Savoldelli l'a bien mérité

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L'Italien Paolo Savoldelli (Discovery-Channel) s'est fait mal samedi dans les cols de Finestre et de Sestrières pour sauver son maillot rose. Il a contenu les tentatives de KO de Simoni, Di Luca et Rujano. Dimanche, à l'arrivée à Milan, Savoldelli sera sa

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Crédit: Eurosport

Le Giro 2005 se termine. Et sauf accident, un nouveau maillot rose, le trophée de la victoire attendent Paolo Savoldelli dimanche à Milan au terme de la 20e et dernière étape par-delà 119 kilomètres qui seront une simple formalité. Le chef de file de la Discovery-Channel va donc accrocher un deuxième Tour d'Italie à son palmarès. Et Franchement, il ne l'a pas volé !
Le retour du galérien
Tout simplement parce que, depuis son premier succès en 2002, le Bergamasque, 32 ans, a cumulé les ennuis avec des accidents, des problèmes de santé.... Après trois ans de galère, d'absence dans le peloton, l'Italien signe son retour au premier plan.
Qui plus est avec la manière. Samedi, dans les montagnes de Sestrières, Savoldelli s'est arraché, s'est mis dans le rouge pour se placer, aujourd'hui, au niveau de son dauphin, son compatriote Simoni (Lampre), qui aura tout tenté pour le faire flancher, pour s'adjuger un troisième Giro.
"Je savais que, même si je perdais le maillot samedi, je n'aurais rien eu à me reprocher, a avoué Savoldelli à l'AFP. Au début de la montée de la Finestre, j'ai eu très peur. L'allure était très rapide, comme si l'on était près du sommet. Je me suis posé des questions puis j'ai pris mon rythme. Le fait que les derniers kilomètres ne soient pas goudronnés n'a pas été un problème. Là-haut, c'était très beau, très spectaculaire."
Il savoure l'Italien
Savoldelli lucide avant de se lancer dans une analyse de course. "J'ai eu la chance de trouver des coureurs qui m'ont aidé, reconnaît-il. Mais j'ai aussi provoqué cette chance. Dans la descente de la Finestre, j'ai géré pour reprendre du temps mais sans lâcher les coureurs qui étaient avec moi. J'avais l'esprit tranquille et ça a payé."
Avant la dernière étape ce dimanche qui mènera les rescapés du Giro d'Albese -la ville de Fabio Casartelli, victime d'une chute mortelle dans le Tour de France 1995- à Milan, le coureur de la Discovery-Channel savoure. Car il le sait, il revient de loin.
Un certain vénézuélien, Guillen Rujano, quasiment inconnu au départ du Tour d'Italie, a failli provoquer la surprise du siècle samedi dans les alpes de Sestrières. Assuré d'enlever le classement de la montagne, il a surtout accédé à la troisième place du classement général, à seulement 45 secondes de Savoldelli, et à 17 secondes de Simoni. Alors forcément, quand le succès se construit dans la douleur, la victoire finale n'en est que plus belle !
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