Dupont : "Avec sa connerie, Distin a failli mettre sa finale en l'air"

Alex Dupont : "Avant le départ de Gueugnon, je vois que Sylvain Distin et Johann Bouzin se sont colorés les cheveux. Sylvain, avec cette connerie qui s'est transformée en infection, a failli mettre sa finale en l'air. Quant à Johann, pour ses cheveux bleus, je lui ai dit : 'tu as intérêt à être bon mon pote parce que tu seras le seul parmi 80 000 personnes avec les cheveux bleus. Si tu passes à côté, ça se verra doublement'..."
Sylvain Distin : "J'aidécidé de me teindre les cheveux en argenté, comme le chanteur Sisqo... Dans la nuit, je me réveille à 3h avec la sensation d'avoir le visage un peu bouffi. J'allume la lumière, je m'observe dans le miroir, et mon corps avait fait une mauvaise réaction. Je ne voyais pas mon nez, comme si je m'étais fait tabasser. Là, je panique et je me dis : 'J'ai fait le con et je ne vais pas jouer la finale'. J'appelle le doc du club qui vient vite chez moi..."
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Traoré : "L'argent ne te permet pas de remporter des titres"

Amara Traoré : "Quand j'ai aperçu les joueurs parisiens pour la première fois au Stade de France, je m'en foutais complètement. C'était un rapport d'hommes à hommes. Nous, on avait la poitrine bombée. On allait vers l'avant. Je me souviens que lors de l'échauffement, on a organisé un jeu : je me mettais au milieu et toute l'équipe devait me taper dessus. Et ce jour-là, j'ai vraiment senti les coups. C'était une manière de sentir l'agressivité et l'adrénaline du groupe. Lors de la soirée des Oscars du foot, deux jours après la finale, Aimé Jacquet m'a appelé : 'Mamar, peux-tu venir s'il te plaît ? J'ai bien aimé ton échauffement'. Les grands hommes voient toujours les détails qui font la différence..."
"Ça voulait donc dire qu'on était dans le bon tempo. J'ai l'habitude de dire qu'en football, l'argent peut te faire gagner quelques matches, mais il ne te permet pas de remporter des titres. Qu'est-ce qui permet de remporter des titres ? Le collectif et l'âme. Une équipe de foot, c'est comme un être humain. Tu as beau avoir des milliards d'euros, mais si tu n'as pas d'âme, tu meurs. Le football, c'est l'humain qui est au centre et aujourd'hui on l'oublie trop souvent. Avant d'être des joueurs, nous sommes des hommes avec nos qualités et nos défauts."

Esceth-N'Zi : "Okocha m'a dit 'Tu es un bon joueur petit, continue'"

Nicolas Esceth-N'Zi : "Quand l'arbitre a sifflé la fin du match, je me suis jeté sur Jay-Jay Okocha pour récupérer son maillot. C'est l'une des rares fois que j'ai fait ça dans ma carrière. Il m'avait félicité d'ailleurs : 'Tu es un bon joueur petit, continue'. J'avais été trop fier. Ensuite, je me souviens qu'Enrico Macias m'avait choppé en redescendant des marches après avoir soulevé la Coupe. 'Mon petit, tu m'as fait plaisir. Toute l'équipe m'a fait plaisir', m'a-t-il dit. Pourtant, il est Parisien. On lui avait fait des câlins avec David (Andréani). C'était beau et sincère, il n'y avait pas de caméras..."

Les félicitations de Jospin et Blatter

Gilles Perrin (ex-président du FC Gueugnon) : "Lionel Jospin avait eu des mots justes au soir du 22 avril 2000 : 'C'est le sport comme on aime, l'engagement sans commune mesure'. Sepp Blatter, l'ex-président de la FIFA, avait également parfaitement résumé notre exploit, dans un fax envoyé au siège du club : 'Félicitations pour ce bol d'air'."

La clause secrète de Philippe Schuth

Johnny Schuth (le père de Philippe, ex-gardien de Gueugnon) : "A l'époque, la direction de Gueugnon a un peu rigolé quand Philippe a demandé une prime de Coupe d'Europe lorsqu'il a signé son contrat en 1999. Le FCG était en L2 et la Coupe d'Europe ne faisait pas partie de ses objectifs. On lui a dit : 'Ok, je te la mets dans ton contrat, mais il ne faut pas rêver' (rires). Moi, je ne savais pas qu'il avait inclus cette clause. Je l'ai appris après la victoire face au PSG..."

Le Magnum de champagne de Dugarry

Stéphane Roda : "Le dimanche soir (le lendemain de la finale), on était dans un carré VIP d'un restaurant des Champs-Élysées. On est tombé sur les joueurs de l'équipe de France et certains dont Laurent Blanc sont venus nous féliciter. Puis au moment de partir, Christophe Dugarry nous dit : 'Ce soir, je suis dans cette boîte de nuit. Si vous passez, je vous paie un coup à boire'. Après avoir été dans quelques bars, on s'est rendu dans cette fameuse discothèque. Au moment où on descend, lui monte : 'Oh les Gueugnonnais, ça y est vous arrivez. Moi, je m'en vais. Descendez et un Magnum de champagne vous attend à ma table'. Il avait été top de chez top car il n'était pas obligé..."
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