Coupe du monde de cyclo-cross - Mathieu Van der Poel résiste à tout pour s'imposer sur la manche de Maasmechelen, triplé Alpecin
Mis à jour 24/01/2026 à 17:05 GMT+1
Comment battre Mathieu Van der Poel dans les sous-bois ? La question reste insoluble pour les adversaires du Néerlandais, tombés pour une onzième fois devant le prodige des labours, qui n'a pas eu course facile, loin de là. Victime de deux crevaisons au pire moment sur le parcours de Maasmechelen, MVDP a aussi été gêné dans une butte. Il l'emporte quand même, devant deux équipiers Alpecin.
Van der Poel à plat deux fois ? Le suspense à peine relancé : son retour et sa victoire en vidéo
Video credit: Eurosport
Ses adversaires ne savent plus quoi faire, quoi inventer pour le déboulonner, mais Mathieu Van der Poel trouve toujours la parade, chasse les doutes et le mauvais sort – quand il veut s'en mêler – pour l'emporter à tous les coups. Onze sorties, et maintenant onze victoires pour le "Flying Ducthman" (50 victoires en Coupe du monde), qui n'a pas été épargné par ses concurrents, encore moins par les éléments extérieurs. Surtout par deux crevaisons, intervenues bien avant le passage à l'un des deux postes. Mais il en fallait plus, beaucoup plus, pour dévisser le Batave de son trône, qui plus est entouré samedi de deux coéquipiers sur le podium (Tibor Del Grosso 2e, Niels Vandeputte 3e). Un succès total d'Alpecin-Premier Tech.
Dans les sous-bois, c'est Mathieu Van der Poel qui décide. Samedi sur le tronçon exigeant de Maasmechelen (Belgique), le maillot irisé a décidé d'y aller crescendo. Alors, un moustachu en a profité pour aller à la cueillette, ouvrant une ornière particulièrement piégeuse. Cameron Mason "échappé", VDP s'est chargé de suivre son fidèle écuyer, portrait-robot tout craché, Tibor Del Grosso, harnaché à la selle de l'excentrique Thibau Nys. À huit jours des championnats du monde de Hulst, aux Pays-Bas, pas besoin calculer, il faut se montrer.
Coup de massue et coup de tonnerre
Le parcours, difficile et éclectique, ne prévient pas les coureurs devant la pile de racines et de gravillons aspirés par les boyaux. Première victime de marque, Mason. Un saut au puits pour changer de monture, et le Britannique a quitté l'écran. L'occasion choisie par Mathieu Van der Poel pour s'échapper dans la partie exigeante, avant le bac à sable où seul Del Grosso arrive à tenir sa trace. Début du quatrième et il n'y a déjà plus personne derrière le septuple champion du monde.
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Van der Poel, deux crevaisons et une 50e victoire en CDM : "Ça m'a coûté plus d'énergie que prévu"
Video credit: Eurosport
Un coup de massue, avant le coup de tonnerre. Rattrapé par son coéquipier, Van der Poel tue d'emblée la thèse du cadeau tombé du ciel en dégringolant dans la hiérarchie, rattrapé par Niels Vandeputte, Thibau Nys ainsi que le champion de suisse Kevin Kuhn. Repoussé à 20 secondes de la tête, VDP traîne une monture crevée, et le premier poste n'est pas l'ornière à côté, donc il garde le cap malgré le boyau scotché au terrain, ne s'affole pas – comme à chaque fois – et arrive à bon port, avant d'avaler, un à un, les pions qui le séparaient de la tête. Moins de deux tours pour effectuer un splendide retour et le mauvais sort lui rejoue un mauvais tour.
La gloutonnerie d'Alpecin, la promesse Bisiaux
Revenu dans le quatuor de tête (Nys, Vandeputte, Del Grosso), le Batave est gêné par le champion de Belgique au sommet d'une rampe, pose pied à terre mais perd l'équilibre et redescend dans le mauvais sens. Un autre contretemps qui ne changera pas le verdict, implacable, dicté par l'insubmersible Van der Poel. Isolé à trois boucles de la fin, VDP s'est contenté de chantonner, seul, son refrain préféré dans des labours domptés. Pour de bon ? Toujours pas ! Une deuxième crevaison est venue relancer le suspense à deux boucles du but, encore au plus mauvais moment dans le parcours. Mais, derrière, les erreurs techniques d'un Nys brouillon lui coûteront un retour et même plus, le podium, 100% Alpecin. Un coup dur pour le Belge, qui a presque perdu la Coupe du monde avant la dernière manche, dimanche. 16e du jour et deuxième Français, Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM) a suivi ça de très loin, sans doute via les écrans géants, mais nul doute qu'il a hâte, un jour, de trouver sa place dans ce joyeux cirque d'élite.
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