Perrin : "Revanchard"

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Marseille affronte Bastia au Vélodrome, à 17h00, pour le seul choc entre clubs de L1 des 32e de finale de la Coupe de France. L'entraîneur de l'OM, Alain Perrin, aborde cette rencontre avec un esprit de revanche après s'être incliné en Corse, en championnat (2-0). Interview !

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Marseille affronte Bastia au Vélodrome, à 17h00, pour le seul choc entre clubs de L1 des 32e de finale de la Coupe de France. L'entraîneur de l'OM, Alain Perrin, aborde cette rencontre avec un esprit de revanche après s'être incliné en Corse, en championnat (2-0). Interview !
Ecoutez Alain Perrin avant Marseille-Bastia
ALAIN PERRIN, ce Marseille-Bastia, c'est une belle affiche pour commencer l'année ?
A.P. : Oui, effectivement. C'est un gros choc pour une entrée en lice en Coupe de France. Mais c'est aussi bien pour se préparer pour la suite des événements en championnat parce qu'on a un mois de janvier assez terrible avec de gros matches. Comme ça, on sera dans le vif de la compétition tout de suite.
Quel est l'objectif de l'OM en Coupe de France cette saison ?
A.P. : Cette année, tout est possible. Comme chacune des compétitions, il faudra prendre match par match, essayer à chaque fois de jouer pour gagner les rencontres. Sur ce match, on l'avantage de jouer à domicile et on sait l'importance d'avoir le soutien du public dans un match de Coupe. Maintenant, c'est un contexte particulier. Bastia nous a battu au match aller en championnat (2-0, ndlr). On aura un esprit de revanche. C'est intéressant pour nous de prendre cette compétition au sérieux parce que c'est aussi préparatoire au championnat.
C'est vrai que Marseille ne s'est pas encore incliné au Vélodrome. Est-ce que psychologiquement cette invincibilité est importante pour votre équipe ?
A.P. : C'est surtout grâce au soutien du public. Mais on a quand même concédé quelques matches nuls, le dernier en date contre Monaco (1-1, ndlr). On peut aussi en tirer profit car on peut aller en prolongations et aux tirs au but. Dans un match comme celui-ci, il faudrait tout faire pour l'emporter.
De quoi faut-il se méfier chez cette équipe bastiaise ?
A.P. : Offensivement, c'est une équipe qui a de la qualité technique. Elle est bien en place. Sur un match de Coupe, elle est capable d'être très généreuse. Traditionnellement, Bastia est une équipe de Coupe.
Vous avez dû composer avec de nombreux absents pour ce choc…
A.P. : On a surtout connu des difficultés en début de semaine. A tour de rôle, il y a quatre ou cinq joueurs qui ont été victimes de gastros. Ça n'est pas forcement la meilleure manière de préparer un match comme celui-là car l'état de santé est quand même important. Mais, pour la fin de semaine, l'épidémie s'est un peu arrêtée et je pourrai bénéficier de quasiment tout l'effectif.
Marseille est le club qui a remporté le plus de Coupes de France jusqu'en 1993. Pourquoi renouer avec le succès cette année ?
A.P. : Oui, c'est une compétition qui a été favorable à l'OM par le passé. Justement, c'est aussi pour ça qu'on en fait un objectif cette année. On peut jouer les outsiders même si le tirage au sort de ces 32e de finale ne nous est pas très favorable. On essayera de passer ce tour là et d'aller le plus loin possible dans cette compétition.
A titre personnel, quel est votre meilleur souvenir en Coupe de France ?
A.P. : Lorsque Troyes était en 2e division, on avait réussi à éliminer notre voisin auxerrois sur notre terrain 1-0. Ça avait été une grosse performance pour Troyes parce que c'était la première fois qu'on arrivait à battre notre rival dans un derby. Et ça nous avait permis d'accéder en quarts de finale de la Coupe de France. C'était vraiment notre meilleur souvenir.
Et votre pire souvenir ?
A.P. : Et bien, c'est aussi contre Auxerre ! L'année suivante, on a perdu contre le Stade Auxerrois qui le voisin de l'AJ Auxerre. C'était là-bas, c'était une équipe qui jouait en DHR et on s'était fait éliminé 1-0. En fin de match, on avait dominé mais, bien sûr, pas marqué. On s'est fait piteusement éliminés par une équipe de DHR.
Le Stade de France, vous y pensez déjà un peu ?
A.P. : Pas franchement. On sait qu'effectivement que le but ultime c'est cela. Bien sûr, on dispute une compétition pour essayer de la gagner. Mais quand on est au premier tour, on ne pense pas encore à la finale. On pense surtout à passer le premier tour pour bien rentrer dans la compétition, bien repartir lorsque l'on a une coupure comme ça. Savoir comment les troupes vont repartir, c'est toujours un peu l'inconnu. Est-ce qu'on gardera le même état d'esprit qu'avant la trêve..?
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