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Les temps neutralisés à 4,5km de l'arrivée vendredi : le Tour fait un test
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Publié 09/07/2021 à 10:20 GMT+2
TOUR DE FRANCE 2021 - La fameuse règle des trois kilomètres, qui consiste à figer les temps des coureurs une fois que ceux-ci sont entrés dans les 3 000 derniers mètres d'une étape dite de plaine, ne s'appliquera pas ce vendredi lors de l'arrivée à Carcassonne. Les organisateurs vont l'étendre aux 4 500 derniers mètres.
Deuxième chute de la 1re étape du Tour de France
Crédit: Getty Images
C'est un premier élément concret dans la réflexion que beaucoup avaient appelé de leurs voeux après les nombreuses chutes ayant émaillé le début du Tour de France. L'organisation a ainsi annoncé une nouveauté pour la 13e étape entre Nîmes et Carcassonne, vendredi. Les temps des coureurs seront neutralisés dès qu'ils seront à 4,5 kilomètres de l'arrivée, contre 3 kilomètres en temps normal.
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Thierry Gouvenou : "Adapter la règle des 3km en fonction du terrain à chaque étape"
Video credit: Eurosport
Ce "test" ne s'appliquera que lors de la 13e étape. Des coureurs qui seraient retardés dans les 4 500 derniers mètres seront donc classés dans le même temps que le groupe auquel ils appartenaient. Pourquoi à 4500 mètres de l'arrivée ? Parce que le final de l'étape de vendredi est particulièrement tortueux. La "règle des 3 kilomètres" a notamment été critiquée à l'issue de la troisième étape, où plusieurs coureurs avaient perdu du temps à la suite de chutes survenues dans les dix derniers kilomètres, mais avant les 3 000 mètres fatidiques.
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Une grosse chute et de sacrés bobos : Roglic a déjà perdu gros
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Désengorger l'arrivée
Ce fut le cas notamment du Slovène Primoz Roglic (Jumbo-Visma), pris dans une chute à environ dix kilomètres de l'arrivée lors du final très sinueux amenant les coureurs à Pontivy. "Ce n'était pas la meilleure fin possible au niveau du parcours, et la véritable arrivée aurait dû se situer 18 km avant, quand les routes sont devenues très étroites. Prendre les temps à 10 km de l'arrivée aurait été une solution", avait notamment plaidé l'Allemand André Greipel (Israel Start-Up Nation) lors du mouvement de protestation des coureurs le lendemain.
"Le problème, avait de son côté relevé Vincent Lavenu, manager de l'équipe AG2R-Citroën, c'est que tout le monde veut être devant. Les sprinters, les équipiers des sprinters, les favoris, les leaders, les équipiers des leaders, soit environ 90% du peloton." Placer plus loin de l'arrivée la prise des temps pour le classement général doit permettre d'ôter du stress dans le peloton et de laisser la place aux avant-postes à ceux qui en ont vraiment besoin, à savoir les sprinters et leurs équipiers, pour désengorger l'arrivée.
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Après Roglic, le chaos : Plusieurs sprinteurs, dont Démare, au sol avant l'emballage final
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