Fourneyron agace l'UCI

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L'Union cycliste internationale n'entend pas se faire dicter sa conduite dans la gestion du cas Lance Armstrong. Mardi, la ministre des Sports Valérie Fourneyron a demandé que l'Américain se voit retirer ses sept victoires sur le Tour de France.

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La mise au point a le mérite d'être claire. L'Union cycliste internationale (UCI) a été agacée par les déclarations de la ministre des Sports française Valérie Fourneyron, et elle le fait savoir. "L'UCI a exprimé sa profonde surprise face aux déclarations de Mme Fourneyron qui semble vouloir lui dicter la conduite à tenir sans avoir connaissance du dossier", a déclaré à l'AFP son porte-parole Enrico Carpani, après l'intervention de Fourneyron dans l'édition du journal Le Monde datée de mardi. La ministre des Sports y appelle la fédération internationale à "prendre ses responsabilités" et priver Lance Armstrong des sept Tours de France qui lui ont été attribués entre 1999 et 2005.
"Il n'y a pas besoin de rappeler à l'UCI ce qu'elle a à faire", a poursuivi le porte-parole. "Pour l'heure, nous sommes encore dans l'attente du dossier. Et nous avons maintes fois dit que nous n'avons pas l'intention de faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport à moins que l'examen des documents montrent un problème important." Armstrong a été radié à vie du sport de compétition par l'Agence antidopage américaine (Usada), qui a invalidé tous ses résultats depuis le 1er août 1998, dont ses sept succès dans la Grande Boucle. Mais la compétence de l'Usada se limitant au territoire américain, il revient à la fédération internationale juridiquement de priver Armstrong de ses victoires de 1999 à 2005. Or l'UCI, soupçonnée à tout le moins de collusion avec le coureur américain, n'inspire pas confiance à tous les acteurs du dossier, à commencer par l'Usada.
"Je ne comprendrais pas que l'UCI ne retire pas ses sept titres à Lance Armstrong. L'UCI va devoir prendre ses responsabilités par rapport aux conclusions de l'Usada", a déclaré Fourneyron dans Le Monde. L'UCI juge que la ministre a fait preuve de "la même légèreté" que Jose Luis Zapatero qui, lorsqu'il était Premier ministre espagnol, avait estimé que le champion national Alberto Contador n'avait pas à être suspendu pour son contrôle positif du Tour de France 2010.  Pour la fédération internationale, la ministre des Sports, qui va rejoindre en 2013 le conseil exécutif de l'Agence mondiale antidopage - où siège déja le président de l'UCI Pat McQuaid -, "a voulu jouer le match avant même d'être entrée sur le terrain".
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