Tour de Catalogne 2025 - Une leçon à Juan Ayuso et Primoz Roglic prend date pour le Giro

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C'était le duel tant attendu de la semaine. Favoris annoncés du prochain Tour d'Italie, Juan Ayuso et Primoz Roglic se sont livré bataille tout au long des sept étapes catalanes et c'est le Slovène qui en est sorti victorieux. Sans y voir un quelconque signe sur le résultat du Giro en mai.

Duel de sprints avec Ayuso, attaque de patron : comment Roglic a renversé le Tour de Catalogne

Video credit: Eurosport

On se serait cru revenu deux ans en arrière. Lorsque Remco Evenepoel avait tout tenté sur la dernière étape du Tour de Catalogne pour renverser Primoz Roglic. Cette fois, c'est le Slovène qui était le chasseur, pointé à une seconde de Juan Ayuso au départ de la 7e et dernière étape autour de Barcelone.
Mais le résultat, lui, reste le même : à la fin, c'est Roglic qui gagne. L'Espagnol d'UAE-Emirates XRG avait pourtant fait le plus dur, pensait-on, en conservant sa seconde d'avance à l'aube du circuit final, terminant 3e et 1er des deux sprints intermédiaires, comme son rival slovène. C'était sans compter sur le panache du quadruple vainqueur du Tour d'Espagne.
Roglic était le plus fort, chapeau à lui
"Je n'avais pas le choix de toute façon après le deuxième sprint intermédiaire, je devais tenter quelque chose, avouait-il après la course. Je n'avais pas vraiment envie que la victoire se joue à coups de seconde, grâce aux bonifications. Je voulais que ça se joue en montagne, sur les longues ascensions mais bon... Après, les jambes ont parlé". La malice aussi. Car si Primoz Roglic et la RedBull-Bora Hansgrohe ont tenté à trois tours de l'arrivée, dans l'antépénultième ascension vers Castell de Montjuic (2e cat), ce n'est pas par hasard.
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Roglic s'envole en solitaire à 20km de l'arrivée : son attaque en vidéo

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"À trois tours de l'arrivée, au début de la partie difficile, j'ai touché un autre coureur et j'ai perdu beaucoup de positions, expliquait Ayuso à cyclismactu. RedBull-Bora Hansgrohe l'a vu et ils ont intelligemment attaqué dès le bas de la montée, alors que j'étais assez loin derrière". L'Espagnol d'UAE-Emirates XRG a bien fail l'effort pour revenir en 3e position mais il a fini par coincer sur le sommet. "Roglic était le plus fort aujourd'hui, chapeau à lui", concède celui qui était encore leader au départ de l'étape et pour qui cette défaite aura un goût amer, mais pas sans intérêt.

Roglic, Catalogne-Giro comme en 2023 ?

"J'ai beaucoup appris, estime-t-il. La prochaine fois, je saurais que si je suis le leader, je ne dois laisser aucun autre coureur devant moi. Je dois être juste derrière lui, parce qu'Egan a creusé un écart de deux mètres au sommet et ces deux mètres, je n'ai pas pu les refermer. Peut-être que si j'avais été directement sur sa roue, j'aurais pu rester avec lui... Mais il faut être honnête, je n'avais pas de bonnes jambes non plus". Sans doute le point le plus important dans ce renversement de situation. Car, les jambes, Primoz Roglic en a toujours des aussi bonnes, même à 35 ans.
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Roglic : "Je ne voulais pas que ça se décide sur les secondes de bonification"

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"La Catalogne est une course où vous ne pouvez pas vous cacher, où seules les jambes parlent, raconte le Slovène, désormais double vainqueur de l'épreuve (2023, 2025). C'était vraiment très serré. De mon point de vue, au final, heureusement que tout s'est joué sur cette dernière étape mais on a vraiment bien couru toute cette semaine. Je vois que je suis prêt, que j'ai de bonnes jambes : c'était une bonne semaine". Et une bonne étape dans sa quête d'un deuxième Giro après celui de ... 2023, lorsqu'il avait déjà gagné le Tour de Catalogne. Alors bis repetita pour le Slovène ?
On doit se bouger le cul si on veut être compétitifs
"Ça n'influence pas vraiment le résultat du Giro, avouait-il à L'Equipe. Ça ne fait pas de moi le favori. Tout le monde est très fort, il faut toujours prouver. Et ces jeunes gars comme Juan Ayuso sont forts, talentueux. Ils poussent les vieux, on doit se bouger le cul si on veut être compétitifs. Le Giro est encore loin (départ le 9 mai), je ne pense pas à tout ça". Mais gagner ainsi face à Juan Ayuso, mais aussi Adam Yates, Mikel Landa ou encore Richard Carapaz, ses adversaires potentiels en mai, rappelle une chose : Primoz Roglic est éternel et il faudra compter sur lui.
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Un grand numéro, l'étape et le général : Roglic a tout raflé

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