Le jeu : De l’ennui jusqu’au bout de la nuit

La dernière finale de l’histoire de la Coupe de la Ligue n’a pas été le théâtre d’un grand spectacle vendredi. Loin de là. Sous une chaleur écrasante, 32 degrés au coup d’envoi, Parisiens et Lyonnais ont eu du mal à développer leur jeu, rendant la première période assez terne. Le manque de rythme et la fatigue des 22 acteurs ont libéré des espaces dans le dernier quart d’heure du premier acte, débridant quelque peu le jeu. Mais ni Gueye, Guimaraes, Di Maria ou Denayer n’a réussi à trouver la faille avant la pause.

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La deuxième mi-temps est repartie sur les mêmes bases que la fin de la première : des espaces se sont créés mais les attaquants parisiens et lyonnais se sont montrés trop imprécis. Les charnières centrales parisiennes et lyonnaises ont été solides. Derrière, le PSG et l’OL ont chacun eu l’occasion de faire la différence en prenant le dessus sur son adversaire. Sans succès. Et ce petit jeu a duré 120 minutes, emmenant ainsi les deux équipes aux tirs aux buts. Une séance qui a finalement souri au Paris Saint-Germain.

Les joueurs : Verratti indispensable, Lopes presque parfait

Si certains en doutaient encore, ce PSG-OL a prouvé que Marco Verratti était indispensable. Seul vrai liant entre la défense et l’attaque, précieux à la récupération et à la conservation du ballon, l’Italien a régalé. Il a été de loin le meilleur parisien sur la pelouse du stade de France vendredi. Aligné dans un 4-3-3 que Thomas Tuchel devrait, sauf surprise, reconduire face à l’Atalanta, le numéro 6 sera un élément de clé du quart de finale de la Ligue des champions. Et le "Hibou", qui a disputé les 120 minutes de la rencontre, a également rassuré sur le plan physique.

Côté Lyonnais, Maxence Caqueret s’est tout autant illustré que son homologue italien, tant il a dicté le jeu des Gones au milieu de terrain pendant une bonne partie de la rencontre. Mais c’est bien Anthony Lopes qui a permis aux Lyonnais de rester à flot pendant 120 minutes. Même si les hommes de Garcia n’ont pas été submergés par les offensives parisiennes, le portier portugais a su rester concentré et a sorti des parades de grande classe, notamment sur Gueye, Neymar et Di Maria. Et, durant la cruelle séance de tirs aux buts, Lopes n’a rien pu faire face à la précision des tirs parisiens.

Le facteur X : La chaleur

Une pause fraicheur à chaque mi-temps, des joueurs rapidement épuisés, des crampes et des changements à foison : les températures élevées n’ont pas épargné les joueurs au stade de France vendredi soir. Un facteur météorologique qui a cassé le rythme d’une rencontre déjà peu emballante…

La stat : 9

Le PSG a remporté la 9e Coupe de la Ligue de son histoire face à l’Olympique Lyonnais. Aucun autre club français ne fera mieux. Première équipe à avoir soulevé ce trophée, face à Bastia en 1995, le PSG est donc un peu plus rentré dans l’histoire de cette compétition, en remportant sa dernière édition face à Lyon.

Le PSG soulève sa neuvième Coupe de la Ligue.

Crédit: Twitter

La décla - Rudi Garcia :

Ça c’est joué sur un exercice technique où ils ont été meilleurs que nous, et leur gardien est parti une fois du bon côté

La question : Le PSG est-il prêt pour la Ligue des champions ?

Si l’on se fie aux 120 minutes proposées par les Parisiens au Stade de France face à Lyon, la réponse est non. Peu en réussite techniquement, à la traîne physiquement, les hommes de Thomas Tuchel n’ont pas livré une prestation à la hauteur de l’évènement. Et c’est bien dommage, tant les Rouge et Bleu auraient pu se servir de cette finale contre l’Olympique Lyonnais pour parfaire leur préparation face à l’Atalanta.

Face à Lyon, Paris a peiné dans le jeu, et s’en est remis à l’expérience de Silva, le talent de Verratti ou encore la créativité de Neymar pour se maintenir à flot. Des individualités qui ne suffiront pas le 12 août prochain face à la Dea. Contre une équipe qui joue vite et qui est constamment en mouvement, les Parisiens devront ne faire qu’un, et s’inspirer de l’état d’esprit et de la cohésion d’équipe démontrés le 11 mars dernier face à Dortmund au Parc des Princes.

Il faudra également surveiller l’infirmerie parisienne dans les jours qui suivent. Si Marquinhos et Thiago Silva sont sortis par précaution, Layvin Kurzawa semble lui être touché musculairement. Si l’ancien monégasque et Bernat ne sont pas sur pieds d’ici le 12 août prochain, c’est Bakker qui assurera le côté gauche de la défense face à l’Atalanta. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Néerlandais n’a pas vraiment rassuré face à l’Olympique Lyonnais à ce poste.

Mercredi, le PSG joue un dernier match amical face à Sochaux au Parc des Princes. L’occasion pour Thomas Tuchel de faire quelques ajustements et de tester à nouveau son 4-3-3. Il devrait d’ailleurs en profiter pour titulariser Pablo Sarabia, qui, sauf coup tactique surprenant, devrait débuter le quart de finale de Ligue des champions. Paris a désormais douze jours pour préparer son choc. Neymar et sa troupe ont les cartes en main, reste à voir ce qu’ils en feront.

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