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Sagan, un final dantesque et du chrono : ce qu’il faut retenir du parcours du Giro 2020
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Publié 24/10/2019 à 18:41 GMT+2
TOUR D’ITALIE - La 103e édition de la Corsa Rosa s’élancera de Hongrie avec Peter Sagan et mènera les coureurs à Milan avec trois étapes de contre-la-montre et une dernière semaine aux innombrables difficultés.
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Crédit: Eurosport
Un départ à l’étranger pour mieux attirer Sagan
Pour le Giro d’Italia, ça devient une habitude. Pour Peter Sagan, ce sera une première. La Corsa Rosa s’élancera de Hongrie en 2020 (on le savait déjà), pour son 14e départ en dehors d’Italie, et le triple champion du monde sera au rendez-vous pour la première fois de sa carrière. Le Slovaque l’a confirmé en personne, jeudi à Milan, depuis les studios de la Rai où le parcours de la 103e édition a été présenté. “Je suis parti de chez moi à 5h ce matin pour être là”, a avancé Sagan pour preuve de sa motivation avant de découvrir le seul Grand Tour auquel il n’a jamais participé.
Il n’aura pas besoin de faire pareil effort pour se rendre à Budapest : la capitale hongroise est à 250km de chez lui, Zilina, et les organisateurs de l’épreuve s’attendent déjà à une invasion slovaque pour célébrer leur champion, qui n’a jamais eu l’occasion de déployer ses talents à pareil niveau aussi près de chez lui. Une présence d’autant plus évidente que ce départ hongrois a été favorisé par des connexions slovaques avec les organisateurs du Giro.
Les favoris sollicités dès le début… et surtout à la fin
Le Giro d’Italia aime mettre les prétendants au général rapidement sous pression avant de les essorer dans une dernière semaine dantesque. La logique est parfaitement suivie en 2020, et peut-être même poussée à son extrême. Le contre-la-montre d’ouverture, avec une ascension de 2km vers le château de Budapest, n’est pas sans rappeler celui de Bologne, en 2019, qui avait vu Primoz Roglic frapper fort d’entrée. Et l’Etna se dresse devant les coureurs dès le 5e jour de course, quand il avait fallu attendre la 13e étape cette année pour voir la première grande étape de montagne.
Le parcours se veut rythmé, avec de nombreuses étapes vallonnées et un contre-la-montre exigeant dans les collines du Prosecco au 14e jour de course. Mais c’est surtout dans la dernière semaine de course que les coureurs éprouveront leurs limites. Égrener les distances et dénivelés des sept dernières étapes suffit à faire mal aux jambes :
Ces chiffres masquent quelques monstres et notamment un enchaînement dantesque à la veille de l’arrivée à Milan : Agnel - Izoard - Montgenèvre - Sestrières. Les organisateurs du Giro y voient une “réinterprétation moderne de l’étape de légende Cuneo-Pinerolo”, lorsque Fausto Coppi avait tout fait sauter à deux jours de l’arrivée du Giro 1949. Et il faudra encore avoir des jambes pour le chrono favorable aux purs rouleurs, dimanche à Milan.
Les rouleurs auront de quoi se faire plaisir…
Réduit à portion congrue sur le Tour et la Vuelta, le contre-la-montre a toujours sa place sur le Giro d’Italia. En 2020, les rouleurs et les prétendants au classement général ont trois rendez-vous individuels : d’entrée de jeu à Budapest (8,6km essentiellement plats mais avec une jolie bosse finale) ; après deux semaines de course, entre Conegliano et Valdobbiadene (33,7km très exigeants avec une succession de montées et descentes) ; pour l’arrivée finale à Milan (16,5km absolument plats).
Avec 58,8km, le Giro est dans ses standards. Et pourrait bien en profiter pour attirer quelques experts, notamment au sein des armadas bâties par Ineos et Jumbo-Visma avec abondance de rouleurs-grimpeurs. Tom Dumoulin et Primoz Roglic ont un compte à régler avec la Corsa Rosa. Geraint Thomas y aurait peut-être plus sa place que sur le Tour.
Les sprinteurs vont souffrir (ou rapidement abandonner)
La première partie est beaucoup plus belle pour moi.” Pince-sans-rire, Peter Sagan se dit peut-être qu’il est engagé dans une belle galère avec ce Giro 2020. Les organisateurs ont compté six étapes pour les sprinteurs, mais cinq d’entre elles seront disputées avant la mi-course. Ensuite, il faudra attendre la 19e étape, longue de 251 bornes au bout d’une dernière semaine dantesque. On peut s’attendre à voir de nombreux sprinteurs plier bagage à Rimini (11e étape), y compris Pascal Ackermann, pressenti pour faire les sprints du début d’épreuve avant de laisser Peter Sagan viser le maillot cyclamen sur la route (très difficile) de Milan.
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