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Ben Arfa : "Un jour, Rabiot reviendra avec une équipe et il leur fera mal aussi"

Ben Arfa : "Un jour, Rabiot reviendra avec une équipe et il leur fera mal aussi"

Le 28/04/2019 à 01:19Mis à jour Le 28/04/2019 à 01:54

COUPE DE FRANCE - Hatem Ben Arfa n'a pas brillé contre le PSG. Mais il a pourtant vécu une soirée parfaite. Le Rennais a vu son équipe triompher face à son ancienne formation le Paris Saint-Germain, et lui a pu en profiter pour célébrer au nez de ses ex-dirigeants. Et leur promettre un avenir similaire avec Adrien Rabiot, l'autre mis au ban du club de la capitale.

A croire qu'il n'attendait que ça. Pour la troisième fois de la saison, les regards de ce match Rennes - PSG étaient forcément un peu braqués sur Hatem Ben Arfa. Le meneur de jeu du SRFC pouvait être le vengeur masqué de cette finale face au club qui l'avait mis au placard toute la saison dernière. S'il n'a pas ébloui par sa prestation sur le pré, la victoire du Stade Rennais laissait présager d'un après-match savoureux pour HBA. Comme le goût de ce "karma" fatal au Paris Saint-Germain, samedi soir, au Stade de France.

Ben Arfa a tout d'abord pu savourer ce trophée dans les bras d'Olivier Létang, président rennais, mais ancien directeur sportif du PSG, celui-là même qui avait contribué à faire débarquer l'ancien joueur lyonnais et marseillais dans la capitale. Le premier acte de la revanche. Vient ensuite la montée des joueurs rennais vers la tribune présidentielle pour recevoir la Coupe de France et leurs médailles. S'y tient Nasser Al-Khelaïfi, le patron des vaincus. Alors que Ben Arfa s'approche pour lui serrer la main, le président du Paris Saint-Germain détourne le regard, jusqu'à saluer son ancien puni. L'échange semble froid, tout au plus. Mais le Rennais, lui, est déjà à température au moment de soulever le trophée.

"Dans la vie, il ne faut jamais sous-estimer son adversaire"

Car si Kylian Mbappé a visé le genou de Damien Da Silva durant la rencontre, Hatem Ben Arfa, lui vise la gorge de son ancien dirigeant après le coup de sifflet final. "C'est un succès particulier, surtout par rapport au président Nasser. Dans la vie, il ne faut jamais sous-estimer son adversaire. Un jour ou l'autre, il revient plus fort", a expliqué le milieu offensif au micro de France 2. Assurément une des punchlines de la saison

Ben Arfa peut aller célébrer avec ses coéquipiers et prolonger la fête. La vengeance est un plat qui se mange ardent. Et l'international français est du genre à souffler sur les braises. Sur le bord de la pelouse, ce n'était presque que l'apéritif. Le plat de résistance vient en zone mixte, où l'attendent de nombreux micros et caméras. Le show peut se poursuivre. Le milieu de terrain explique tout d'abord son émotion une fois le résultat acquis, la breloque autour du cou. "J'ai pleuré parce que c'était trop fort. L'émotion est montée, tout est remonté."

" On a fait une remontada. Mais ils ont l'habitude"

Le souvenir d'un an de purgatoire au sein du club parisien ressort d'un seul coup. Et dans la bouche de Hatem Ben Arfa, les mots ont des airs de rafale qui ont pour unique cible, son ancien employeur. "C'est mon plus beau titre. On a fait une remontada. Mais ils ont l'habitude" lance-t-il dans un premier temps, lui qui figurait pourtant sur la feuille de match du tristement célèbre 6-1 à Barcelone. "Ça a été très compliqué (avec le PSG). Tout revient un jour comme je l'ai dit au président. Il faut respecter l'humain. Quand tu ne respectes pas l'humain, à un moment donné, tu le paies. Un jour, Adrien Rabiot reviendra avec une équipe et il leur fera mal aussi parce que c'est la vie. Quand tu donnes le mauvais, tu reçoies le mauvais."

"L'humain avant tout" répète un Ben Arfa semble-t-il soulagé de ce poids. Et qui envoie sa dernière salve en assurant que toute cette rage froide en lui n'est pas destinée contre le club lui-même, mais contre ceux qui le représente. "Je n'ai rien contre le PSG. J'aime ce club, depuis tout petit. Je parle de l'institution, des personnes qui dirigent. Encore une fois, il faut respecter l'humain." Qui sème le vent récolte la tempête, comme le dit l'adage. pas de doute, Paris et Nasser Al-Khelaïfi se sont bien fait souffler dans les bronches.

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