Rohan Dennis se laisse quatre ans pour viser le classement général des Grands Tours

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TOUR D'ITALIE - Actuel leader du Giro, Rohan Dennis (BMC) ne veut plus seulement être ce gros rouleur capable de ne tenir les premiers rôles que lors des premières étapes. A la manière d'un Tom Dumoulin, l'Australien de 27 ans souhaite devenir dangereux au classement général et se laisse quatre ans pour atteindre cet objectif.

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L'Australien Rohan Dennis, en tête du Giro après les trois premières journées, a déclaré se situer dans un plan de quatre ans pour devenir un coureur de classement général dans les grands tours.
"C'est la première fois que je garde un maillot de leader de Grand Tour plus d'une journée", a relevé Dennis, qui a revêtu le maillot rose samedi au terme de la deuxième étape à Tel Aviv et l'a conservé à Eilat (Israël). L'Australien, l'un des rares coureurs à avoir porté le maillot de leader dans les trois Grands Tours (Tour de France 2015, Vuelta 2017, Giro 2018), a ajouté: "C'était notre objectif d'arriver en Italie avec ce maillot. Maintenant que c'est fait, je vais essayer de le défendre jour après jour."
"Avec mon équipe, nous allons courir comme si je voulais gagner le classement général même si je vais me retrouver à une heure. Nous le ferons pour comprendre quelles sont mes faiblesses et ma marge de progression. C'est un plan sur quatre ans et ce Giro est capital pour faire le point sur ma situation", a poursuivi Dennis, qui fêtera son 28e anniversaire au lendemain de l'arrivée du Tour d'Italie à Rome.

Passer d'une semaine à trois

Pistard de formation, le natif d'Adelaide ne compte aucun résultat significatif au classement général des grands tours. Mais il s'est déjà mis en valeur dans des courses d'une semaine comportant des étapes de montagne (8e du Dauphiné 2013, 2e de Tirreno-Adriatico 2017, 7e du Tour de Romandie 2018).
Dennis s'est aussi exprimé sur l'expérience de ce Grand départ du Giro, le premier hors d'Europe: "J'ai été surpris. C'était une expérience positive, je m'attendais à ce qu'il y ait peu de monde comme c'est le cas le plus souvent en dehors de l'Europe mais ce n'était pas le cas. J'ai même parfois eu peur tant les spectateurs étaient proches. Je pensais qu'ils n'étaient pas habitués au cyclisme et que quelque chose pouvait arriver mais, heureusement, tout s'est bien passé."
Le maillot rose du Giro a toutefois estimé que les départs lointains devraient être limités: "Il y a un point d'arrêt, quand le transfert aérien est trop long. Je crois que cette limite pourrait être de cinq heures."
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