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Giro : Jonathan Caicedo (EF Pro Cycling) remporte la 3e étape
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Publié 05/10/2020 à 16:45 GMT+2
GIRO - Jonathan Caicedo (EF Pro Cycling) a remporte une belle victoire lors la 3e étape, au sommet de l'Etna. Les deux grands perdants du jour sont Geraint Thomas (Ineos), sur chute, et Simon Yates (Team Mitchelton - Scott), retardé de 4'22''. Joao Almeida (Deceuninck-Quick Step) est le nouveau porteur du maillot de leader.
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Crédit: Eurosport
A peine trois jours de course mais le Tour d’Italie continue de perdre ses favoris. Après les Astana Lopez et Vlasov, ce sont les grands favoris annoncés de l’épreuve, Geraint Thomas (INEOS) sur chute et Simon Yates (Mitchelton-Scott) sur panne de jambes, qui ont vu leur rêve de victoire finale s’envoler sur la 3e étape, lundi.
Dans la montée finale vers l’Etna, les favoris restants se sont fait la guerre sans parvenir à créer trop d’écarts. Présent dans l’échappée matinale, Jonathan Caicedo (EF) s’est offert la victoire d’étape en solitaire mais manque le maillot rose pour quelques centièmes. C’est donc le jeune Portugais Joao Almeida (Deceuninck-Quick Step) qui s’empare du maillot de leader.
Yates et Thomas, bis repetita
Décidément, les Giro se suivent et se ressemblent pour Geraint Thomas et Simon Yates. Tombé à cause d’une moto sur sa dernière participation en 2017, le Gallois a remis ça ce lundi, en chutant dès le départ fictif. Un incident que l’on a longtemps cru sans incidence mais le leader d’INEOS a craqué avant même l’Etna pour concéder plus de 11 minutes aux principaux favoris. Il a dit adieu à ses rêves de maillot rose à Milan, tout comme Simon Yates. Favori après son succès sur Tirreno-Adriatico, le Britannique s’est une nouvelle fois montré défaillant sur les routes italiennes, comme en ces deux dernières années. Lâché à plus de 8 kilomètres du sommet de l’Etna, alors qu’il avait fait rouler son équipe toute la journée, Simon Yates a bouclé cette 3e étape à 3’32’’ des favoris. Bien trop pour espérer remporter un deuxième Grand Tour, après sa Vuelta 2018. D’autant que les autres favoris ont, eux, tenu leurs rangs.
Sur une montée d’un versant inédit de l’Etna, on savait que personne ne bougerait avant les cinq derniers kilomètres, les plus difficiles de l’ascension avec des pentes supérieures à 8%. C’est exactement ce qu’il s’est passé. Désormais unique leader d’Astana après les abandons de Vlasvov et Lopez, Jakob Fuglsang a été le premier à tenter sa chance, à cinq kilomètres de l’arrivée. Une accélération sans vraiment d’effet, si ce n’est de laisser filer Wilco Keldermann (Sunweb), sorti en contre. En revanche, l’attaque de Vincenzo Nibali à 2km de l‘arrivée a, elle, fait des dégâts, lâchant notamment le 2e du général, Joao Almeida, mais aussi le Néerlandais Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma). Mais le vent dans le final ainsi que des favoris globalement du même niveau ont contribué à minimiser les écarts.
Un rose pour 28 centièmes
Arrivés ensemble, Jakob Fuglsang, Vincenzo Nibali, Rafal Majka (Bora-Hansgrohe) et Domenico Pozzovivo (NTT) ont semblé les plus forts mais les quatre hommes ne reprennent que 5’’ à Kruijswijk, 12’’ à Almeida et 46’’ sur Zakarin (CCC) et McNulty (UAE Team Emirates). De petits écarts qui profitent au Portugais de la Deceuninck-Quick Step, pour son premier Grand Tour, à 22 ans. Censé être le lieutenant d’Evenepoel avant la chute et la fin de saison du Belge, Joao Almeida s’empare donc du maillot rose, mais ça aura été très juste puisqu’il est le nouveau leader pour… 28 centièmes de secondes ! Dans le même temps que le vainqueur du jour Jonathan Caicedo, il profite des centièmes du contre-la-montre pour devancer le champion d'Equateur, passé tout près du coup parfait.
Parti dans l’échappée de huit coureurs, accompagné de son équipier Craddock, Caicedo a parfaitement géré son affaire en laissant faire l’Américain toute la journée, gardant son énergie pour la montée finale. Malgré la vaillance du vétéran italien de la Vini Zabu-KTM Giovanni Visconti (2e, +21’’), l'Equatorien a fini par s’isoler à un peu plus de 5 kilomètres, en contrant l’Italien, un peu présomptueux sur le coup. Malgré une avance qui n’a jamais dépassé les 5’40’’, on ne reverra pas le coureur d’EF Pro Cyling, qui s’offre à 27 ans la 2e victoire de sa carrière, sa première en Grand Tour. Pour quelques centièmes près, cela aurait été la journée parfaite pour le champion d'Equateur. Sans doute regrettera-t-il de ne pas avoir devancé Craddock au sprint bonifications… Cette seconde de perdue coûte cher. Mais toujours moins que les défaillances de Thomas et Yates.
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