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PSG - Manque de rythme, jeu latéral, position basse : Diarra ne semble pas prêt
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Publié 06/02/2018 à 23:52 GMT+1
COUPE DE FRANCE - Jouera, jouera pas ? Depuis son arrivée à Paris cet hiver, Lassana Diarra pose question : sera-t-il titulaire dans huit jours, pour le choc face au Real Madrid en Ligue des champions ? Eu égard à sa performance à Sochaux mardi soir (1-4), pour sa première titularisation depuis trois mois, les doutes sont plus que légitimes.
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Du côté du Paris Saint-Germain, la question du numéro 6 trotte dans toutes les têtes depuis le début de la saison. Il faut être honnête, elle émane d'abord du monde des observateurs du club parisien avant de ressembler à un casse-tête de sa direction. Entre la méforme de Thiago Motta ou les interrogations sur l'équilibre du onze quand Adrien Rabiot est aligné devant la défense, le jeu des pronostics va bon train pour composer le trio du milieu qui sera aligné à Madrid, dans huit jours, en Ligue des champions.
Arrivé depuis quelques jours dans la capitale, Lassana Diarra se verrait certainement démarrer ce choc des huitièmes de finale aller à Santiago-Bernabéu. Après deux entrées en jeu contre Rennes (2 minutes) et Lille (27 minutes) ces huit derniers jours, il a même fêté mardi soir sa première titularisation avec sa nouvelle équipe, sur le terrain de Sochaux en Coupe de France (73 minutes). Présent dans l'entrejeu avec Marco Verratti et Julian Draxler, le Français semble davantage avoir été aligné pour retrouver du rythme que pour prendre quelques automatismes en vue du match européen.
Encore juste physiquement
Face à une valeureuse équipe sochalienne, qui a su mettre de l'impact sur quelques offensives, le manque de rythme du joueur de 32 ans (il en aura 33 dans un mois) s'est fait clairement sentir. Les exemples furent multiples et l'un des plus édifiants correspond à l'égalisation des Lionceaux, lors de laquelle "Lass" a assisté en spectateur à la percée de Mickael Alphonse. Trop juste physiquement - l'inverse eut été étonnant pour une première titularisation en trois mois -, Diarra a également commis plusieurs fautes d'anti-jeu notables en étant à chaque fois pris à défaut. Sans la mansuétude de monsieur Jérôme Brisard, il aurait pu recevoir au minimum un carton jaune.
Tout n'est pas à jeter dans le match de l'international français, qui semble conserver une certaine technique pour ressortir proprement le ballon. Toutefois, face à un pressing aussi intense que celui affiché dans les grands événements par le Real Madrid, on doute que ses appuis et son coup de rein actuels suffisent. Aligné très bas, quasiment à hauteur de Thiago Silva et Presnel Kimpembe quand le PSG attaquait, Lassana Diarra a suivi de très loin les offensives des siens, laissant le soin à Marco Verratti de prendre tous les risques et de lancer la majorité des offensives. Ce n'est pas forcément le rôle d'un numéro 6 de jouer les meneurs de jeu, mais une telle distance avec les deux "relayeurs" du milieu en dit long sur les responsabilités qu'il est (ou non) capable de prendre.
Alors que le PSG doit encore affronter Toulouse samedi, avant le choc face à Cristiano Ronaldo, Gareth Bale et consorts, Lassana Diarra engrangera peut-être de nouveau du temps de jeu, lui qui n'avait disputé que six petits matches dans toute l'année 2017. Unai Emery, pour sa part, a tout intérêt à continuer d'entretenir le flou publiquement au sujet de sa composition du 14 février. Mais la présence du milieu tricolore pour un match aussi intense ressemblerait à une sacrée prise de risques.
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