Dressage

L’équipe de dressage de Grande-Bretagne a conclu à son avantage le travail de sape de ce qui s’appelle l’hégémonie allemande.

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L’équipe de dressage de Grande-Bretagne a conclu à son avantage le travail de sape de ce qui s’appelle l’hégémonie allemande. Depuis 1964, exception faite de l’édition de 1972 où elle fut battue par l’URSS d’alors, l’Allemagne n’a jamais faibli.
Il a fallu qu’elle traverse le Channel pour tomber sur un os : la Grande- Bretagne, qui n’est jamais montée sur un podium olympique ! Les Anglais ont gagné la première manche avec un léger avantage (79,407) devant les Allemands (78,845) et les Hollandais (76,809).
Pour remporter la médaille d’or par équipes, il faut que les Britanniques rééditent leur performance dans le Grand Prix Spécial le 7 août : l’addition des scores des deux exercices décidera du podium par équipes.
Impensable il y a quatre ans, à Hong kong, puisque la Grande-Bretagne ne pointait qu’au 6e rang. Une médaille d’or anglaise devient envisageable depuis les championnats d’Europe de Rotterdam, l’an passé, où, pour la première fois, Carl Hester, Laura Bechtolsheimer et Charlotte Dujardin coiffaient les spécialistes de la discipline, à commencer par les Néerlandais.
Une progression qui doit beaucoup au champion Carl Hester, à son enthousiasme, sa compétence et son sens tactique. En acceptant de jouer « l’ouvreur » dans cette compétition pour donner le beau rôle à son élève Charlotte Dujardin (avec Valegro), il a bousculé les codes et les habitudes, surprenant les juges. Un coup de poker qui a payé : la cavalière est en tête après cette première manche (83,663), devant Adelinde Cornelissen avec Parzival (81,687) et Helen Langehanenberg/Damon Hill (81,740).
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