Arnaud Démare est bien le plus fort sur ce Giro. Le coureur français a signé un quatrième succès en remportant la 11e étape à Rimini mercredi. Le porteur du maillot cyclamen a réglé le peloton au terme d'une étape, cette fois bien cadenassée par les équipes de sprinteurs. Cette nouvelle victoire d'étape d'Arnaud Démare le place très haut, parmi les légendes du cyclisme tricolore. En s'imposant une quatrième fois lors du sprint de Rimini le coureur de la formation Groupama-FDJ a égalé Bernard Hinault. Le quintuple vainqueur du Tour de France avait réalisé la même performance lors du Tour d'Italie 1982.

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Après sa victoire du jour, Arnaud Démare savourait la confirmation de sa supériorité sur ce Giro, mais aussi celle de toute son équipe - pourtant privée d'un des hommes du train, Ramon Sinkeldam, qui a abandonné mardi - dans les emballages finaux. "C'est extra. On était venus pour des victoires d'étape, on ne pensait pas en décrocher quatre, a indiqué le Français à La Chaîne L'Equipe. Vraiment chapeau à toute l'équipe. Mes coéquipiers y croient vraiment à fond. Le travail paie, aujourd'hui j'en récolte les fruits."

La conclusion d'un formidable travail d'équipe

Le natif de Beauvais, qui a devancé Peter Sagan et Alvaro Hodeg mercredi, ne s'y est pas trompé : ses coéquipiers ont eu une part importante dans sa victoire du jour. Le Belge Sander Armée (Lotto-Soudal) a bien tenté de la jouer solo avant d'être repris dans les tous derniers kilomètres suite aux efforts conjoints de la Groupama-FDJ, d'Ineos Grenadiers et de la Deceuninck Quick-Step. Puis l'escouade française a récité son plan à la perfection.

"Les jeunes ont fait un gros boulot pour revenir sur l'échappée car on était un peu débordés à l'entrée de la ville, a-t-il expliqué. La ligne droite avant l'arrivée, "Kono" (Ignatas Konovalovas) a fait un travail exceptionnel. Après, Miles (Scotson) a pris le manche derrière. Au début, j'attends un peu et quand je démarre, j'ai la grosse force. J'ai eu peur que ça remonte mais ça été jusqu'à la ligne, nickel." Au niveau du classement général, c'est le statu quo après la 11e étape : Joao Almeida, 22e ce mercredi, conserve son maillot rose de leader devant Wilco Kelderman et Pello Bilbao.

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Jeudi, la 12e étape reprend les routes accidentées, avec cinq ascensions répertoriées dans l'arrière-pays de Romagne. Le départ et l'arrivée sont programmés à Cesenatico, la ville de Marco Pantani, le vainqueur du Giro et du Tour il y a 22 ans.

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