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Le Mans, le hold-up
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Publié 20/12/2006 à 18:00 GMT+1
Dominé par Sochaux à Bonal, Le Mans s'est qualifié pour le dernier carré de la Coupe de la Ligue (2-1), grâce à deux contres rondement menés. Les Sarthois se sont montrés patients et réalistes. Des qualités qu'ils devront également utiliser quand ils se r
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C'est l'illustration du trop bien connu "dominer n'est pas gagner". Le proverbe qui possède un réél impact quand il est appliqué en coupe car il n'y a pas de rattrapage. Cette fois, c'est Sochaux qui en a fait les frais. Vainqueur en 2004, finaliste en 2005, le club doubiste aime la Coupe de la Ligue et l'a largement prouvé en montrant de l'enthousiasme devant Le Mans. D'ailleurs, Alain Perrin avait aligné son équipe-type. Mais les Sarthois ont fait preuve de patience, de résistance et n'ont pas paniqué même avec la plupart de leurs titulaires habituels sur le banc au coup d'envoi.
Pourtant, c'était presque Fort Alamo dans le camp sarthois lors de la première période. Des vagues jaunes incessantes submergent avec la régularité d'une marée, une défense mancelle complètement dépassée. Sur les côtés, Birsa et Ziani multiplient les appels en profondeur, l'Algérien étant d'ailleurs le premier à tenter sa chance d'une frappe enroulée qui passe juste au-dessus (6e). Frédéric Hantz trépigne déjà tellement sur son banc qu'il effectue un premier remplacement. Voyant son équipe dépassée, il fait entrer Grafite à la place de Courtadeur. Son intervention va changer la physionomie du match.
Douche froide
Si les Sochaliens continuent de dominer largement les débats, la liaison avec les attaquants se fait mieux. Sur un contre rapide, c'est Romaric qui leur apporte du soutien et voit son tir à ras-de-terre frôler le montant de Richert (19e). Les Sarthois procèdent en contre mais jouent mal les coups, à l'image de Fanchone qui n'arrive pas à reprendre un centre de Samassa (23e). Côté sochalien, Ziani se montre toujours le plus dangereux. Sa frappe tendue de 20 mètres méritait meilleur sort qu'un envol vers les nuages (38e) et celle enroulée, mieux que la main ferme de Pelé (40e).
Le retour des vestiaires a des allures de douche froide pour les Sochaliens et leurs supporters. En deux minutes, deux coups de tête vont sceller le sort du match. C'est d'abord une piquée de Samassa qui trompe Richert avec l'aide du poteau (49e, 0-1). Puis c'est Grafite, pourtant plus proche de l'entrée de la surface que du point de penalty, qui lobe le portier doubiste de la tête (0-2, 51e). Sans doute était-ce involontaire mais le résultat est là. Les hommes d'Alain Perrin accusent le coup et se montrent moins offensifs. Les Manceaux, eux, sortent les barbelés.
Il faudra attendre l'entrée de l'emblématique Isabey pour que les Doubistes trouvent un second souffle et la rencontre, de l'intérêt. A peine entré en jeu, le joueur récupère le ballon aux 18 mètres et, voyant Pelé avancé, enroule sa frappe pour le tromper (1-2, 74e). Mais alors que l'on pouvait s'attendre à un dernier quart d'heure de folie, Sochaux, qui a dépensé toute son énergie en première période, n'arrive pas à se créer une occasion nette pour égaliser. Le Mans tient le choc jusqu'au bout sans paniquer. Il faudra au club sarthois en faire autant, voire beaucoup plus, pour aller en finale. Car c'est par Lyon que passe la route du Stade de France.
LA DECLA: Alain Perrin (Sochaux)
"Je suis très déçu. Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts mais n'ont pas été récompensés. Nous avons eu de belles occasions en première mi-temps. Malheureusement, nous ne les avons pas converties. Le Mans a eu en revanche la réussite qui nous a tant fait défaut en début de deuxième période. A 2-0, on a poussé, mais ce soir, ça ne voulait pas sourire par rapport à nos dernières sorties. J'ai observé des progrès mais ça n'a pas suffi. Les intentions sont bonnes. Il nous manque maintenant le soupçon de lucidité pour concrétiser nos actions".
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