Le PSG, sept extra !

Septième Coupe de France pour le PSG ! Les hommes de Guy Lacombe sont venus à bout de l'OM grâce à une défense intransigeante et deux frappes surpuissantes de Kalou et Dhorasoo (2-1). Les Parisiens sauvent ainsi une saison jusqu'alors bien décevante et dé

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COUPE DE FRANCE - FINALE
OM - PSG : 1-2Buts : Maoulida (67e) pour l'OM - Kalou (5e) et Dhorasoo pour le PSG
Une confrontation entre les deux clubs les plus populaires de l'Hexagone, un Stade de France en ébullition, la Coupe de France ne pouvait pas offrir plus beau final. Alors que l'on pouvait craindre un match aux allures de batailles rangée entre le PSG et l'OM, les joueurs ont su passer outre l'antagonisme historique entre les deux clubs pour offrir une finale de toute beauté.
Première période : Le PSG un cran au-dessus
Impressionnées par l'ambiance survoltée du Stade de France, les deux formations avaient besoin de plusieurs minutes pour trouver leurs marques. Passés ces instants de flottement, les quelques maladresses techniques et passes imprécises, le PSG signait une entame idéale en trouvant le chemin des filets dès sa première incursion dans le camp de l'OM. A la suite d'un superbe tacle de Cissé sur Taiwo, Kalou héritait du ballon à l'entrée de la surface et transformait cette offrande d'une frappe surpuissante sous la barre de Barthez (0-1, 5e).
Une entame idéale pour le PSG, catastrophique pour l'OM qui se trouvait dès le premier quart d'heure de jeu dans l'obligation de presser, de libérer des espaces pour tenter de revenir le plus vite possible au score. Malgré Niang intenable sur son coté gauche et auteur de plusieurs grands numéros techniques (14e), des percées de Ribéry, les hommes de Fernandez avaient bien du mal à porter le danger devant la cage de Letizi en raison d'une arrière-garde parisienne parfaitement en place. Dans le sillage d'Armand, intraitable dans les duels, et du très bon travail défensif du premier rideau composé de Dhorasoo et Rothen, le PSG n'était que très rarement mis en danger alors que la doublette Pauleta-Kalou donnait régulièrement le tournis à la charnière centrale olympienne fébrile. L'OM était au bord de la rupture et pouvait se réjouir de rejoindre les vestiaires avec seulement un but de retard.
Seconde période : Un OM hors du coup
Obligé de prendre le jeu à son compte, l'Olympique de Marseille donnait le sentiment de revenir avec de toutes nouvelles intentions mais très vite, la machine parisienne reprenait sa domination sans partage. Profitant des hésitations l'OM, le PSG prenait le pouvoir en milieu de terrain et les actions dangereuses s'abattaient sans cesse devant les buts de Barthez. D'une frappe splendide de 28 mètres, Dhorasoo faisait le break (0-2, 49e) avant que Kalou ne trouve la barre (54e), Rothen le poteau sur coup franc (62e) et que Cissé n'échoue sur le portier marseillais (64e).
Le match prenait des allures de leçon. Les coups de pieds arrêtés semblaient le seul moyen pour l'OM de s'approcher du but parisien, c'est pourquoi Jean Fernandez revoyait sa copie en faisant entrer Nasri à la place de Beye, un milieu offensif pour un défenseur. Dos au mur, les Marseillais prenaient enfin la direction des opérations mais leurs offensives étaient trop brouillonnes et se résumaient le plus souvent à de longues ouvertures dans la surface du PSG. Maoulida trouvait certes l'ouverture d'une bonne frappe croisée (1-2, 67e), redonnant espoir à la moitié du SDF mais la muraille francilienne ne donnait plus aucun signe de faiblesse jusqu'au coup de sifflet final. Le PSG décroche une 7e Coupe de France et une place inespérée en UEFA. La saison est bel et bien sauvée !
LA DECLA : Guy Lacombe (entraîneur du Paris SG) : "C'est merveilleux, très fort en terme d'émotion. Cela nous a été favorable, c'est logique. On a bien démarré en marquant très vite puis on a pu accentuer notre plan de jeu. A partir de là, on met Marseille dans les plus grandes difficultés. Cela s'est joué à peu de choses même si deux ou trois balles de 3 à 0 auraient pu nous permettre de tuer le match. La chance qu'on a pas eue en championnat, on l'a peut-être eue en Coupe. On a eu un brin de réussite, celui qu'il faut pour gagner ce genre de compétition. Cela fait un moment que le vestiaire vit bien. Il a fallu en passer par des moments douloureux pour certains. Mais cette victoire est significative de la valeur, de la force et de la solidarité d'un groupe. On va savourer cette Coupe et, ensuite, voir si on peut grignoter quelques places en championnat".
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