Parcours, favoris, stats, météo, horaires : Tout savoir sur la 2e étape du Tour de France
Par Maxime Dupuis
Publié 29/08/2020 à 20:11 GMT+2
TOUR DE FRANCE – Un long dimanche… de montagne. Voilà ce qui attend le peloton d’un Tour de France qui n’a débuté que depuis vingt-quatre heures. Après un samedi mouvementé, cette mise en bouche montagneuse unique pourrait, déjà, faire quelques dégâts dans l’arrière-pays niçois. 186 kilomètres et trois cols, dont deux de première catégorie, ça promet !
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Crédit: Eurosport
ETAPE 2 – DIMANCHE 30 AOUT
Départ : Nice Haut PaysArrivée : NiceDistance : 186 kmHeure de départ : 13h20Heure d'arrivée : Aux alentours de 18h08 (moyenne calculée à 39 km/h)Type : Montagne
Tour de France
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LE PARCOURS
Samedi aurait dû être une première étape tranquille. Il n'en a rien été. Et les coureurs du Tour ne pourrait pas compter sur ce dimanche pour souffler. Dès la 2e étape, on va leur demander de faire tourner leurs compas sur les hauteurs de Nice. Eh oui, à année exceptionnelle, Tour d'exception : une étape de montagne est au programme de ce deuxième jour de course. Si le peloton ne quittera guère les alentours de la cité méditerranéenne, c'est l'arrière-pays niçois et ses pentes qu'il va emprunter tout au long de ce dimanche.
La première difficulté interviendra après une grosse soixantaine de kilomètres de course : le Col de la Colmiane, classé en première catégorie (1 500 mètres d'altitude). La seconde, en guise de plat de résistance de cette étape : le Turini, première catégorie aussi, à 1 607 mètres. Deux cols à 1 500 mètres d'altitude ou plus dès le deuxième jour de course : une première qui pourrait donner quelques petits indices sur les états de forme de chacun. Enfin, à une grosse trentaine de kilomètres de l'arrivée, c'est le Col d'Eze (2e catégorie) qu’il faudra escalader pour conclure ce drôle de triptyque dominical. Conclure, façon de parler parce que, pour la victoire d’étape, c’est sans doute en haut du Col des Quatre Chemins (9 km de l’arrivée, 338 m) qu’il sera bon de basculer en tête pour espérer récolter les lauriers.
Les difficultés du jour
Km 45,5 - Col de la Colmiane : 16,3 km à 6,3% - 1re catégorieKm 99,5 – Col de Turini : 14,9 km à 7,4% - 1re catégorieKm 127,5 – Col d'Eze : 7,8 km à 6,1% - 2e catégorie
LA METEO
Température estivale attendue sur Nice et ses contreforts. Entre 26 et 29 degrés. Pas de pluie à l'horizon cette fois, mais une journée sèche avec un vent soufflant autour des 19 km/h.
LA RETRO
Avant samedi et l'étape inaugurale de ce Tour 2020, le peloton de la Grande Boucle n'avait plus mis les pieds à Nice depuis sept ans. En 2013, un contre-la-montre par équipes avait été organisé dans les rues de la cité azuréenne. Remporté par Orica-Greenedge pour… une seconde devant Omega Pharma-Quick Step, l'exercice avait été historique puisque jamais une étape avait été bouclée aussi vite dans l'histoire du Tour de France. L'équipe australienne avait parcouru les 25 km à 57,8 km/h de moyenne.
Les vainqueurs à Nice
Il y a eu 37 arrivées à Nice. Voici les derniers vainqueurs.
2020 : Alexander Kristoff (Norvège)2013 : Orica (CLM par équipes)1981 : Freddy Maertens (Belgique)1981 : Bernard Hinault (France)1981 : T-Raleigh (CLM par équipes)1973 : Vicente Lopez Carril (Espagne)1950 : Ferdi Kubler (Suisse)
La stat : 47
Le Col de Turini sera dimanche le point culminant de la 2e étape du Tour de France et une rareté sur le parcours de la Grande Boucle. Et pour cause, la dernière ascension d'un col qui a gagné ses lettres de noblesse grâce au rallye de Monte-Carlo remonte à près d'un demi-siècle, 47 ans pour être précis. C'était en 1973, lors de la 9e étape de la course. Vicente Lopez Carril avait remporté l'étape reliant Embrun à Nice.
L'homme à suivre : Julian Alaphilippe
Une étape de montagne dès la 2e étape, ça semble loin de la ligne d'arrivée pour que l'on sache, parmi la cohorte des grands favoris, qui a les jambes et, surtout, qui ne les a pas. C'est sans doute plutôt du côté des outsiders qu'il faudra se pencher, et d'un certain Julian Alaphilippe qui avait fait vibrer la France, paletot jaune sur le dos, jusqu'à ce fameux 26 juillet et une étape dantesque, si tant est que le terme soit assez fort pour qualifier le tourbillon d'une journée à jamais unique. Dimanche, le 2e de Milan – San Remo pourrait bien chasser un petit quelque chose sur un parcours - et surtout une fin de parcours – qui pourrait lui aller comme un gant. Le Français de la Deceuninck-Quick Step n'en a pas fait mystère : "Je ne vais pas le cacher, si j'ai des bonnes sensations, si je me sens bien, dimanche, c'est une bonne opportunité d'aller chercher la victoire et le maillot jaune". On a hâte d'y être.
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