C'est une rébellion qui a fait beaucoup parler. Et ce n'est certainement pas fini, puisque Mauro Vegni, le patron du Giro, a assuré que les "coupables" allaient payer. Ce vendredi, le Giro aurait dû connaître son étape la plus longue avec 258 kilomètres entre Morbegno et Asti. Mais elle a finalement été reduite à 124,5 en raison d'une contestation de nombreux coureurs en raison des conditions climatiques difficiles. Un imbroglio de trois heures.

"En fait, cela a probablement rendu la course plus excitante"

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"Nous sommes arrivés au départ sous la pluie et tout le monde était fatigué, ayant passé plus de temps hier à vélo qu'au lit, et nous étions blottis sous une tente à attendre, confie James Knox (Deceuninck–Quick-Step) à Eurosport. Quand nous avons dû aller au départ, personne n'était vraiment d'humeur. Ensuite, quelques-uns des coureurs seniors, des coureurs les plus impliqués politiquement, sont allés parler aux organisateurs. Ils ont expliqué notre ressenti, qu'ils n'avaient pas été écoutés, que nous ne voulions pas être traités comme aujourd'hui (...) Au final, la course a été raccourcie."

Pour Knox, tout le monde était "à la limite" et raccourcir le parcours était une bonne chose. "En fait, cela a probablement rendu la course plus excitante car si nous avions couru 260 km, je ne pense pas que quiconque aurait été intéressé ou excité, nous aurions juste roulé pendant des heures et des heures (...) Si vous voulez avoir une course passionnante, vous devez avoir des coureurs avec quelques jambes."

Le débat : "Pourquoi les coureurs n'ont-ils pas réagi avant le départ du Giro ?"

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