Le Paris Saint-Germain a entamé sa moisson printanière. Engagé sur quatre fronts en cette fin de saison palpitante mais démentielle en termes de calendrier, le club de la capitale a rempli samedi soir un premier volet de sa gargantuesque mission en remportant la Coupe de la Ligue pour la deuxième année consécutive et pour la cinquième fois de son histoire. Le PSG a brisé le rêve bastiais (4-0) au Stade de France, en survolant une finale dont on ne saura jamais quelle allure elle aurait pris sans l'expulsion précoce de Sébastien Squillacci.

Ligue des champions
La compo probable du PSG pour MU : Marquinhos de retour, grande première pour Danilo ?
IL Y A 3 HEURES

Lire le tweet

Couplée avec l'ouverture du score sur penalty de Zlatan Ibrahimovic, le carton rouge sorti par M.Bastien a en effet (trop) rapidement scellé le destin de ce match au final assez frustrant. Sauf pour les Parisiens, bien sûr. Pourtant, pendant près de 20 minutes, le Sporting a donné le sentiment de prendre son match par le bon bout. Si le PSG avait la maitrise du ballon, il ne savait pas trop quoi en faire face à une équipe bien en place et déterminée. Puis tout a basculé lorsque Squillaci a bousculé un Ezequiel Lavezzi lancé plein axe dans la surface. Ce fut la double peine pour Bastia : carton rouge et penalty, que Zlatan Ibrahimovic s'est fait un plaisir et un devoir de transformer (21e).

Lire le tweet

Deux doublés pour Zlatan et Cavani

A partir de là, il n'y a plus vraiment eu de match. A armes inégales, Bastia a couru à la fois après le ballon et le score. Le SCB était venu pour un exploit, voilà qu'il s'est retrouvé en quête d'un miracle. Pour qu'il se produise, il aurait fallu que les Corses puissent rester au contact le plus longtemps possible, en espérant, sur une séquence, un coup de pied arrêté ou un malentendu, arracher l'égalisation. Mais à cinq minutes de la pause, Paris a définitivement tué le suspense. Via Ibrahimovic, évidemment. Après un centre d'Aurier repoussé par Peybernes, le Suédois, de l'entrée de la surface, a fusillé Areola d'une frappe du droit au ras du poteau (41e).

La seconde période a dès lors ressemblé à un chemin de croix pour la troupe de Ghislain Printemps dont il faut souligner qu'elle n'a jamais cessé d'essayer, même dans ce contexte. Elle a même glané dans l'affaire quelques petites occasions de réduire le score, comme sur cette subtile talonnade de Peybernes repoussée sur sa ligne par Thiago Silva (79e). Au lieu de quoi, le PSG a donné dans les 10 dernières minutes au score une ampleur terrible pour les Corses, avec un nouveau doublé, signé cette fois Edinson Cavani. D'abord d'un coup de tête parfaitement décroisé (81e) puis d'un tête à tête bien négocié avec Areola suite à un service limpide d'Ibrahimovic (90 + 2). Rideau. M.Bastien s'est montré impitoyable. Le PSG aussi. Sa marche triomphale a commencé. Reste à savoir où elle s'arrêtera.

Coupe de la Ligue Bastia PSG Zlatan Ibrahimovic

Crédit: Panoramic

Ligue des champions
De la tendance pour l'axe à l'évidence pour l'aile gauche : où doit jouer Mbappé ?
IL Y A 3 HEURES
Ligue des champions
Absent du groupe de Manchester United, Cavani ne retrouvera pas le PSG
IL Y A 3 HEURES