De quoi s'inquiéter !

0 sur 3. Le football français ne sort pas grandi des huitièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. Lille, l'OM et Strasbourg ont dû rendre les armes face à des formations a priori abordables. Manque d'expérience, fatigue, effectif trop réduit, explication de

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Lyon et le reste du monde. Tel pourrait être résumé le niveau du championnat de France sur la scène européenne. Alors que la formation de Jean-Michel Aulas démontre sa capacité à se hisser parmi les grands en se qualifiant pour la troisième fois consécutive pour les quarts de finale de la Ligue des champions, le bilan tricolore en UEFA est comme la saison dernière affligeant. Aucun club français en quarts, des éliminations face à des formations de championnat secondaires. Les équipes françaises sont à l'heure actuelle incapables de concilier championnat et compétition continentale.
Strasbourg peut être fier
Avec une seule défaite au compteur en dix matches, le Racing n'a pas à rougir de sa prestation en Coupe de l'UEFA. Embourbés dans les bas fonds du classement de L1, les Alsaciens ont largement fait honneur à la compétition, privilégiant un jeu tourné vers l'offensive qui a permis aux hommes de Duguépéroux de décrocher des résultats inespérés.
Nul à Rome et face à l'Etoile Rouge de Belgrade, victoires éclatantes face à Graz et Bâle en phase de poule. "Qui aurait parié, vu notre position en championnat, qu'on serait encore là en huitième de finale ?", lance, fier de ses hommes, le coach strasbourgeois qui espère que ses "joueurs auront profité de cette coupe d'Europe pour emmagasiner de l'expérience ". La formation alsacienne doit déjà se tourner vers son objectif majeur, le maintien en Ligue 1. "Dimanche on va jouer une finale de Coupe de l'UEFA à Saint-Etienne". Relégué à cinq points de Troyes, premier non-relégable, Duguépéroux et ses troupes n'ont même pas le temps d'avoir des regrets...
Lille en manque d'expérience
Confronté au FC Séville, 6e de Liga, les Lillois avaient fort à faire en huitième de finale mais fort du court succès arraché à l'aller à domicile, le LOSC avait la possibilité d'atteindre pour la première fois de son histoire le cap des quarts de finale. Mais en raison d'un manque d'expérience notoire, de l'expulsion prématurée de Mathieu Bodmer, les espoirs nordistes ont rapidement été réduits à néant.
Les hommes de Claude Puel ont conscience de l'écart qui les sépare encore du haut niveau européen. "Il y a encore beaucoup de progrès à faire pour réussir à franchir ce cap. Les Sévillans étaient plus expérimentés que nous, et ça s'est très vite senti sur le terrain. Nous devons encore passer des paliers et progresser ", admet Rafael qui comme tous ses coéquipiers espère regoûter au doux parfum de la Coupe d'Europe dès la saison prochaine. "Il faut très vite oublier cette déception et retrouver le moral pour enchaîner dès dimanche contre Marseille", prévient Tavlaridis, conscient de la nécessité de se replonger sur le championnat...
Effectif trop réduit pour l'OM
A l'Image du CSKA Moscou, vainqueur de la Coupe de l'UEFA la saison dernière, le football russe est en plein renouveau mais l'OM avait tout de même les faveurs des pronostics face au Zénith. Le huitième de finale a cependant révélé au grand jour les limites du club olympien.
En l'absence de Ribéry, suspendu, de Barthez, blessé, de Pagis et Maoulida, non qualifiés, le match retour a démontré que Marseille avait un effectif bien trop réduit pour espérer pouvoir jouer sur plusieurs plateaux. La formation phocéenne n'a jamais été en mesure de défendre ses chances à Saint Pétersbourg et au final, malgré une volonté manifeste, l'élimination est presque logique. "Il fallait faire un exploit pour l'emporter en Russie", reconnait Anigo mais l'OM n'en avait pas les moyens humains. Des leçons à tirer pour la saison prochaine.
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