Tour de France 2026 | 14e étape | Tadej Pogacar est insatiable et ne veut rien laisser à la concurrence

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Tadej Pogacar en a remis une couche samedi. Au Markstein, par-delà le formidable col du Haag qui a séduit tout le monde pour ses premiers pas, Tadej Pogacar a signé une nouvelle démonstration de force en s'envolant dans le final. C'est, déjà, sa quatrième victoire d'étape dans ce Tour de France 2026. Il est en mode glouton. En mode Merckx. Ou en mode Pogacar, tout simplement…

Pogacar toujours plus doré, Seixas jeune premier : le résumé de l'étape 14

Video credit: Eurosport

Le fait du jour

Finalement, c'est simple, le cyclisme. Vu par Tadej Pogacar, en tout cas. Le Slovène regarde le parcours, coche ses étapes avec son petit feutre et, le jour J, il gagne. Que c'est pratique, et que ce doit être formidable de vivre le Tour de France ainsi. Il la voulait donc, cette 14e étape. Il était convaincu de "kiffer", comme il l'avait dit vendredi soir. Cette fois, contrairement au Lioran, il n'avait pas de compte à régler avec cette arrivée, s'étant déjà imposé au Markstein il y a de cela trois ans. Mais on allait quand même voir ce qu'on allait voir.
La nouveauté, c'était ce col du Haag. Une montée à sa mesure. Le Slovène l'avait repérée, et, comme il l'a rappelé à l'arrivée, son équipe et lui-même avaient "ciblé cette étape depuis le départ". Le pire, ou le meilleur, selon le point de vue, c'est qu'il n'a pas laminé la concurrence de façon outrancière. On n'ira pas jusqu'à dire qu'il s'est contenté de gérer, mais il a profité des circonstances. Le travail de sape des Decathlon CMA CGM d'abord, puis le tour de vis monumental de Jonas Vingegaard, ont permis à "Pogi" de se retrouver sur orbite sans que ses équipiers ne s'emploient.
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"Pogacar a été énorme sur 1,5 km"

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Puis il a démarré et, bien sûr, personne ne l'a suivi. Parce qu'il est toujours seul dans sa propre dimension. Il ne pratique pas tout à fait le même cyclisme que les autres. Jonas Vingegaard l'a accompagné dans cette sphère-là pendant quelques années, mais en cet été 2026, son isolement au sommet semble plus prononcé que jamais. Alors Pogacar concocte son menu, fait ses courses et remplit son caddie sans se préoccuper ni des autres ni du suspense. Votre ennui, si telle est la conséquence, ce n'est pas son problème.
Il y a un an, rapidement en jaune et nanti d'une solide avance, il s'était "contenté" de gérer, sans chercher à lever davantage les bras ou à creuser des écarts abyssaux. Il semblait blasé, lassé, tristounet. Il avait fait le job, c'est tout. L'épicier est redevenu boucher. Douze mois plus tard, il apparait encore plus fort et, en prime, bien plus frais mentalement et affamé comme jamais. Il veut tout rafler. Il les lui faut toutes. Et tous les massifs. Pyrénées, Massif Central et, maintenant, les Vosges. Les Alpes arrivent ? Remontrez-lui la carte. Il vient juste de finir les amuse-gueules et l'entrée. Il est prêt pour le plat de résistance et le(s) dessert(s).

Le grand perdant : Mattias Skjelmose

Ce samedi matin avant la 14e étape, Mattias Skjelmose se trouvait à une minute et 39 secondes du podium, à une minute et 10 secondes de Paul Seixas. Le Danois de la Lidl-Trek est un peu sorti de la lutte pour la "boîte" après la grande étape des Vosges. Dixième sur la ligne d'arrivée, le 5e de la Vuelta 2024 a perdu 62 secondes sur Isaac Del Toro et Seixas et il doit désormais peut-être plutôt regarder derrière lui. C'est aussi, peut-être, une mauvaise nouvelle pour Juan Ayuso, son coéquipier chez Lidl-Trek, qui ne pourra pas miser sur le jeu d'équipe.

On a aimé

La nouvelle copie de Paul Seixas. Pas sûr qu'il faille encore s'en étonner, mais le Français, du haut de ses 19 ans, passe les étapes les unes après les autres avec un brio déconcertant. Là, à la baston, il est allé chercher une belle troisième place au Markstein. Le voilà 4e du général, tout près du podium, et avec le maillot blanc pour la première fois sur ses épaules. Il mérite une mention très bien ce samedi, une fois de plus.
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La sidération Seixas : "Un très grand", "à 19 ans c'est hallucinant"

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Le tempérament, une fois encore, de Richard Carapaz. Encore à l'avant, encore combattant. Encore battu, certes, aussi, parce que les ténors de la course ont mis le turbo dans le col du Haag. C'est Jonas Vingegaard, plus que Tadej Pogacar, qui a ruiné pour de bon ses espoirs ce samedi. Mais, même une fois repris, il s'est accroché. Il mériterait d'être récompensé d'ici Paris. Bravo à lui, ainsi qu'à Tobias Halland Johannessen.
Les images fantastiques du col du Haag. On l'attendait comme une des possibles attractions de cette édition 2026 et on n'a pas été déçu. Un pied terrible, un dernier kilomètre épuisant, mais surtout cette route étroite noire de monde offrant un spectacle exceptionnel. Pas de doute, le Haag a gagné ses galons et vous pouvez être assurés que nous le reverrons au menu dans les années à venir. Christian Prudhomme a dû savourer dans sa voiture...
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Que de monde sur la montée du col du Haag !

Crédit: Getty Images

On n'a pas aimé

C'est toujours un crève-cœur quand un coureur finit hors délais. Il y avait eu Kelland O'Brien sur la 4e étape, il y a eu Anton Charmig ce samedi sur la 14e. Le Danois de Uno-X Mobility a été lâché très tôt dans les Vosges et il n'a jamais pu recoller au gruppetto. Son Tour de France 2026 s'arrête là.

La stat : 46

Tadej Pogacar est seul au monde. Jonas Vingegaard s'accroche à sa deuxième place mais sa marge est ténue. Toutefois, le Danois a encore un tout petit matelas. Mais derrière, quelle formidable foire d'empoigne pour le podium ! Remco Evenepoel est toujours troisième, mais le Belge a une véritable meute à ses trousses : Paul Seixas est 15 secondes derrière lui, Juan Ayuso est à 18, Florian Lipowitz à 40 et Isaac Del Toro à 46. Cinq coureurs en 46 secondes pour la dernière place sur le podium et, si on y ajoute Vingegaard, seulement 1'20" entre le 2e et le 8e. À huit jours de l'arrivée à Paris, ça promet !

La décla : Tadej Pogacar

Je tiens aujourd'hui à remercier tous les fans venus au bord de la route. C'était inoubliable de voir toute cette foule sur les montées. Je n'avais jamais rien un truc pareil. Merci à tous.
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Pogacar : "Un public inoubliable, une étape magnifique, on y pensait depuis le départ"

Video credit: Eurosport

Juste pour savoir

. Avec combien de victoires Pogacar va-t-il finir ? 5 ? 6 ? 7 ? Plus ?
. Avec combien d'avance va-t-il finir sur son dauphin à Paris ? 5 ? 6 ? 7 minutes ? Plus ?
. Paul Seixas sur le podium de ce Tour, c'est pour quand ?
. Richard Carapaz super combatif de ce Tour 2026, quelqu'un achète ?
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