Tour de France 2022 - 14e étape - David Gaudu (Groupama FDJ), confiance retrouvée

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TOUR DE FRANCE - Frustré par sa retenue sur les pentes de l'Alpe d'Huez le 14 juillet, David Gaudu (Groupama FDJ) a montré un esprit plus conquérant samedi à Mende. Si Vingegaard et Pogacar étaient trop forts pour lui comme pour les autres, il a marqué des points face au reste de la concurrence. Le Breton a hâte de retrouver la montagne en troisième semaine.

"J'espère que le verrou a sauté" : David Gaudu optimiste pour la suite

Video credit: Eurosport

David Gaudu a retrouvé le sourire. Et la confiance. Jeudi soir, à l'Alpe d'Huez, le Français était grognon. En colère après lui-même. Il s'en était voulu d'avoir été trop timide dans la première partie de l'ascension. "Ça fait chier, je n'ai pas confiance, avait-t-il lancé. J'ai peur d'exploser, du coup, je monte à mon rythme alors que je peux peut-être les accrocher devant. Donc là, je suis déçu." Samedi soir, à Mende, sur un terrain certes différent, il portait un regard bien plus clément sur sa performance : "Aujourd'hui, on ne peut qu'être satisfait."
Dans la montée de la Croix de Neuve, le Breton a été le troisième homme parmi les favoris. Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard ont fini ensemble et devant. Sans surprise. Derrière eux, mais devant tous les autres ténors du classement général (Thomas, Bardet, Yates, Quintana...), c'est bien le leader de l'équipe Groupama-FDJ qui s'est montré le plus percutant. "Des favoris, il n'y a que les deux les plus forts devant, se réjouit-il. C'était une montée qui me correspond. Trois bornes à 10%, c'est sur ce terrain-là que j'excelle le mieux."
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David Gaudu (Groupama FDJ) lors de la 14e étape du Tour 2022.

Crédit: Getty Images

Ce n'est pas tant le bilan comptable de cette journée qui le comble. Les écarts ont été faibles sur cet effort bref et intense. Gaudu a repris une poignée de secondes à certains de ses adversaires pour le podium (5 à Adam Yates, 9 à Romain Bardet). Avec l'échappée fleuve, il perd même paradoxalement une place au général, reculant au 8e rang au profit de Louis Meintjes, présent dans le bon coup de la journée. Mais dans l'attitude, il est convaincu d'avoir été dans le vrai samedi en Lozère.
"J'étais revanchard de l'Alpe où je n'avais pas tout donné, poursuit-t-il. Du coup, j'ai vraiment tout donné, j'ai lâché les chevaux et quand je vois ce que ça fait, ça me donne envie, ça me donne confiance. Aujourd'hui je me suis dit 'Qu'est-ce que j'ai à perdre ?, je suis à 1'30" du podium au général. Alors pourquoi pas y aller, tout mettre'. Parfois, dans la tête, il y a des verrous qui sautent. J'espère que le verrou a sauté aujourd'hui."
Pourtant, dans la première partie de la "Montée Laurent Jalabert", on a d'abord vu David Gaudu légèrement décrocher. "J'ai 'tamponné' le pied, ça montait très, très vite", avoue le grimpeur finistérien. Puis il est revenu : "Quand j'ai vu que Bardet et Mas avaient pété, je me suis dit 'Allez, donne tout'. Il y avait tellement de public, tellement de monde. La foule poussait, c'était juste un truc de fou. Après je suis revenu sur Quintana, qui ne prenait pas de relais, alors je suis allé chercher Thomas et Yates. J'ai essayé de les lâcher mais après le sommet, c'est rentré."
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David Gaudu dans la "Montée Laurent Jalabert".

Crédit: Imago

"David s'est un peu mis en mode gestion au pied de la bosse mais a rapidement compris qu’il fallait lâcher les chevaux, souligne le directeur sportif de la Groupama FDJ, Philippe Mauduit. C'est ce qu’il a fait. Il n’y a pas d’écarts sur la ligne au final mais c’était important qu’il le fasse. Je pense qu’il s’est rassuré pour les étapes à venir."
Si Thomas et Quintana ont opéré la jonction sur la ligne d'arrivée, cette petite passe d'armes lui a redonné le moral. Aux deux tiers de ce Tour, et sauf cagade dimanche sur la route de Carcassonne, Gaudu va donc atteindre la dernière journée de repos en étant dans le groupe en lice pour le podium. En queue de ce groupe, certes, et avec un contre-la-montre à venir samedi prochain qui pourrait lui coûter du temps, mais il est dans le coup.
Loin des contrariétés de l'Alpe d'Huez, qui ne datent pourtant que de quarante-huit heures, on le sent gonflé à bloc. "J'ai rarement eu des jambes comme ça sur trois semaines", avance-t-il, avant de corriger : "Pour l'instant en tout cas, sur deux semaines, je n'ai pas eu de jour sans encore. Peut-être que ça arrivera en troisième semaine, peut-être que ça n'arrivera pas. Mais la confiance revient, j'ai hâte d'être dans les Pyrénées. J'espère être tout feu tout flamme dans les Pyrénées." C'est qu'on appelle un virage à 180°.
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La folle attaque de Pogacar, le mental de fer de Matthews : Le résumé de la 14e étape

Video credit: Eurosport

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