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Strasbourg s'arrête là
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Publié 16/03/2006 à 19:15 GMT+1
Sans surprise, Strasbourg n'a pas été capable de renverser la situation face à Bâle en 8e de finale de la Coupe de l'UEFA. Battus en Suisse (0-2), les hommes de Duguépéroux, cueillis à froid à la Meinau, se contentent du nul (2-2) et doivent déjà se pench
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STRASBOURG - BALE : 2-2 (0-2)Buts : Carlier (10e) et Kanté (78e) pour Strasbourg - Eduardo (10e, 26e) pour Bâle
Première période : un quart d'heure de folie
"Mes joueurs donneront tout et je sais qu'ils sont capables de grandes choses. En emballant le jeu, nous avons un espoir... ". L'espoir de Jacky Duguépéroux et de ses hommes n'a finalement duré qu'une minute. Exerçant d'entrée un pressing très haut, les Alsaciens étaient pris en contre sur le premier dégagement de la défense de Bâle. Profitant de la remontée trop tardive de l'arrière-garde alsacienne, Petric, Dengen et Eduardo se présentaient seuls face à Puydebois et scellaient le sort de la qualification dès la deuxième minute de jeu (0-1, 2e).
Dans l'obligation de marquer quatre buts pour espérer se hisser en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA, la formation alsacienne, comme toujours trop et très joueuse, repartait au combat comme si ce ne rien n'était et se procurait une avalanche d'occasions au cours du premier quart d'heure. Johansen d'une belle reprise de volée au second poteau (7e), Abou, de la tête sur corner (9e), mettaient très vite à contribution Zuberbühler avant que Carlier, sur une superbe remise de la tête de Bellaïd, ne crucifie à bout portant le portier suisse (1-1, 10e).
L'espoir renaissait dans le camp du Racing d'autant plus que grâce à un jeu à touche de balle et en passes courtes, la défense helvète était plusieurs fois au bord de la rupture. Les hommes de Duguépéroux se lançaient à corps perdu dans la bataille. Boka, d'une frappe de 25 mètres, et Alexander Farnerud, présent au four et au moulin sur le front de l'attaque, étaient tout près de donner l'avantage au Racing mais à force de trop attaquer la formation alsacienne tendait le bâton pour se faire battre. Les hommes de Gross jaillissaient sur leur deuxième occasion de contre avec la même réussite. Eduardo, esseulé au second poteau, mettait fin aux espérances d'une reprise de volée (1-2, 26e).
Seconde période : Un nul mérité
Conscients que la tâche prenait des allures de mission impossible, les Strasbourgeois baissaient pied par la suite. Les deux formations donnaient le sentiment d'attendre la fin de rencontre avec impatience. Les situations chaudes, si présentes en début de match, se raréfiaient au fil des minutes. Boka et toujours Alexander Farnerud tentaient de mettre leur formation dans le droit chemin. L'enthousiasme avait cependant bel et bien disparu et seule une erreur de l'arrière-garde permettait à Kanté d'égaliser (2-2, 78e).
Après un parcours formidable su la scène européenne (5 victoires, 3 nuls, 1 défaite) les hommes de Duguépéroux, forts d'un jeu tourné vers l'offensive, ont fait honneur à la compétition et ne méritaient pas de quitter l'épreuve sur un revers. Il est désormais temps de penser à sauver sa tête parmi l'élite et "à l'AS Saint Etienne, la rencontre la plus importante de la semaine".
LA DECLA : Jacky Duguépéroux (entraîneur de Strasbourg)
"C'est la fin de l'aventure. La messe était dite rapidement avec ce premier but qu'on encaisse dès le début de match. On a eu une bonne réaction mais après leur second but là ça devenait vraiment trop difficile pour remonter. Je suis très déçu mais ce n'est pas ce soir qu'on a raté notre qualification, c'est au match aller. Mais qui aurait parié, vu notre position en championnat, qu'on serait encore là en huitième de finale ? Maintenant ça va nous permettre de nous concentrer à fond sur le championnat. Dimanche on va jouer une finale de Coupe de l'UEFA à Saint-Etienne, c'est comme ça qu'il faut le voir. C'est la fin de notre aventure. C'est un peu triste, il n'y a pas eu de vrai engouement autour de cette Coupe d'Europe. Je regrette juste qu'il n'y ait pas eu une grosse affiche ici, à Strasbourg. On n'a certes perdu qu'une fois dans la compétition, c'est bien pour le palmarès du club mais ça s'arrête là."
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