Du changement pour revenir à la tradition. C'est le choix fait par les organisateurs de la Grande Boucle pour 2021 avec l'ajout d'un chrono supplémentaire par rapport à l'édition 2020, histoire de retrouver deux contre-la-montre, dont le dernier, autour de Saint-Emilion, pourrait être le juge de paix d'une épreuve haute en couleurs. Car de nombreuses surprises attendent les coureurs dès le 26 juin prochain, au départ de Brest. Avec notamment une onzième étape déjà alléchante avec cette double ascencion du Mont Ventoux.

De Brest à Paris : découvrez le tracé du Tour de France 2021

Tour de France
Van Aert : "Je veux plus de liberté sur le Tour l'an prochain"
IL Y A 7 HEURES

La Bretagne sous toutes ses coutures

En remplacement du Danemark, qui accueillera finalement le Tour en 2022, la Bretagne lancera les hostilités avec quatre étapes qui traverseront ses quatre départements. Brest, la ville de Valentin Madouas, accueillera pour la 4e fois de son histoire le Grand Départ, après ceux de 1952, 1974 et 2008. Le premier maillot jaune devrait être un puncheur. L’arrivée de la première étape, à Landerneau, sera tracé au sommet d’une bosse qui comprend un passage à 14%. Le lendemain, la 2e étape se concluera à Mûr de Bretagne, avec deux franchissements de sa bosse déjà devenue un classique. De quoi inspirer Julian Alaphilippe ? Suivront ensuite deux étapes pour sprinteurs, à Pontivy et Fougères.

Julian Alaphilippe avec le maillot jaune lors du Tour de France 2019.

Crédit: Getty Images

La montagne au 8e jour

Les grimpeurs devront attendre la toute fin de la première semaine pour voir un premier col. Rien à voir avec le Tour 2020, où la 2e étape à Nice avait proposé les cols de la Colmiane et de Turini. La 8e étape marque ainsi l’entrée dans les Alpes, avec une arrivée au Grand-Bornand par-delà le Mont-Saxonnex et les cols de Romme et de la Colombière. Elle sera suivie le lendemain par une arrivée à Tignes, que n’avait pas pu rallier les coureurs en 2019 à cause de la grêle et des coulées de boue. Pour atteindre la station savoyarde, il faudra cette fois passer par la côte de Domancy, chère à Bernard Hinault, mais aussi le col des Saisies, le col de Pré et le Cormet de Roselend. Les Alpes se résument ainsi à deux journées qui ne devraient pas peser beaucoup dans la lutte à la victoire finale.

Deux Ventoux pour le prix d’un

Le Mont Ventoux sera au programme de la 11e étape. Avec non pas un mais deux passages ! Les coureurs devront en effet franchir le Géant de Provence une première fois par Sault, via le plus roulant des trois versants. C’est ensuite par le côté traditionnel de Bédoin que le peloton gravira le Ventoux. L’arrivée ne sera pas au sommet. Mais en bas de la vertigineuse descente qui mène à Malaucène. La journée comprend 4500m de dénivelé. Soit le plus fort total de ce Tour.

Fritsch : "L’étape du Ventoux incarne ce Tour, mélange de modernité et de tradition"

Cinq étapes pyrénéennes

On l’a compris, le massif fort de ce 108e Tour sera les Pyrénées, arpentés durant cinq étapes. En ouverture, une journée de moyenne montagne avec la découverte du col de Saint-Louis. Le lendemain, départ de Céret, ville natale de Martin Fourcade, et franchissement du Port d’Envalira (2408), point culminant du Tour, avant de grimper le difficile col de Beixalis et d’arriver à Andorre-la-Vieille. Au lendemain de la dernière journée de repos, le Portet d’Aspet sera le dernier obstacle avant de plonger sur Saint-Gaudens. Enfin, les deux dernières étapes pyrénéennes seront peut-être les plus dures. Ce seront des arrivées au sommet. La 16e étape, le 14 juillet, propose un triptyque final composé de Peyresourde, Val Louron-Azet et de l’infame col de Portet (16km à 8,7%), qui avait souri à Quintana en 2018. Enfin, pour en finir avec la montagne, il faudra se farcir deux grands classiques, le Tourmalet et l’arrivée à Luz Ardiden, à trois jours de Paris.

58 kilomètres de contre-la-montre individuel

Après une 19e étape de transition pour amorcer la remontée vers la capitale, les cadors connaîtront une dernière explication lors d’un chrono pour purs spécialistes entre Libourne et Saint-Emilion, au coeur des vignobles bordelais, à la veille de l’arrivée aux Champs-Elysées. 31 kilomètres qui se rajoutent aux 27 du premier chrono de ce Tour, lors de la 5e étape, entre Changé et Laval. Cela fait 58 kilomètres de contre-la-montre individuel au total. Soit 22 de plus que l’an dernier, où les rouleurs avaient dû se contenter de 36 bornes comprenant la montée de la Planche des Belles Filles. Ils seront bien mieux lotis cette fois-ci. Même si ce Tour, assez classique sur le papier, reste à première vue une affaire pour grimpeurs.

"Les grimpeurs vont être obligés de se dévoiler assez tôt"

Tour de France
Fritsch : "L’étape du Ventoux incarne ce Tour, mélange de modernité et de tradition"
02/11/2020 À 08:55
Tour de France
Prudhomme : "Il y a de quoi faire pour les grimpeurs"
01/11/2020 À 20:14