Tour de Suisse I Avant le Tour de France, Tadej Pogacar (UAE Emirates - XRG) ne vient pas que pour cocher une case

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Il manque encore à son palmarès. C’est bien l’une des raisons qui a poussé Tadej Pogacar (UAE Emirates – XRG) à participer pour la première fois au Tour de Suisse de mercredi à dimanche. Mais le Slovène a d’autres ambitions, au-delà de réussir au mieux sa dernière course avant le Tour de France. Il s’agit aussi d’enchaîner les victoires. Et de marquer les esprits avant la Grande Boucle.

"Pogacar voulait peut-être une approche un peu plus cool"

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On l’a quitté il y a un mois. Comme souvent, les bras levés. Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) venait de remporter le Tour de Romandie après une dernière victoire sur l’étape reine à Leysin. Dominant sans être écrasant, le Slovène n’en avait pas moins coché une case de plus à palmarès XXL. Il s’est fixé la même mission un mois et demi plus tard sur le Tour de Suisse, à partir de mercredi.
Pogi n’a pas chômé depuis sa dernière course. Il a basculé sur sa préparation au Tour de France avec un stage dans la Sierra Nevada. Maxime van Gils (Red Bull – Bora-hansgrohe) en a été un témoin privilégié.  "Il a l'air très rapide et plutôt mince, a raconté le Belge au média HLN. On ne roulait vraiment pas lentement, mais Tadej a attaqué la montée à fond. Au début, on a cru qu’il faisait semblant et qu’il s’était caché dans les buissons quelques virages plus loin. Mais quand on est arrivés au sommet, on l’a revu. C’était donc juste un effort d’ascension tout à fait normal pour lui".
Prometteur. Pogacar avait pris un peu de muscle pour la campagne des classiques. Il était un peu au-dessus de son poids de forme au moment de prendre le départ du Tour de Romandie. Ce qui expliquait, au moins en partie, pourquoi le Slovène ne semblait pas aussi aérien que d’habitude. Cela ne l’avait pas empêché de remporter quatre étapes et le classement général. Difficile de capitaliser davantage sur six jours de course.
Faire grimper son compteur victoires, ce sera encore un objectif sur le Tour de Suisse. Il était le coureur le plus victorieux en World Tour après le Tour de Romandie mais ce n’est plus le cas. Jonas Vingegaard (Visma I Lease a bike) est passé devant à la faveur de sa moisson sur le Giro (5 étapes et le classement général) et le distance désormais de trois unités, avec 12 succès contre 9 pour Pogacar. Le Slovène est même talonné par son équipier Isaac Del Toro, qui totalise huit victoires après son sacre sur le Tour Auvergne - Rhône-Alpes.

Un nouveau format

Le Tour de Suisse peut déjà lui permettre de revenir sur le Danois et de distancer le Mexicain, même si le format de l’épreuve a été ramené de huit à cinq jours. Ce n’est cependant pas forcément pour déplaire au Slovène, qui masque de moins en moins sa lassitude quand les courses à étapes se font longues. "Cette nouvelle formule convient mieux à une préparation pour le Tour de France", soulignait également Olivier Senn, le directeur de la course, dans les colonnes de Blick. 
C’est en partie pour ça que le Tour de Suisse a attiré quelques noms du peloton. A commencer par Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), le grand rival de Pogacar sur les Classiques, qui n’a plus couru depuis Paris-Roubaix. Primoz Rogic (Red Bull-Bora-Hansgrohe), Antonio Tiberi et Lenny Martinez (Bahrain-Victorious), Romain Grégoire (Groupama – FDJ United) ou Nairo Quintana (Movistar) seront, entre autres, également au départ pour offrir de la concurrence au Slovène.
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Qui aura, aussi, l’occasion de se tester sur tous les types de terrains. Il y aura deux premières étapes assez bien taillées pour les puncheurs, une troisième qui pourrait sourire aux sprinteurs, avec un contre-la-montre individuel de 23 kilomètres autour d’Aarburg. Il y aura surtout le dernier jour, à Villars-sur-Ollon, avec l’ascension du Col de la Croix à gravir à trois reprises, dont deux fois en intégralité (19,1 km à 7%), avant l’arrivée à Huémoz.
Peut-être le jour où Pogacar finira de marquer les esprits, à deux semaines du rendez-vous de Barcelone pour le Grand départ du Tour de France. Comme Vingegaard l’a fait avec sa domination sans partage sur le Giro. Comme Del Toro, aussi, même si le duel tant attendu avec Paul Seixas (Decathlon CMA CGM) sur le Tour Auvergne – Rhône-Alpes a tourné court après la chute du Français samedi, puis son abandon dimanche. Sur ce Tour de Suisse, Pogacar aura aussi l’occasion de rappeler qui est le patron du peloton. Ce n’est jamais une mauvaise idée de la saisir avant la Grande Boucle.
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