Gare à eux !

Gare à eux !
Par Eurosport

Le 31/03/2012 à 21:42Mis à jour Le 01/04/2012 à 10:46

Et si le Tour des Flandres échappait à Boonen et Cancellara? Certes, le Belge et le Suisse semblent au-dessus du lot sur le papier. Mais tout peut arriver sur une course comme le Ronde. Gros plan sur une belle brochette d'outsiders, tout prêts à sauter sur l'occasion si elle se présente.

SYLVAIN CHAVANEL (France - Omega Pharma Quick Step)

Deuxième l'an dernier, Sylvain Chavanel a peut-être laissé passer la chance de sa vie. Chez Omega, le Français n'est évidemment pas le premier choix, et il en convient aisément. "On ne mise pas, pour la gagne, sur quelqu'un qui n'a fait qu'une fois deuxième. Tom est le leader incontesté de l'équipe", admet-t-il. Reste qu'il n'est pas un équipier comme les autres. Sans être l'option numéro un, Chavanel sera protégé dimanche. Sa victoire dans les Trois Jours de la Panne, la première d'un coureur français, le confirme dans un statut privilégié. Il aime cette course, il a la caisse pour y jouer un rôle majeur. Mais pour lui, tout dépendra des circonstances. Si elles lui sont favorables et qu'il peut jouer sa carte dans le final, attention à lui.

FILIPPO POZZATO (Italie - Farnese Vini)

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GREG VAN AVERMAET (Belgique - BMC)

Heureuse Belgique. Elle n'a pas que Tom Boonen et Philippe Gilbert pour tenir le haut du pavé sur les classiques. Dans sa carrière, le natif de Lokeren a souvent été barré par un grand leader. Chez BMC, certains le voyaient condamné à rester dans l'ombre, surtout avec l'arrivée de Gilbert. Mais il est bel et bien l'atout numéro un de sa formation. Gilbert, Hushovd, voire Ballan, paraissent en retrait de leur véritable valeur. Du coup, c'est peut-être le moment ou jamais pour van Avermaet de claquer sa première très grande victoire. Son début de saison n'a pas été flamboyant, mais suffisamment solide pour qu'on lui accorde le crédit qu'il mérite. A la manière de Nuyens l'an dernier, il ferait un troisième homme très crédible.

PETER SAGAN (Slovaquie - Liquigas)

Reuters

SEP VANMARCKE (Belgique - Garmin)

A l'instar de Greg Van Avermaet, voilà un Belge tout à fait apte à tirer les marrons du feu si Cancellara et Boonen se regardent de trop près. Sa victoire dans le Het Nieuwsbald avait valeur d'avertissement pour la concurrence. Désormais, Vanmarcke veut jouer dans la cour des grands. Plus question d'avoir le frein à main comme par le passé chez Garmin, quand il lui fallait, d'abord, travailler pour Thor Hushovd. Incontestable leader de son équipe, il ne nourrit aucun complexe.

ALESSANDRO BALLAN (Italie - BMC)

L'Italie attend depuis de longs mois une victoire dans un des cinq monuments. Alessandro Ballan mettra-t-il fin à cette disette transalpine? L'Italien n'est sans doute plus au niveau qui fut le sien lors de sa victoire au Tour des Flandres en 2007 ou de son titre mondial, mais il reste un client. Il vient de finir dans le Top 10 des Strade Bianche, de Milan-Sanremo et du Grand Prix E3. Mais entre un Top 10 et une victoire, il y a une marge. L'affaire Mantoue plane aussi au-dessus de sa tête. Sera-t-il perturbé par ces considérations extra-sportives?

MATTI BRESCHEL (Danemark - Rabob ank)

A ses débuts chez CSC, Matti Breschel avait été présenté par Bjarne Riis comme un futur crack, capable de remporter le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Le Danois n'a pas (encore) tout à fait tenu ces belles promesses, mais il n'en demeure pas moins un client. Il est fait pour ce type de courses et sa forme est ascendante depuis quelques semaines. Candidat au Top 5, voire au podium. En cas d'arrivée dans un petit groupe, au sprint, il peut se débrouiller.

ET AUSSI

Une fois encore, si la victoire ne revient pas à Boonen ou Cancellara, ils sont quasiment une quinzaine à pouvoir rafler la mise. La liste des outsiders ne se limite donc évidemment pas aux sept coureurs présentés ci-dessus. On peut en ajouter au moins autant. Mais tous doivent soulever de grosses interrogations: Philippe Gilbert peut-il retrouver subitement sa forme éblouissante du printemps 2011? Stijn Devolder est-il un prétendant crédible parce qu'il a déjà remporté deux fois l'épreuve? Nikki Terpstra aura-t-il le loisir de jouer sa carte?

D'autres rêvent de décrocher la victoire de toute une vie. On pense à Bjorn Leukemans, souvent sous-estimé, mais souvent d'une remarquable régularité dans les classiques. Sebastian Langevled n'a sans doute pas lui non plus le CV que son talent mérite. Et qui de Juan Antonio Flecha, si souvent placé mais jamais gagnant dans els classiques du Nord ? Pour tous, il est encore temps d'y croire. Dimanche soir, il n'y aura qu'un seul élu, comme toujours.

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