Warren Barguil tient enfin sa victoire, Fabio Aru reste en jaune

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TOUR DE FRANCE - Cinq jours après sa cruelle déception de Chambéry, le Français Warren Barguil a persévéré et s'est imposé vendredi au terme de la 13e étape à Foix. Pour sa première victoire dans le Tour, le coureur breton offre un quatrième succès au cyclisme tricolore cette année. Pas de changement au général, les quatre premiers se sont neutralisés et Fabio Aru reste en jaune.

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Jour de fête nationale et journée fabuleuse pour le cyclisme tricolore. Ce vendredi 14 juillet a souri à un Français puisque Warren Barguil s’est imposé à Foix, à l’arrivée de la 13e étape, la plus courte de cette 104e édition. Celui qui a conforté également son maillot à pois a devancé Nairo Quintana et Alberto Contador au sprint après 101 kilomètres denses et explosifs. A l’arrivée, Mikel Landa a pris la 4e place et a fait une belle opération au classement général, toujours dominé par Fabio Aru.
C’est donc la quatrième fois qu’un Français lève les bras sur ce Tour 2017, après Démare à Vittel (4e étape), Calmejane aux Rousses (8e) et Bardet à Peyragudes (12e). Et ce vendredi, c’est Barguil qui a tapé dans le mille pour succéder à David Moncoutié, dernier coureur bleu-blanc-rouge à triompher un 14 juillet. C’était à Digne-les-Bains en 2005. Au lendemain du coup de maître de Bardet, le coureur de Sunweb a pris sa revanche sur Chambéry. , le Français s'est montré le plus fort à Foix, au terme d’une étape animée.

Contador et Quintana vont mieux

Encore une fois, un acte court démontre qu’ajouter des kilomètres n’apporte pas forcément plus d’action. Ce 14 juillet a confirmé cet état de fait. Premier attaquant du jour au km 0, avec Thomas Voeckler, Barguil a été récompensé. Rapidement avalé par le peloton, le double vainqueur d'étapes sur la Vuelta est ressorti à 1km du sommet de la première des trois difficultés du jour, le col de Latrape. Avec une idée bien précise en tête : consolider son maillot à pois. Ce qu’il a fait parfaitement ce vendredi en compilant 24 points sur 30 possibles. Mais il y a eu une cerise sur le gâteau.
Repris par Mikel Landa et son idole, Alberto Contador, Barguil a été lâché ensuite au pied du Col d’Agnès. Les deux Espagnols en tête, un nouveau groupe en contre s’est consolidé avec le Français, Nairo Quintana, qui a visiblement retrouvé des jambes, Michal Kwiatkowski et Alexis Vuillermoz. Ce dernier a été le premier à céder, avant le Polonais du Team Sky, qui a été lâché dans la pente la plus difficile du Mur de Péguère et ses pourcentages à 18%. La jonction entre les duos de fuyards s’est faite à 28km de l’arrivée, soit dans les derniers hectomètres de Péguère... grâce à Barguil.

Le quatuor de tête ne bouge pas

Assuré de se disputer la victoire d’étape avec ses trois compagnons d’échappée, Barguil l’a joué finement à l’arrivée. Il se savait le plus fort au sprint. Il fallait juste attendre le bon moment pour le lancer. En bon Pistolero, Contador a été le premier à dégainer, à 400m de la ligne. Trop tôt. Passé en tête dans le dernier virage à droite, l’Espagnol a pris l’intérieur mais Barguil l’a tout de même débordé. Sa jeunesse a fait la différence face à l'expérience de celui qui a tout de même été élu le plus combatif. Pour signer le plus beau succès de sa carrière, à 25 ans.
Et les candidats au maillot jaune dans tout ça ? Aucun changement dans le quatuor de tête. Fabio Aru, qui a perdu un lieutenant sur , reste maillot jaune au sortir des Pyrénées. Avec 6 secondes d'avance sur Chris Froome, qui a attaqué dans la dernière difficulté, malgré la présence de Mikel Landa devant. Celui-ci fait tout de même une sacrée opération au général, puisqu’il passe de la 7e à la 5e place, à 1’09" d’Aru. Tout comme Nairo Quintana, toujours 8e mais à "seulement" 2'07".
Toujours sur le podium provisoire (3e à 25"), Bardet a parfaitement géré sa journée après son festival de la veille. Dans l’ultime descente, le Français a tenté de fausser compagnie au groupe maillot jaune. On va pinailler mais on aurait aimé le voir tenter la même chose quand la pente s’élevait. Mais le pouvait-il ? Un dernier constat s'impose : dans les Pyrénées, six cols de première ou hors-catégorie étaient au programme. Aucun des favoris de ce Tour ne sera finalement passé à l’attaque. Comme dans le Jura. Vivement les Alpes.
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