Longuement interrogé par l'AFP vendredi, à Rome, Aleksander Ceferin s'est notamment exprimé en détails sur l'Euro, qui débutera vendredi soir par une affiche alléchante entre la Turquie et l'Italie. Mais le patron de l'UEFA a également fait le point sur un sujet sensible : le fair-play financier et sa réforme à venir. "Je pense qu'il faut le faire cette année, on va commencer à y travailler sérieusement en septembre", a-t-il indiqué.
Ce dispositif était censé assainir la gestion des clubs, alors que leur rivalité sportive les pousse à dépenser au mépris de toute logique comptable. Il s'est cependant heurté à nombre de difficultés pratiques et a été accusé de figer les positions en Europe au bénéfice des cadors historiques assurés de recettes élevées. "Il marche très bien mais il faut maintenant s'adapter à des temps différents, le moderniser avec de nouveaux outils. L'écart entre les grands clubs et les petits clubs est de plus en plus grand. Je ne pense pas qu'on puisse complètement mettre fin à cette disparité, mais on peut au moins la réduire un peu", a estimé le président de l'UEFA.

Ceferin : "On adaptera le système du Fair Play financier"

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Une "luxury tax" introduite ?

Parmi les idées avancées, et qui devaient déjà être discutées un peu ce vendredi à Rome, un prélèvement baptisé "luxury tax" visant à contraindre les clubs dépensant au-delà d'une certaine limite à verser "une certaine somme qui va à d'autres clubs qui respectent le fair play financier", a décrit Ceferin. Il a aussi évoqué la possibilité de limiter le nombre de joueurs dans un effectif: "On le fait en Ligue des champions, mais les Ligues ne le font pas" dans les championnats nationaux, a-t-il remarqué, en plaidant pour que "tout l'écosystème travaille ensemble pour trouver des solutions".
Cette réflexion intervient dans un contexte financièrement difficile pour les clubs européens, dont la crise sanitaire devrait amputer les revenus de 8,7 milliards d'euros sur les deux saisons 2019/20 et 2020/21, estimait en mai un rapport de l'UEFA. Or, il leur est d'autant plus difficile d'économiser que leurs charges salariales n'ont cessé de gonfler ces dix dernières années. Elles absorbent désormais plus de 60% des recettes, un ratio "significativement supérieur à toute autre industrie", observait l'UEFA.
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