Tour d'Espagne 4e étape - Tadej Pogacar signe un solo de 50 kilomètres et marque les esprits : "L’un de mes meilleurs souvenirs de ma carrière"
Eurosport sur GoogleTadej Pogacar a survolé la quatrième étape du Tour d’Espagne en Andorre ce mardi. Avec un nouveau raid victorieux en solo de 50 kilomètres, il a relégué la concurrence au rang de faire-valoir. Seul sur sa planète, le champion du monde veut marquer les esprits dans des lieux symboliques pour lui. Cette étape en Andorre en fait partie : le maillot rouge avait élaboré un plan d'attaque.
Au revoir la concurrence : le résumé de la victoire implacable de Pogacar en Andorre
Video credit: Eurosport
Sur la Vuelta 2019, le monde découvrait Tadej Pogacar, un Slovène pétri de talent mais encore inconnu : à 20 ans, dans le sillage de son compatriote Primoz Roglic, il avait profité du terrain escarpé en Andorre pour décrocher sa première victoire sur un Grand Tour. Sept ans plus tard, le Slovène est revenu pour affirmer son statut de coureur absolu, accompli, et remporter la quatrième étape du Tour d’Espagne à Andorre-la-Vieille ce mardi, avec la manière en prime. Le leader de la UAE Team Emirates - XRG a réalisé son solo victorieux le plus long en Grand Tour.
"Tout le monde s’attend à ce que Pogacar fasse le spectacle ", avait déclaré au départ de l’étape Jarno Widar. Le jeune Belge, 2e du jour à Andorre-la-Vieille, ne s’est pas trompé et a pu assister au récital du maillot rouge, parti seul à 50 kilomètres de l’arrivée dans le col de Beixalis. "Je n’étais pas obligé de la jouer comme ça, avoue pourtant le Slovène à l’arrivée. Je ne voulais pas me retrouver isolé contre les autres coureurs du classement général parce qu’ils allaient essayer de me déstabiliser. J’ai donc attaqué pour m’isoler. Et après j’ai juste espéré pouvoir survivre jusqu’à l’arrivée et garder de l’avance. C’était difficile mais on peut dire que c’était une belle journée."
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Comme prévu, Pogacar lâche tout le monde... à 50 km de l'arrivée : son attaque foudroyante en vidéo
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Une journée qu’il avait méticuleusement planifiée. Frustré de ne pas pouvoir lever les bras à Font-Romeu ce lundi, comme si seuls les éléments et les violents orages étaient capables de contrarier ses plans, Tadej Pogacar a remis les pendules à l'heure ce mardi. Dès le briefing les consignes étaient claires : "Le plan était de contrôler la course avec Kevin (Vermaerke), Domen (Novak) et Pavel (Sivakov) jusqu’à la deuxième difficulté du jour, décrit le coureur de 27 ans. Mais le plan a été un peu déjoué par la Decathlon qui a imprimé un gros rythme dans la première ascension."
Je vais pouvoir être calme et confiant pour les prochains jours, ce sera moins stressant
Le plan ne s’est pas déroulé à la perfection, mais à l’arrivée la mission est remplie. "J’ai de tellement beaux souvenirs ici, de ma première en Andorre, c'était incroyable, se rappelle-t-il après le podium. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs de ma carrière, je n’oublierai jamais cette journée." L’écart sur les poursuivants est déjà immense avec 3'21" d’avance sur son dauphin, un certain Primoz Roglic. Sept ans après, l’élève a largement dépassé le maître. "C’est super, je vais pouvoir être calme et confiant pour les prochains jours, souffle "Pogi". Ce sera moins stressant."
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Pogacar : "Maintenant ce sera beaucoup moins stressant"
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La Vuelta lui tente déjà les bras, hors chute ou autre pépin. Le Slovène évolue dans un autre univers et cherche à marquer l’histoire à sa façon. Il est en quête de symboles, de mythes : lever les bras en jaune au sommet de l’Alpe d’Huez en juillet, chasser les démons de Vingegaard au Lioran, et donc boucler la boucle en Andorre. Tadej Pogacar ne court plus après les mêmes objectifs que le commun des mortels. Porter le maillot rouge durant l'intégralité de la Vuelta pourrait être un objectif à la hauteur de ses ambitions. "Je ne vais pas me mettre dans tous mes états pour ça, donc je dirais que ce n’est pas un objectif", avoue le champion du monde. Avant de glisser dans un petit sourire en coin : "Pour l’instant, c’est quand même bien parti."
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