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Coupe du Roi - Isco - Asensio, artistes en difficulté au Real Madrid avant le Clasico

Isco - Asensio, artistes en difficulté

Le 06/02/2019 à 00:15

COUPE DU ROI - Adorés par une partie des fans mais en difficulté sous Santiago Solari, Isco et Marco Asensio vivent une période compliquée au Real. Et les deux Espagnols ne devraient pas vraiment avoir l'occasion de briller lors du Clasico de mercredi, en demi-finale aller de Coupe du Roi.

Si l'arrivée de Solari a coïncidé avec une excellente période au Real, désormais troisième à deux petits points de l'Atlético, elle a également été synonyme de difficultés pour Asensio et Isco. Le gaucher, titulaire quasi-inamovible en début de saison, n'a pas marqué en championnat et n'a commencé que trois rencontres sous le mandat de son nouveau coach. À ce maigre total s'est ajoutée une blessure, contractée au Mondial des clubs, qui lui a fait manquer presque un mois de compétition. Le meneur, lui aussi titulaire régulier, est tombé en disgrâce sous Solari, qui ne l'a jamais titularisé, et ne lui a donné que trois petites minutes de jeu contre Alavés dimanche.

Asensio, l'ombre de lui-même

Les difficultés rencontrées par les deux joueurs sont similaires, mais sont pourtant loin d'être dues aux mêmes raisons. Car pour Marco Asensio, tout, ou presque, est une question de performance. Vu comme le successeur de Cristiano Ronaldo dans le onze madrilène, l'ancien de l'Espanyol Barcelone, si décisif dans les grands matches du Real ces dernières saisons, ne trouve plus la formule devant le but lors de l'exercice actuel. Buteur une fois en 17 rencontres de Liga, muet en C1, l'Espagnol n'a finalement brillé qu'en Coupe du Roi pour l'instant, marquant trois fois en deux rencontres face à la modeste équipe de Melilla.

Logiquement, la place de titulaire d'Asensio est donc revenue à Vinicius Jr. L'activité du Brésilien, et son entente merveilleuse avec Karim Benzema, ont redonné des couleurs à une attaque madrilène en panne durant l'automne. Et le gaucher espagnol n'a pas vraiment représenté une vraie concurrence. Son entrée contre Alavés a malgré tout redonné espoir aux fans du Real, eux qui le conservent toujours en haute estime : déjà bon pour son retour contre Gérone (3-1), Asensio s'est montré très actif et a donné une passe décisive à Vinicius, poussant Marca à le qualifier de "dernière recrue de Solari".

Marco Asensio

Marco AsensioGetty Images

Isco, au centre des polémiques

Isco, lui aussi, a été décisif dimanche sur l'action du troisième but, en lançant le mouvement ayant abouti au 3-0 d'une belle passe. Mais pour le maître à jouer, titulaire lors des deux dernières finales de Ligue des champions remportées par le Real, l'espoir est beaucoup plus mince. Entré à la 87e minute contre Alavés, ce que certains ont vu comme une humiliation, l'Espagnol entretient une relation plus que compliquée avec son entraîneur. Et ses réactions, sur le terrain ou sur le banc, sont désormais plus commentées que la manière dont il utilise les rares minutes passées sur le pré.

Lundi, Marca a diffusé un portfolio centré sur la célébration madrilène après le but de Mariano, scellant la victoire à Alavés. On peut y voir Isco, d'abord félicité par Sergio Ramos, se replacer tête basse, à l'écart de ses partenaires. Il n'en fallait pas plus pour faire de cet événement "la célébration dont tout le monde parle". Plus tard, le quotidien en a rajouté une couche, diffusant une photo où on peut voir l'Espagnol refuser de serrer la main à un délégué du Real, qui la lui tendait. Deux nouveaux épisodes qui viennent s'ajouter à la longue liste de polémiques entourant Isco, et sa relation avec son entraîneur et son club.

Isco (Real Madrid) face au CSKA Moscou

Isco (Real Madrid) face au CSKA MoscouGetty Images

Fin novembre, déjà, le milieu avait refusé de serrer la main à son entraîneur après le match contre Eibar. Quelques jours plus tard, en C1 face au CSKA Moscou (défaite 3-0 du Real), l'Espagnol était devenu la cible du Bernabeu après une occasion ratée, lorsqu'il avait crié en direction du public (ou de l'arbitre, selon les versions) "Qué queréis ? Hijos de p***" ("Qu'est-ce que vous voulez ? Fils de p***"). De quoi expliquer, en plus de ses performances quelconques, son absence de plus en plus fréquente du onze de départ : sur les sept derniers matches, il est resté assis sur le banc à quatre reprises. Ce qui n'était arrivé, hors blessure, que trois fois sur toute la saison dernière pour celui qui était un joueur clé du système de Zinedine Zidane.

À différentes causes, mêmes conséquences : dépassés dans la hiérarchie (l'un par Vinicius, Bale et Vazquez, l'autre par Ceballos et Llorente), les deux Espagnols ne devraient logiquement pas prétendre à une place de titulaire mercredi, lors de la demi-finale aller de Coupe du Roi contre le Barça. Il faudra se contenter de quelques minutes pour espèrer répéter les gestes décisifs entrevus à Alavés. Et pousser Solari à les faire passer du bon côté : celui des gagnants.

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