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Boonen impérial
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Publié 03/04/2005 à 11:43 GMT+2
A 24 ans, le Belge Tom Boonen (Quick Step) a remporté en solitaire le 89e Tour des Flandres, dimanche. Boonen a faussé compagnie à ses quatre conpagnons d'échappée à 8 km de l'arrivée. Il devance l'Allemand Klier (T-Mobile), le Belge Van Petegem (Davitamo
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Il était le grand favori de la 89e édition du Tour des Flandres, dimanche. Celui que tout le peuple belge attendait, présenté comme le successeur éventuel de Johan Musseuw. Pour cela, il restait à Tom Boonen, le Flamand, à confirmer ce statut de leader et de grand espoir du cyclisme belge.
Boonen règne chez lui
Alors quoi de plus idéal pour régaler ses supporters que d'enlever la grande classique flamande, la Ronde, qui se jouait dimanche sur 256 km entre Bruges et Meerbeke.
Boonen était attendu de pied ferme. Et au final, le sprinteur belge de la Quick Step a enlevé en solitaire le Tour des Flandres. Une victoire qui plus est avec la manière.
Lui, le spécialiste du sprint a pris la course en mains. Boonen a attaqué à 8 kilomètres de l'arrivée. Il ne voulait pas prendre le risque d'attendre le sprint et de se disputer la victoire avec le Belge Van Petegem (Davitamon-Lotto), les Allemands de la T-Mobile Klier et Zabel, ainsi que les Italiens Petito (Fassa Bortolo) et Ballan (Lampre).
Van Petegem piégé
Bilan, le jeune Anversois, 24 ans, a devancé d'une trentaine de secondes l'Allemand Andreas Klier, en avant-garde d'un premier groupe comprenant également le Belge Peter Van Petegem, l'Italien Roberto Petito, l'Allemand Erik Zabel et l'Italien Alessandro Ballan.
L'Américain George Hincapie a réglé un groupe pour la septième place, à moins de deux minutes, avant l'arrivée de son compatriote Lance Armstrong dans un troisième petit peloton.
L'échappée du jour
La course, sous un soleil de printemps, a été ouverte dès le matin par une échappée de six coureurs (Marzoli, Mourey, Boucher, Backstedt, Barredo et Zaballa) qui s'est effilochée au fur et à mesure des difficultés avant que Ballan se dégage à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée.
L'accélération d'un trio de favoris (Klier, Van Petegem, Boonen) au sommet du Valkenberg, à 32 kilomètres de la ligne, a provoqué la décision. Le groupe renforcé par Zabel et Petito qui avaient pris les devants s'est assuré un avantage décisif.
Tout s'est joué dans le Valkenberg
Le forcing de Klier puis de Boonen dans le Bosberg, la dernière des dix-sept côtes du parcours, s'est avéré improductif. Boonen a attendu ensuite un démarrage de Van Petegem sur la route plane menant à Meerbeke pour contrer et se diriger vers un succès ovationné par le public flamand.
"Je ne pouvais pas attendre, je ne pouvais pas gagner avec Zabel et un équipier, je devais attaquer. J'ai encore du mal à réaliser", a déclaré Boonen à l'arrivée.
Avant de préciser, "quand j'étais dans les catégories de jeunes, c'était souvent ma tactique pour gagner. Il n'y a pas de comparaison à faire avec Johan Museeuw, nous sommes des coureurs différents. J'ai eu aussi la chance de gagner plus tôt que lui. Remporter le Tour des Flandres, cela a bien sûr une signification particulière pour moi. C'est mon pays, mes routes, mon public. Mais mon coeur, et mon corps aussi, vont surtout vers Paris-Roubaix.
Modeste Boonen ! Pourtant, son palmarès commence sérieusement à s'étoffer. Révélé par sa troisième place dans Paris-Roubaix 2002, à l'âge de 21 ans, l'Anversois possède déjà à son compteur de victoires, huit succès depuis le début de l'année, un sur Gand-Wevelgem en 2004, ainsi que deux étapes dans le Tour de France l'année passée
Alors, sans trop s'avancer, il est quasi certain que, grâce à cette victoire sur la Ronde, Boonen se présente comme le digne successeur de Johan Musseuw. Celui qui lui a tout appris avant qu'il mette un terme à sa carrière l'an dernier à l'issue du Paris-Roubaix.
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