes, a déjà levé les bras sur cette épreuve (deux victoires en 2020), qui correspond tout à fait aux qualités du revenant Victor Lafay (Decathlon-AG2R La Mondiale). Des chances de briller, il y en aura. À eux de parvenir à les saisir.
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