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Jeune, novateur, ambitieux : le coach de Leipzig est aussi son attraction

Jeune, novateur, ambitieux : le coach de Leipzig est aussi son attraction
Par AFP

Le 16/08/2019 à 11:00Mis à jour Le 16/08/2019 à 11:46

BUNDESLIGA - Leipzig se déplace dimanche à 18h sur la pelouse de l'Union Berlin, dans le cadre de la 1re journée. Fondé en 2009, le RB est un club jeune et ambitieux. Julian Nagelsmann, son coach depuis cet été, répond à ces caractéristiques. L'entraîneur de 32 ans attache une grande importance au domaine cognitif et considère que ses joueurs doivent être "sur-sollicit(és) à l'entraînement".

Julian Nagelsmann, le jeune entraîneur vedette recruté par Leipzig, arrive avec de l'ambition et une mission : installer le RB durablement au sommet du foot allemand. Transféré de Hoffenheim à l'intersaison, le technicien de 32 ans seulement est, après la montée en première division en 2016, le deuxième étage de la fusée Red Bull, sponsor de Leipzig, qui rêve de bousculer à terme le Bayern Munich et Dortmund. Pour lui, la conquête de l'Allemagne n'est qu'une question de temps. "Cela dépend en partie de nous mais pas seulement", dit-il jeudi dans un entretien à l'agence SID, filiale de l'AFP, à trois jours de son entrée en lice en Bundesliga à Berlin contre l'Union, club promu.

"Nous avons de nombreux jeunes joueurs, qui ne parlent pas encore allemand, qui découvrent la ville et le pays. Ils doivent d'abord s'acclimater. Nous avons beaucoup de talent dans l'équipe mais on verra combien de temps il faudra pour transformer ce talent en résultats. Sur le fond, ce club a le potentiel pour gagner un titre dans les trois, quatre prochaines années", ajoute Nagelsmann. Son effectif compte notamment cinq internationaux espoirs français, dont les titulaires en défense centrale Ibrahima Konaté et Dayot Upamecano, ainsi que deux jeunes talents britanniques juste arrivés, Ademola Lookman (21 ans) et Ethan Ampadu (18 ans).

Dayot Upamecano (RB Leipzig) face à Aston Villa en match de pré-saison

Dayot Upamecano (RB Leipzig) face à Aston Villa en match de pré-saisonGetty Images

Un effectif à son image

"On réduit souvent l'expérience à l'âge", rétorque Nagelsmann à ceux qui, en Allemagne, considèrent que l'effectif est trop immature pour jouer les premiers rôles "mais c'est plutôt une question de matches joués. A 22 ans, Messi comptait déjà 300 matches de Liga espagnole. L'expérience, c'est à nous de l'engranger". Car cet ancien défenseur, dont la carrière fut brisée à 20 ans par une blessure grave au genou survenue lors de son passage sous les ordres d'un certain Thomas Tuchel à Augsbourg, sait mieux que quiconque que, aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.

Nagelsmann fut, à 28 ans, le plus jeune entraîneur de l'histoire de la Bundesliga, avant de battre l'an dernier avec Hoffenheim le record de jeunesse pour un coach en Ligue des champions, à 31 ans et deux mois. Accueilli avec scepticisme voire moquerie à ses débuts sur les bancs, il s'est rapidement taillé une réputation en menant deux fois Hoffenheim dans le carré de tête du championnat, en 2017 et 2018, avant de terminer 9e l'an dernier.

" Les gars doivent être capables d'évaluer et de trier beaucoup d'informations sous pression (...) il est important de les sur-solliciter à l'entraînement"

Passionné de nouvelles technologies, admirateur de Pep Guardiola, il passe pour un coach extrêmement exigeant sur le plan de l'intelligence de jeu, qui n'hésite pas à épuiser mentalement ses joueurs à l'entraînement. "Les exigences dans le domaine cognitif sont de plus en plus élevées et on peut aller encore plus loin dans le football moderne", se justifie-t-il. "Les gars doivent être capables d'évaluer et de trier beaucoup d'informations sous pression et de prendre des décisions très rapides. C'est pourquoi il est important de les sur-solliciter à l'entraînement", appuie le technicien.

Cette saison, l'un de ses objectifs sera aussi de progresser avec Leipzig en Ligue des champions. Pour sa première campagne européenne en 2017, le RB avait été éliminé en phase de poules. Quant à Nagelsmann, il n'a gagné aucun des six matches de Ligue des champions qu'il a coachés avec Hoffenheim (3 nuls, 3 défaites).

"Je brûle de devenir un entraîneur qui réussit aussi à l'international", reconnaît-il. "Se qualifier pour la Ligue des champions avec Hoffenheim, c'était bien... Mais ce serait bien aussi qu'il y ait quelques victoires, maintenant". Dietrich Mateschitz, le milliardaire autrichien fondateur de la marque Red Bull et du club, n'attend pas autre chose.

Julian Nagelsmann, lors d'un entraînement - 15 juillet à Seefeld (Autriche)

Julian Nagelsmann, lors d'un entraînement - 15 juillet à Seefeld (Autriche)Getty Images

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