Vuelta 2026 - Tadej Pogacar et le parfum du temps d'avant

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Imaginez s'il avait perdu… Tadej Pogacar a gagné de peu devant Enric Mas, ce jeudi à Castello. Il a surtout été rattrapé par ce dernier, lors de la 6e étape de la Vuelta. Une image sensationnelle, à l'aune de sa toute-puissance dans le peloton. Depuis 2024, "Pogi" domine à sa guise, presque tout le temps. Le visage humain qu'il a montré rappelle que cela n'a pas toujours été le cas. Rien de plus ?

Concurrence et mauvais choix, Pogacar résiste à tout : le résumé de la 6e étape

Video credit: Eurosport

Un scoop pour commencer : Tadej Pogacar participe bel et bien à la Vuelta 2026. Pas seulement à "sa" Vuelta, en marge de celle des autres. Enric Mas a rappelé cette évidence, parfois chahutée par l'ampleur de la domination que "Pogi" exerce sur le cyclisme, en parvenant à suivre l'impitoyable slovène lors de la 6e étape. En réussissant à le rattraper, même. Ce qui a convoqué en nous des souvenirs enfouis sous moult strates de victoires écrasantes.
Pour trouver trace d'un tel instantané, il faut rembobiner jusqu'au Tour de France 2024. Pogacar y avait vécu un affront similaire, lorsque Jonas Vingegaard avait fondu sur lui en direction du Lioran. Ce jour-là, déjà, il avait donné l'impression d'être victime d'une semi-fringale… au point de s'incliner au sprint face au Danois. Un parallèle qu'il a su altérer, ce jeudi à Castello, en matant Mas dans la dernière ligne droite.
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Même au sprint, Pogacar est imbattable : son 3e succès en 6 étapes en vidéo

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Mas a déjà battu Pogacar

On en vient à l'identité de celui qui a su "matcher" avec le n°1 mondial. Du haut de ses six victoires professionnelles, le grimpeur émérite de la Movistar n'est pas du pedigree de Vingegaard. Il n'a pas l'étoffe de Wout van Aert, de Remco Evenepoel ou de Mathieu Van der Poel, qui ont su mettre en échec le leader de la formation UAE Emirates - XRG ces deux dernières années, quand le terrain était parfaitement taillé pour eux, et un poil moins pour lui.
Le duel de ce jeudi avait ceci de différent. Il nous a téléportés en 2022, lorsque Tadej Pogacar remportait le Tour de Lombardie au sprint face à Enric Mas. Ce même Mas qui l'avait dominé une semaine plus tôt lors du Tour d'Emilie. A cette époque, l'hégémonie du prodige de Komenda n'était pas aussi insolente qu'elle ne l'est aujourd'hui. Le voir livrer bataille avec un triple deuxième du Tour d'Espagne (2018, 2021, 2022) relevait d'une certaine logique.
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Surprise ! Mas rattrape Pogacar au sommet du dernier col de Bartolo

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Strade Bianche 2024, l'avant/après

Depuis, notre prisme a changé. Pogacar a gagné le Tour des Flandres trois fois, par exemple. Et il a surtout adopté une nouvelle façon de courir, qui consiste à écrabouiller la concurrence en faisant fi de nos repères modernes. Les Strade Bianche 2024 ont fait office de bascule à ce sujet, via un solo de 80 bornes qu'il a normalisé au point de s'échapper de presque aussi loin, lors de la première étape du Tour de Suisse cette année.
Mardi dernier, il a délivré une nouvelle prestation de cet acabit, pour triompher avec près de trois minutes de marge à Andorre-la-Vieille. De quoi renforcer le contraste avec sa relative fébrilité de jeudi, qui a failli l'envoyer dans le décor. Un léger accroc qui donne du relief à sa drôle d'interview de la veille, où il avait refusé de comparer sa forme avec celle du Tour de France. De là à se demander si viser le triplé Tour-Vuelta-Mondiaux était présomptueux de sa part ? Pour le Pogacar de 2026, non. Pour celui de 2022…
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Grosse erreur de Pogacar qui rate un virage dans la descente finale !

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