Victoriano Melero, secrétaire général du club Paris Saint-Germain (PSG), a été entendu comme partie civile cette semaine dans l'enquête pour "violences aggravées" et "escroquerie en bande organisée" concernant l'agression de la footballeuse Kheira Hamraoui, a appris l'AFP vendredi de source proche du dossier.
Selon cette source, il a été auditionné en début de semaine, le PSG s'étant constitué partie civile dans cette affaire rocambolesque où l'une de ses anciennes joueuses Aminata Diallo, 27 ans, a été mise en examen le 16 septembre, soupçonnée d'être l'instigatrice de l'agression, le 4 novembre 2021, de son ex-coéquipière et rivale Kheira Hamraoui. Contacté, l'avocat du club n'a pas souhaité commenter.
Plusieurs personnes sont mises en examen dans ce dossier. Aminata Diallo, dont le placement sous contrôle judiciaire est frappé d'appel. Défendue par Mes Mourad Battikh, Chloé Redon et Romain Ruiz, elle nie vigoureusement toute implication dans l'agression.
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Quatre jeunes hommes, nés entre 1999 et 2003. Trois d'entre eux reconnaissent leur présence sur les lieux de l'agression et avoir eu connaissance du motif de leur recrutement, un quatrième reconnaît avoir donné des coups, selon le parquet de Versailles. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire, et deux autres, défendus par Me Stéphane Gas, sous contrôle judiciaire.

Kheira Hamraoui

Crédit: Getty Images

Aucune mise en examen concernant le volet "escroquerie en bande organisée"

Une nouvelle garde à vue a eu lieu mardi, selon une autre source proche du dossier. Un homme a ainsi été entendu quelques heures dans le cadre d'une commission rogatoire, avant d'être relâché, a indiqué cette source à l'AFP.
D'après un récent rapport d'enquête consulté par l'AFP, les policiers sont à la recherche d'un cinquième homme, qui aurait commis des violences contre Kheira Hamraoui, et d'un intermédiaire. Dans ce rapport, ils décrivent un "projet insensé criminel", nourri par une "véritable haine" de Diallo à l'égard de Hamraoui, au point de vouloir la blesser selon eux pour prendre son poste.
Ils citent aussi à plusieurs reprises l'entourage de Diallo, notamment un certain César M., agent officieux de plusieurs joueuses du PSG, comme de la star Marie-Antoinette Katoto. Celui-ci aurait usé de "manoeuvres d'intimidations voire de menaces pour forcer les dirigeants du club à prolonger les contrats de l'ensemble des joueuses dont il prétendait défendre les intérêts", avancent les enquêteurs. Aucune mise en examen n'a encore eu lieu pour le volet "escroquerie en bande organisée" de l'enquête.
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