Il était prévu que la montée de San Giacomo allait faire des dégâts. 15 kilomètres d'ascension, 6,1% de moyenne : les leaders n'ont pas eu d'autre choix que de devoir s'expliquer dans la montée finale. Dans cette sixième étape remportée par le jeune Suisse Gino Mäder (Bahrain Victorious), aucun écart significatif n'a été réalisé, même si quatre hommes ont montré qu'ils étaient en forme.
Dans ce quatuor de leaders, on retrouve notamment Egan Bernal (Ineos). Le jeune Colombien s'est montré le plus offensif, signant l'attaque fatale au reste du peloton à moins de deux kilomètres du terme. Le Colombien a même pensé un temps rattraper la tête de la course. Il a au final franchi la ligne d'arrivée, aux côtés de Dan Martin (Israel Start-Up Nation) et Remco Evenepoel (Deceuninck).
Le jeune Belge, présent sur son premier grand Tour après sa grave blessure, a rassuré quant à son état de forme et aux espoirs auxquels il peut prétendre sur ce Giro, en prenant au passage la deuxième place du classement général derrière Valter. A deux secondes de ce trio, l'Italien Giulio Ciccone (Trek-Segafredo), maillot bleu du meilleur grimpeur en 2019, a également montré ses forces.
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Vlasov et Yates distancés, Bardet seul leader de DSM

Derrière ces quatre coureurs, le reste a surtout limité la casse. Incapables de rattraper le rythme imposé par Bernal et consorts, les autres leaders parmi lesquels Alexander Vlasov (Astana), Marc Soler (Movistar) et Simon Yates (Bike Exchange) ont concédé une dizaine de secondes sur la ligne d'arrivée, autrement dit un écart minime mais potentiellement déjà symbolique d'un écart entre les favoris. Romain Bardet (DSM) et Emanuel Buchmann (Bora-Hansgrohe) ont eux accusé un retard de trente secondes sur la tête de course.
"Dans une bonne journée", le Français a reconnu une erreur de stratégie à l'issue de l'étape : "Dans la descente, j'ai fait l'erreur d'un peu trop m'investir. J'ai perdu beaucoup d'énergie à essayer de prendre l'avantage et ça m'a manqué dans les 500 derniers mètres. Je ne suis pas très loin aujourd'hui, j'espère qu'il y aura d'autres opportunités". L'Auvergnat a par ailleurs confirmé son statut de leader au sein de la DSM, dans une étape ou son coéquipier Jai Hindley, deuxième du dernier Giro, a fini à 2 minutes 38 du groupe des favoris.

Bardet : "Je ne suis pas très loin au final, ça reste une bonne journée"

Bardet seul leader dans son équipe, et les favoris un peu plus dévoilés, ce sont donc les principaux enseignements de cette sixième étape. Le Giro reste pourtant pour le moment difficile à lire, alors que la montagne laissera place à une étape promise aux sprinters vendredi. "C'est une belle course, on a du mal à prévoir ce qui peut se passer, il y a de l'action" s'est enthousiasmé Bardet au sujet du général. Comme beaucoup de ses adversaires, le Français a eu un début de réponse sur ses jambes dans ce Giro.

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