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Que ce fut dur...
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Publié 29/09/2005 à 22:30 GMT+2
Privé de Ribéry, suspendu, Marseille s'est qualifié au bout du suspense pour la phase de poules de la Coupe UEFA, jeudi, en éliminant les Belges du GB Anvers à l'issue de la séance des penalties (4-1). Après 120 minutes, les deux équipes n'avaient pu se d
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Crédit: Eurosport
MARSEILLE - GB ANVERS : 0-0 (4-1 a.p) (Aller : 0-0)
Première période : Oruma surnage
Après avoir rapporté de Belgique un match nul, dans tous les sens du terme (0-0) lors du match aller du premier tour de la Coupe de l'UEFA, Marseille sait qu'il doit marquer au moins une fois pour rejoindre la phase de poules au prochain tour. Sans en encaisser évidemment. Le début de match est à l'avantage de l'OM, emmené par un Wilson Oruma dont le sens de l'ubiquité n'aura trompé personne. La première occasion est néanmoins pour Anvers : à la 5e minute, Josemar frappe au but mais son tir dévissé file en touche. Nasri s'applique sur coup-franc : son tir cadré ne trompe pas Luciano, le portier "belge", qui dévie des poings en corner (9e).
Les hommes du nouvel entraîneur du GBA, Jos Daerden, ne semblent être venus au Vélodrome avec de fortes ambitions offensives. En attaque, l'esseulé Pius N'Diéfi tente, en vain, de tromper la vigilence d'un André Luiz (38e), appliqué et serein au marquage. La fin de la première période est marquée par un raté de Mendoza : le Péruvien, bien lancé en profondeur par Nasri, tarde à ouvrir son pied et voit son tir contré par le bon retour de Van Dooren. Après 45 minutes, l'OM n'a pas montré grand chose et ce score de 0-0 reflète bien la physionomie du match : on s'ennuie au Vélodrome.
Seconde période : Niang vendange, l'OM bute
A la reprise, Jean Fernandez décide de remplacer les transparents Nakata et Mendoza par Taiwo et Gimenez. A la 50e minute, le remuant Oruma reprend un corner mal dégagé par la défense belge mais son tir finit dans la tribune nord. Les Marseillais n'arrivent pas à produire du jeu et ont du mal à bousculer une équipe belge, pourtant bien faible. L'absence de Franck Ribéry se fait cruellement sentir à Marseille. Aucune créativité. Aucune percussion. Cet OM est triste à voir.
Mamadou Niang, peu inspiré, commence à vendanger (69e, 73e et 88e), se retrouvant plusieurs fois seul face à un Luciano, impeccable sur sa ligne. La dernière occasion du match est belge : Öztürk, entré à la 64e minute, frappe aux six mètres au premier poteau. Carrasso, le seul Marseillais avec Oruma à surnager dans cet océan de médiocrité, sauve l'OM par un arrêt réflexe de toute beauté. Les prolongations sont là. L'OM doute. Anvers a réussi à passer les 90 premières minutes sans encombre.
La prolongation et la séance de penalties : Merci Carrasso
Les 30 minutes de la prolongation ne sont pas beaucoup plus reluisantes. Le GBA se découvre un peu plus. Cana entre en lieu et place de Delfim (91e). En fin de première période, Chimedza reprend du pied droit un corner mal dégagé par Carrasso (105e). Son tir atterrit dans les pieds de Dickson qui ne profite pas de l'aubaine. On se dirige tout droit vers la séance des penalties. L'Albano-Kosovar Lorik Cana (120e) est le dernier Olympien à se signaler mais sa frappe file en six mètres. M. Weiner siffle la fin du temps réglementaire.
Gimenez est le premier à tenter sa chance aux 11 mètres : l'Italo-Argentin prend à contre-pied Luciano (1-0). Öztürk lui se rate et donne à André Luiz l'opportunité de donner un peu d'air à l'OM. C'est chose faite (2-0) quand le Brésilien qui transforme parfaitement dans le petit filet gauche. Chimedza met le sien et relance le GBA mais Taiwo ne tremble pas (3-1). Carrasso décide alors de briller et sort le penalty de Agyeman. Nasri, plutôt bon, sait qu'il a le beau rôle. Il s'avance et glisse son ballon sous la barre (4-1).
L'OM, qui rejoint Lens, Monaco, Strasbourg, Rennes en phase de poules, est qualifié au forceps et sait qu'il n'est pas passé loin d'une lourde déconvenue. Même si c'est passé, Marseille a eu la tête à l'envers.
LA DECLARATION : Jean Fernandez
"Le plus important, c'était de passer, même à l'issue d'un match difficile. Dans l'esprit des gens, ce match était gagné avant même d'être disputé. Mais j'avais prévenu les joueurs qu'il s'agissait d'un match piège. Nous avons manqué de réalisme offensif, comme à l'aller, mais nous avons été vigilants en défense."
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