"Fierté et honneur"

José Anigo a rappelé les vertus essentielles sur lesquelles les joueurs de l'Olympique de Marseille devront s'appuyer, mercredi, pour venir à bout de Valence, en finale de la Coupe de l'UEFA. L'entraîneur olympien souhaite avant tout "apporter du bonheur"

Eurosport

Crédit: Eurosport

Comment va Didier Drogba ? Pourra-t-il jouer la finale ?
Ca va, ça va bien, même. Cela aura pris du temps pour le soigner convenablement mais maintenant il va bien. Et il jouera. S'il est aligné, c'est qu'il sera à 100% . J'espère que sa présence apportera le plus nécessaire pour remporter cette finale.
Est-ce le moment le plus important de votre carrière d'entraîneur et même de joueur ?
J.A.: "Je ne pense pas... Il y a à peine cinq mois que je suis entraîneur de l'équipe première, beaucoup d'entraîneurs rêveraient de cela. J'espère surtout avoir le temps de construire, d'atteindre ce que fait le FC Porto par exemple, sans tout chambouler. Il faudra simplement ajouter quelque fortes individualités. Et dans deux ou trois ans, si l'effectif n'a pas trop bougé, j'espère que cette équipe pourra caracoler au niveau européen.
On sait que nous avons 14 joueurs capables de nous amener là où nous sommes. Si j'en rajoute quatre ou cinq, j'aurai un effectif conséquent pour commencer à construire quelque chose. On en a marre de ne rien gagner..."
Comment jugez-vous l'équipe de Valence ?
J.A.: "Nous venons de revoir en vidéo ce que l'on savait déjà: c'est une équipe forte, qui n'est pas championne d'Espagne par hasard, supérieure selon moi à toutes les grandes équipes que nous avons éliminées, comme Liverpool, l'Inter Milan ou Newcastle. Elle est rapide en contre, solide en défense, sans grosse individualité mais bien rodée.
C'est un gros club, qui est en avance sur nous, ne fait pas trop de bruit, mais dont il faut s'inspirer, à la manière de Porto. Nous serons outsiders, c'est sûr, et nous jouerons sans pression. Mais souvent, ce n'est pas le meilleur sur le papier qui gagne la finale, plutôt celui qui sait le mieux la gérer. Regardez Marseille contre le Milan AC en 1993..."
A vos joueurs, allez-vous encore faire référence aux attentes des supporteurs marseillais, au rêve qu'il est de votre devoir, selon vous, de leur procurer ?
J.A.: "Je souhaite toujours donner du bonheur, c'est l'élément essentiel de la vie. L'objectif sera de nous faire plaisir d'abord et de faire partager ce plaisir avec tous les gens à Marseille et ceux venus ici, car sans eux, on n'est pas grand chose. Je me souviens du tremblement de terre qu'avait vécu la ville en 1993, après la victoire en Ligue des champions. La Bonne Mère avait la tête à l'envers ! Mon discours aux joueurs sera axé là-dessus: la fierté, l'honneur, la motivation."
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité